Cercle des sécheurs

Le Burkina Faso est un producteur important de mangues. La majeure partie de la récolte est destinée au marché local.
La production est telle que chaque année, la moitié des récoltes est perdue. Cette situation est dramatique pour un pays dont la balance commerciale est déficitaire et qui manque de nourriture.

Une partie de la production excédentaire est valorisée grâce au séchage des fruits et permet ainsi la consommation de mangues pendant toute l’année. De plus, les mangues séchées offrent des perspectives d’exportation. Le séchage de fruits est une activité simple qui nécessite peu d’infrastructures. La transformation de fruits en jus ou confiture requiert plus d’équipements et d’instruments techniques. Raison pour laquelle cette forme de transformation est peu utilisée.

Une coopérative de sécheurs de fruits a été fondée au village de Basnere en 1986. C’est une coopérative Naam typique: un groupe africain auto organisé. Le séchage des légumes et fruits n’était qu’une des nombreuses activités de cette coopérative.

À partir de 1992 plusieurs de ces coopératives furent englobées dans une coupole, le CDS. Le but étant de mieux s’organiser, de planifier l’accompagnement et la formation et aussi d’échanger des expériences. Actuellement, le CDS réunit douze groupes. Dans la majorité des coopératives, le séchage des mangues est une activité féminine. Deux des groupes ne comportent que des travailleurs féminins.

Le CDS paie un prix équitable aux paysans. Trouver des canaux de distribution constitue le plus grand problème. Car la capacité de production de mangues excède la capacité du marché du commerce équitable. Entre-temps, en dehors du séchage de mangues, le CDS a démarré aussi le séchage d’autres fruits et la production de concentrés de fruits et de confitures.

Source : www.oww.be – Traduit du Néerlandais par Christine Acoé