SES

En 1985, l’Uruguay décrète l’amnistie pour ses prisonniers politiques. Leur libération et le retour dans le pays de nombreux exilés se font dans un contexte de crise économique et de chômage élevé. La même année, SES se crée sous l’impulsion de prêtres franciscains, dans le but de développer des « Unités de Production et d’Insertion Sociale » fondées sur le développement collectif et l’auto-gestion. Ces unités sont des micro-entreprises et des coopératives indépendantes qui couvrent aujourd’hui de nombreux secteurs d’activités en zone urbaine ou rurale. SES assure la coordination entre les différents projets pour assurer leur viabilité et favoriser les initiatives groupées. SES organise des bourses aux vêtements locales et gère un fonds destiné aux producteurs pour l’achat d’équipement et l’amélioration des conditions de travail dans les ateliers. Si l’artisanat uruguayen n’est pas un artisanat aussi ancien que celui du Pérou par exemple, l’histoire récente montre assez sa vitalité et la diversité de ses produits.