
Stop au gaspillage : nous sommes tous d'accord !
« Mais quel gaspillage honteux d'un produit aussi noble que le lait ! », entend-on ça et là. Certes, les images sont choquantes. Mais ne laissons pas le débat être détourné par ceux qui ont l'indignation sélective : le vrai scandale dans ce dossier est bel et bien la politique de l'Union européenne visant délibérément à accroître les quotas et donc les excédents de lait pour faire baisser le prix.
En refusant de réguler la production en fonction de la consommation interne, l'Europe pousse les producteurs laitiers à la faillite, tant chez nous que dans les pays du Sud. En effet, cette surproduction fait non seulement chuter les prix à des niveaux ridicules, mais oblige également l'Europe à subventionner l'exportation de nos excédents de lait en poudre pour les écouler dans les pays du Sud, fragilisant leur économie pourtant déjà si vulnérables.
Cette politique du « produire plus pour moins cher » mène à la disparition d'exploitations paysannes dont nous aurons tant besoin demain pour nourrir la planète, préserver l'environnement et lutter contre le réchauffement climatique. Un gaspillage qui ne favorisera au final que quelques exploitations agro-industrielles pouvant produire massivement et à bas prix au bénéfice de grands groupes de l'agro-alimentaire et de la grande distribution.
La Belgique et l'Union européenne disposent des moyens nécessaires pour que les choses changent. C'est pourquoi, nous appelons tous les citoyens responsables à montrer leur solidarité avec les agriculteurs qui défendent leur avenir, l'approvisionnement à des prix justes pour les consommateurs, et la qualité de notre environnement.
Pour plus d'infos :
Concrètement vous pouvez:
- Vous approvisionner dans différents points de vente et chez les producteurs à un prix juste négocié avec eux. Des renseignements pratiques sur ces points de ventes seront bientôt disponibles sur le site de la FUGEA
- Vous montrer solidaire des revendications des producteurs en affichant publiquement l'affiche de soutien aux producteurs de lait.
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Entrez le code ou le nom de votre produit pour en découvrir l'histoire.
La présente analyse s’inspire largement du dossier « Bilan et perspectives depuis la grève du lait » de l’édition du troisième trimestre 2010 de la revue Les Voix Paysannes, éditée par la FUGEA
À l’échelle d’une production donnée, le mécanisme de l’intervention conçu au titre de la Politique Agricole Commune -PAC- prévoit l’achat au « prix d’intervention » -prix de soutien minimal en vigueur sur le marché intérieur européen-, par des organismes publics spécialement habilités en ce sens, d’un volume donné -le volume d’« achat à l’intervention »-. Dans son principe, ce mécanisme est supposé contribuer à garantir des prix rémunérateurs aux producteurs européens. Mais les réformes successives de la PAC depuis 1992 ont à ce point réduit les prix et les volumes à l’intervention que l’instrument a perdu toute efficacité au regard de cet objectif.
Le 22 octobre 2009, la Commission européenne décidait néanmoins une baisse sensible de ces restitutions. Plus d’informations dans le dossier susmentionné de la publication Les voix Paysannes.
Très vite, la grève des producteurs laitiers a été soutenue par un collectif d’organisations, dont en Belgique Oxfam-Magasins du monde, Oxfam-Solidarité par le biais notamment d’une pétition récoltant plus de 3500 signatures, Oxfam-Solidarité, le CNCD, SOS Faim, Entraide et Fraternité, Vétérinaires Sans Frontières… Des représentants agricoles du Sud -Burkina Faso, Niger, Sénégal… ont également témoigné leur solidarité pour le combat des producteurs européens.
Ces soutiens ont permis divers rapprochements entre acteurs. Ils ont entre autres contribué à rapprocher producteurs et consommateurs, lesquels comprennent un peu mieux les difficultés quotidiennes du monde agricole, un monde qu’ils respectent davantage. Les mêmes soutiens ont aussi engendré des effets moins prévisibles. « Par les liens noués avec les ONG », témoignait en juin dernier Erwin Schöpges, président sortant de la MIG et membre du conseil d’administration de l’EMB depuis fin mai 2010, « la grève a entraîné un changement de mentalité chez de nombreux producteurs. Quand nous avons jeté du lait, nous étions sûrs que les ONG de développement nous critiqueraient très durement. Or c’est le contraire qui s’est produit : « C’est beaucoup mieux de jeter votre lait ici, en Europe, que de l’exporter à coups de subventions en Afrique », nous ont-elles dit. Cette réaction nous a surpris et a du coup engendré un changement d’état d’esprit chez les producteurs, que nous avons su communiquer et répercuter auprès des consommateurs. C’est un grand succès de la grève. […] On ne peut chercher à résoudre nos problèmes en détruisant les producteurs africains et du sud par l’exportation de poudre de lait en Afrique à prix cassé ».
L’accord du Bilan de santé, adopté par les ministres européens de l’agriculture le 20 novembre 2008, comporte la décision d’augmenter les quotas laitiers, à raison de 1 % par an pendant 5 ans à partir de 2009. Une décision à mettre en lien avec la disparition programme du régime des quotas à l’horizon 2014-2015.
En Belgique, par exemple, plusieurs centaines de producteurs laitiers négocient dans chaque région avec une ou deux laiteries. Et les quelques 30 laiteries que compte le pays que compte le pays négocient l’essentiel de leurs débouchés avec une poignée de distributeurs -Lidl, Aldi, Delhaize….
La conférence s’est notamment appuyée sur le résultat d’une consultation publique citoyenne administrée par la Commission en mai et juin 2010, dont les quelques 5600 contributions collectées ont fait l’objet d’un rapport de synthèse présenté en vue d’alimenter les débats.
Les réformes successives de la PAC entreprises depuis 1992 ont essentiellement consisté à réduire les prix d’intervention -prix minima garantis aux agriculteurs- et à les compenser par des aides directes, réparties dans la pratique de manière très inégale entre exploitations, spéculations agricoles, pays et régions. Ces aides sont aujourd’hui très majoritairement « découplées », c’est-à-dire indépendantes des quantités produites et des prix de l’année en cours. L’allocation des aides agricoles est donc fondamentalement déconnectée des besoins de viabilité économique des fermes. Corollairement, le montant alloué aux restitutions à l’exportation a considérablement baissé, sans pour autant changer quoi que ce soit à l’ampleur du dumping économique à l’exportation dont l’Europe continue à être responsable.
Le « prix de base » constitue le prix payé par les laiteries pour un lait dont la qualité et la composition correspondent aux qualité et composition « standards » sur le marché. Le prix de base n’inclut pas le montant de l’ADL -Aide Directe Laitière-, soit environ 3,5 € cts le litre pour les producteurs qui détenaient un quota laitier au 31 mars 2006.
Pour des exemples chiffrés de cette double tendance, en Belgique et dans d’autres pays européens, voir par exemple l’étude Une agriculture… sans paysans ? L’exemple du secteur laitier européen, Oxfam-Magasins du monde, décembre 2008.
La présente analyse s’inspire largement du dossier « Bilan et perspectives depuis la grève du lait » de l’édition du troisième trimestre 2010 de la revue Les Voix Paysannes, éditée par la FUGEA
À l’échelle d’une production donnée, le mécanisme de l’intervention conçu au titre de la Politique Agricole Commune -PAC- prévoit l’achat au « prix d’intervention » -prix de soutien minimal en vigueur sur le marché intérieur européen-, par des organismes publics spécialement habilités en ce sens, d’un volume donné -le volume d’« achat à l’intervention »-. Dans son principe, ce mécanisme est supposé contribuer à garantir des prix rémunérateurs aux producteurs européens. Mais les réformes successives de la PAC depuis 1992 ont à ce point réduit les prix et les volumes à l’intervention que l’instrument a perdu toute efficacité au regard de cet objectif.
Le 22 octobre 2009, la Commission européenne décidait néanmoins une baisse sensible de ces restitutions. Plus d’informations dans le dossier susmentionné de la publication Les voix Paysannes.
Très vite, la grève des producteurs laitiers a été soutenue par un collectif d’organisations, dont en Belgique Oxfam-Magasins du monde, Oxfam-Solidarité par le biais notamment d’une pétition récoltant plus de 3500 signatures, Oxfam-Solidarité, le CNCD, SOS Faim, Entraide et Fraternité, Vétérinaires Sans Frontières… Des représentants agricoles du Sud -Burkina Faso, Niger, Sénégal… ont également témoigné leur solidarité pour le combat des producteurs européens.
Ces soutiens ont permis divers rapprochements entre acteurs. Ils ont entre autres contribué à rapprocher producteurs et consommateurs, lesquels comprennent un peu mieux les difficultés quotidiennes du monde agricole, un monde qu’ils respectent davantage. Les mêmes soutiens ont aussi engendré des effets moins prévisibles. « Par les liens noués avec les ONG », témoignait en juin dernier Erwin Schöpges, président sortant de la MIG et membre du conseil d’administration de l’EMB depuis fin mai 2010, « la grève a entraîné un changement de mentalité chez de nombreux producteurs. Quand nous avons jeté du lait, nous étions sûrs que les ONG de développement nous critiqueraient très durement. Or c’est le contraire qui s’est produit : « C’est beaucoup mieux de jeter votre lait ici, en Europe, que de l’exporter à coups de subventions en Afrique », nous ont-elles dit. Cette réaction nous a surpris et a du coup engendré un changement d’état d’esprit chez les producteurs, que nous avons su communiquer et répercuter auprès des consommateurs. C’est un grand succès de la grève. […] On ne peut chercher à résoudre nos problèmes en détruisant les producteurs africains et du sud par l’exportation de poudre de lait en Afrique à prix cassé ».
L’accord du Bilan de santé, adopté par les ministres européens de l’agriculture le 20 novembre 2008, comporte la décision d’augmenter les quotas laitiers, à raison de 1 % par an pendant 5 ans à partir de 2009. Une décision à mettre en lien avec la disparition programme du régime des quotas à l’horizon 2014-2015.
En Belgique, par exemple, plusieurs centaines de producteurs laitiers négocient dans chaque région avec une ou deux laiteries. Et les quelques 30 laiteries que compte le pays que compte le pays négocient l’essentiel de leurs débouchés avec une poignée de distributeurs -Lidl, Aldi, Delhaize….
La conférence s’est notamment appuyée sur le résultat d’une consultation publique citoyenne administrée par la Commission en mai et juin 2010, dont les quelques 5600 contributions collectées ont fait l’objet d’un rapport de synthèse présenté en vue d’alimenter les débats.
Les réformes successives de la PAC entreprises depuis 1992 ont essentiellement consisté à réduire les prix d’intervention -prix minima garantis aux agriculteurs- et à les compenser par des aides directes, réparties dans la pratique de manière très inégale entre exploitations, spéculations agricoles, pays et régions. Ces aides sont aujourd’hui très majoritairement « découplées », c’est-à-dire indépendantes des quantités produites et des prix de l’année en cours. L’allocation des aides agricoles est donc fondamentalement déconnectée des besoins de viabilité économique des fermes. Corollairement, le montant alloué aux restitutions à l’exportation a considérablement baissé, sans pour autant changer quoi que ce soit à l’ampleur du dumping économique à l’exportation dont l’Europe continue à être responsable.
Le « prix de base » constitue le prix payé par les laiteries pour un lait dont la qualité et la composition correspondent aux qualité et composition « standards » sur le marché. Le prix de base n’inclut pas le montant de l’ADL -Aide Directe Laitière-, soit environ 3,5 € cts le litre pour les producteurs qui détenaient un quota laitier au 31 mars 2006.
Pour des exemples chiffrés de cette double tendance, en Belgique et dans d’autres pays européens, voir par exemple l’étude Une agriculture… sans paysans ? L’exemple du secteur laitier européen, Oxfam-Magasins du monde, décembre 2008.
La présente analyse s’inspire largement du dossier « Bilan et perspectives depuis la grève du lait » de l’édition du troisième trimestre 2010 de la revue Les Voix Paysannes, éditée par la FUGEA
À l’échelle d’une production donnée, le mécanisme de l’intervention conçu au titre de la Politique Agricole Commune -PAC- prévoit l’achat au « prix d’intervention » -prix de soutien minimal en vigueur sur le marché intérieur européen-, par des organismes publics spécialement habilités en ce sens, d’un volume donné -le volume d’« achat à l’intervention »-. Dans son principe, ce mécanisme est supposé contribuer à garantir des prix rémunérateurs aux producteurs européens. Mais les réformes successives de la PAC depuis 1992 ont à ce point réduit les prix et les volumes à l’intervention que l’instrument a perdu toute efficacité au regard de cet objectif.
Le 22 octobre 2009, la Commission européenne décidait néanmoins une baisse sensible de ces restitutions. Plus d’informations dans le dossier susmentionné de la publication Les voix Paysannes.
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La livre de jus d’orange congelé a connu une hausse vertigineuse en janvier 2012. Voir Le Soir du 12/01/2012, page 21.
Voir le reportage « Le voyage du jus d’orange » diffusé sur Arte
Le transport et la distribution du jus d’orange émettent 22% du CO2, l’emballage 15% et son recyclage 3%. La fabrication des engrais est responsable de 60% des émissions, dans le cas du jus composé d’oranges issues de l’agriculture conventionnelle!
La livre de jus d’orange congelé a connu une hausse vertigineuse en janvier 2012. Voir Le Soir du 12/01/2012, page 21.
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Déjà maigres, 85 dollars par trimestre depuis 2009
En 2011, un pain coûtait 1 dollar
AZO Free : sans métaux lourds, conformément à la législation européenne
World Fair trade Organisation
Swaziland international Fair Trade association avec 18 organisations membres
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