Consorcio de cooperativas de caficultores de Guanacaste y Montes de Oro. Pays d’exception en Amérique centrale, le Costa Rica connaît depuis longtemps une stabilité politique sous forme d’une démocratie parlementaire associée à une relative prospérité économique. Cette aisance est due en partie à son climat, à la fertilité des sols et à l’abondance de l’eau. De plus, les Etats-Unis ont financé nombre de projets, partis politiques et institutions afin de bâtir un rempart Sud à la révolution populaire sandiniste du Nicaragua. Néanmoins, l’économie reste très dépendante de l’exportation des matières premières, comme le café et les bananes. L’exploitation des terres, l’élevage intensif et la pollution dus au tourisme ont réduit les espaces vierges qui faisaient la richesse biologique exceptionnelle du Costa Rica. Dans une des régions les plus pauvres du pays, la province de Guanaste, une partie importante de la population a fui vers les villes en raison de l’assèchement du climat dû au déboisement opéré pour faire place aux cultures intensives. C’est là que de petits producteurs de café ont créé, en 1988, Coocafé.
Coocafé regroupe huit coopératives caféières parmi les plus petites et les plus isolées du Costa Rica, à l’origine, situées dans les provinces de Guanacaste et Montes de Oro, mais, à présent, aussi dans les provinces voisines. L’organisation compte environ 3.000 membres, en grande partie de petits producteurs possédant 7 hectares, en moyenne. Depuis 1994, Coocafé a encouragé ses membres à la diversification des cultures. Mis à part le café (généralement 1 à 2 ha) les paysans cultivent aussi des légumes, des fruits, des arachides, des plantes d’ornement,…
Chaque coopérative organise la collecte décentralisée du café et effectue les premières transformations. Certaines d’entre elles torréfient le café pour leurs membres. En outre, presque chaque coopérative a son propre petit magasin dans lequel sont vendus des produits de première nécessité et des outils agricoles.
La prime de commerce équitable que reçoivent les producteurs de Coocafé pour leur café a contribué à augmenter substantiellement les moyens consacrés à des projets sociaux et culturels. Coocafé a son propre fonds de développement permettant de financer des projets destinés surtout aux femmes et aux enfants. Coocafé a lancé plusieurs projets s’adressant plus spécifiquement aux femmes pour leur permettre d’accéder à des emplois rémunérés dans les unités de transformation et de commercialisation des produits. En ce qui concerne l’éducation des enfants de la campagne, une organisation à part entière a été créée, « La Fundación Hijos del Campo ».
Coocafé procure une aide technique à ses membres, fournit les matériaux et l’outillage pour démarrer de nouveaux projets et octroie, si nécessaire, des crédits et des prêts aux membres de la coopérative pour des projets individuels ou communautaires.
Coocafé a une Assemblée Générale qui se réunit une fois par an, à laquelle chaque coopérative affiliée envoie cinq délégués. L’Assemblée Générale élit un Conseil d’Administration de sept membres se réunissant tous les mois. A l’Assemblée Générale on nomme aussi un comité de Contrôle et d’Education.
Dans le domaine de l’environnement, Coocafé mène plusieurs projets : le reboisement, la formation des producteurs à l’agriculture biologique et l’encouragement aux méthodes écologiques pour le traitement du café (réutilisation de l’eau, utilisation de l’énergie solaire pour le séchage du café). Une fondation a même été créée, la « Fundación Café Forestal », pour protéger la faune et la flore dans les zones de cultures du café.
- Les produits de ce partenaire
- Café dessert moulu (Alimentation, Cafés)
- Dosettes de café décaféiné (Alimentation, Cafés, catalogue)
- Dosettes de café Regular (Alimentation, Cafés, catalogue)




