Type de support : Brochure
Thème : Commerce équitable
Au menu, un dossier spécial sur l’artisanat et l’identité culturelle. Ou comment le commerce équitable, outre son rôle dans l’amélioration des conditions de vie des artisans du Sud, leur permet aussi de défendre et de transmettre leur identité.
Également au sommaire :
- POSTER : Le bénévolat, moteur de citoyenneté
- REGARDS CROISÉS : Quand social et environnemental se rencontrent
- CAMPAGNE MEILLEUR MARCHÉ : Quand les consommateurs s’attaquent au modèle de la grande distribution
- C’EST POSSIBLE! : Woningen 123 Logement, fabrique d’utopies
- NOS PRODUITS : Vietnam. Craft Link : le savoir-faire en héritage
Année d’édition : Décembre 2010
Editeur : Oxfam-Magasins du monde
Disponibilité : Gratuit. A commander au service clientèle 010 437 968 ou clients.mdm@mdmoxfam.be
Et aussi : disponible en téléchargement ou sur declics.omdm.be. Les commentaires sont ouverts, n’hésitez pas à réagir.








Les femmes Kuna, originaires des îles San Blas, au Panama, ont développé vers la fin du XIXème siècle, un art textile en réaction à l’arrivée des Blancs. Elles ont exprimé leur différence en ajoutant sur un vêtement de type occidental qui leur a été imposé ou qu’elles voulurent imiter une pièce de tissu cousue sur leur corsage, la mola. Ces molas sont des pièces de tissus de plusieurs couches de couleur différentes, cousues selon une technique « d’appliqué inversé ». Les femmes Kunas continuent à les fabriquer pour leur propre usage vestimentaire et visent bien souvent la virtuosité technique. Dans les années 50, les étrangers ont découvert les molas et se sont mis à les acheter et, pour certains, les collectionner. Dans les années 80, la vente des molas devint la principale source de revenus pour les femmes Kunas. La demande de la part des touristes a inévitablement influencé les motifs, le style et la qualité. Des imitations de qualité médiocre, cousues par des femmes non autochtones ou produites en masse au Panama ou ailleurs, ont mis en péril l’artisanat des femmes Kunas en nuisant à la réputation de qualité et au prix de vente du produit authentique. C’est dans ce contexte que le gouvernement panaméen a travaillé dans les années 90 avec les communautés Kunas pour trouver des moyens de protéger les molas authentiques des copies illicites. Le Panama est l’un des rares pays au monde à avoir promulgué une loi pour protéger les expressions culturelles traditionnelles et les savoirs qui s’y rapportent. Dorénavant, les artisanes pourront coudre les étiquettes d’un label d’authenticité sur les pièces des molas qu’elles réaliseront pour la vente. Si un label d’authenticité ne suffira pas à empêcher la vente de copies, il aura au moins l’avantage d’attirer l’attention du consommateur sur un produit de qualité qu’il pourra acheter à un prix juste.
La technique indienne de « block printing » [tampons en bois sculpté], appelée Kalamkari, dans l’état d’Andhra Pradesh en Inde a obtenu en 2009 le statut d’indication géographique protégée. Il s’agit d’une forme de brevet qui se réfère à un pays ou un lieu, et à une qualité déterminée, apportant ainsi un caractère distinctif au produit réalisé.