Le commerce équitable : un outil de développement pour les petits producteurs et leurs communautés, mais aussi un levier pour des changements globaux.
Qui sont les acteurs du commerce équitable au Nord et au Sud ? Quels sont les défis auxquels ces acteurs sont confrontés ? Quelle est la valeur ajoutée du commerce équitable ? Ces pages vous proposent des éléments de réponse, en relayant l’actualité du commerce équitable et en mettant à votre disposition des analyses et des commentaires sur ce domaine d’activité dynamique et en évolution permanente.
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L’agriculture biologique représente une bonne façon de respecter la nature, la santé des producteurs et celle des consommateurs, mais pas la seule, ni même la plus réaliste compte tenu du coût élevé de la certification bio. C’est pourquoi Oxfam Fairtrade encourage également l’agriculture en « lutte intégrée », par exemple. Dans ce mode de culture, l’adoption de méthodes naturelles, adaptées aux écosystèmes locaux, est privilégiée pour protéger les récoltes des dégâts causés par divers organismes. Parallèlement, le recours aux pesticides chimiques est réduit au minimum : uniquement en dernier recours et dans des proportions limitées. Ajoutons à cela qu’en matière de respect de l’environnement, les critères d’Oxfam-Fairtrade requièrent au minimum que « l’organisation de producteurs applique la législation nationale et internationale en ce qui concerne l’emploi et l’usage des pesticides, la protection des cours d’eau naturels, la forêts vierge et les autres écosystèmes à haute valeur écologique, la lutte contre l’érosion et la gestion des déchets ».
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
L’agriculture biologique représente une bonne façon de respecter la nature, la santé des producteurs et celle des consommateurs, mais pas la seule, ni même la plus réaliste compte tenu du coût élevé de la certification bio. C’est pourquoi Oxfam Fairtrade encourage également l’agriculture en « lutte intégrée », par exemple. Dans ce mode de culture, l’adoption de méthodes naturelles, adaptées aux écosystèmes locaux, est privilégiée pour protéger les récoltes des dégâts causés par divers organismes. Parallèlement, le recours aux pesticides chimiques est réduit au minimum : uniquement en dernier recours et dans des proportions limitées. Ajoutons à cela qu’en matière de respect de l’environnement, les critères d’Oxfam-Fairtrade requièrent au minimum que « l’organisation de producteurs applique la législation nationale et internationale en ce qui concerne l’emploi et l’usage des pesticides, la protection des cours d’eau naturels, la forêts vierge et les autres écosystèmes à haute valeur écologique, la lutte contre l’érosion et la gestion des déchets ».
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
L’agriculture biologique représente une bonne façon de respecter la nature, la santé des producteurs et celle des consommateurs, mais pas la seule, ni même la plus réaliste compte tenu du coût élevé de la certification bio. C’est pourquoi Oxfam Fairtrade encourage également l’agriculture en « lutte intégrée », par exemple. Dans ce mode de culture, l’adoption de méthodes naturelles, adaptées aux écosystèmes locaux, est privilégiée pour protéger les récoltes des dégâts causés par divers organismes. Parallèlement, le recours aux pesticides chimiques est réduit au minimum : uniquement en dernier recours et dans des proportions limitées. Ajoutons à cela qu’en matière de respect de l’environnement, les critères d’Oxfam-Fairtrade requièrent au minimum que « l’organisation de producteurs applique la législation nationale et internationale en ce qui concerne l’emploi et l’usage des pesticides, la protection des cours d’eau naturels, la forêts vierge et les autres écosystèmes à haute valeur écologique, la lutte contre l’érosion et la gestion des déchets ».
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
Par Père Shay Cullen
Le commerce équitable est de plus en plus populaire en Europe. De plus en plus de consommateurs veulent acheter des achats qui sont produits sans exploitation, mais dans des conditions de travail décentes et équitables. Les parents ne veulent pas que leurs enfants portent des vêtements fait par des enfants dans des « sweatshop ».
Des entreprises textiles sont régulièrement dénoncées pour les mauvaises conditions de travail, l’utilisation d’une main d’œuvre enfantine, etc. Que ce soit en Inde ou aux Philippines, dans une zone franche d’exportation, ces entreprises sont souvent peu scrupuleuses. De fait, l’exploitation des enfants et des travailleurs et travailleuses est effrénée en Asie. C’est la raison pour laquelle le commerce équitable vise à protéger les plus vulnérables, principalement les femmes et les enfants, contre toutes formes d’exploitation et d’abus.
A Preda, il existe un département de commerce équitable qui soutien tdes dizaines de petits groupes d’artisans. Preda les soutient par l’octroi de prêts sans intérêt, des formations et un accès aux marchés d’exportation. Des milliers d’agriculteurs tirent également bénéfice du commerce équitable des mangues. Preda paie un prix plus élevé que dans le commerce traditionnel et convertit les agriculteurs à l’agriculture bio. Les produits équitables à base de produits recyclés sont, eux aussi, doublement bénéfiques. Ils permettent une meilleure rémunération des collecteurs et producteurs et ils protègent l’environnement en valorisant des déchets.
Le commerce équitable allie affaires commerciales et revenus équitables pour les différents maillons de la chaine. Il n’est donc pas basé sur l’exploitation de certains. Au contraire, il montre qu’il est possible d’octroyer un revenu juste et des conditions de travail décentes aux travailleurs et aux travailleuses.
Consommer de l’artisanat équitable signifie :
- créer des emplois durables
- octroyer des revenus décents, monétaires, complémentaires à l’agriculture, stables et aux mains des femmes
- maintenir de l’activité rurale et éviter l’exode vers les bidons-villes
- préserver des métiers, un savoir faire. Avoir un métier, c’est une source de fierté, d’estime de soi et de reconnaissance.C’est une manière de croire en sa capacité individuelle ou collective à maitriser son destin.
Par Père Shay Cullen
Le commerce équitable est de plus en plus populaire en Europe. De plus en plus de consommateurs veulent acheter des achats qui sont produits sans exploitation, mais dans des conditions de travail décentes et équitables. Les parents ne veulent pas que leurs enfants portent des vêtements fait par des enfants dans des « sweatshop ».
Des entreprises textiles sont régulièrement dénoncées pour les mauvaises conditions de travail, l’utilisation d’une main d’œuvre enfantine, etc. Que ce soit en Inde ou aux Philippines, dans une zone franche d’exportation, ces entreprises sont souvent peu scrupuleuses. De fait, l’exploitation des enfants et des travailleurs et travailleuses est effrénée en Asie. C’est la raison pour laquelle le commerce équitable vise à protéger les plus vulnérables, principalement les femmes et les enfants, contre toutes formes d’exploitation et d’abus.
A Preda, il existe un département de commerce équitable qui soutien tdes dizaines de petits groupes d’artisans. Preda les soutient par l’octroi de prêts sans intérêt, des formations et un accès aux marchés d’exportation. Des milliers d’agriculteurs tirent également bénéfice du commerce équitable des mangues. Preda paie un prix plus élevé que dans le commerce traditionnel et convertit les agriculteurs à l’agriculture bio. Les produits équitables à base de produits recyclés sont, eux aussi, doublement bénéfiques. Ils permettent une meilleure rémunération des collecteurs et producteurs et ils protègent l’environnement en valorisant des déchets.
Le commerce équitable allie affaires commerciales et revenus équitables pour les différents maillons de la chaine. Il n’est donc pas basé sur l’exploitation de certains. Au contraire, il montre qu’il est possible d’octroyer un revenu juste et des conditions de travail décentes aux travailleurs et aux travailleuses.
Consommer de l’artisanat équitable signifie :
- créer des emplois durables
- octroyer des revenus décents, monétaires, complémentaires à l’agriculture, stables et aux mains des femmes
- maintenir de l’activité rurale et éviter l’exode vers les bidons-villes
- préserver des métiers, un savoir faire. Avoir un métier, c’est une source de fierté, d’estime de soi et de reconnaissance.C’est une manière de croire en sa capacité individuelle ou collective à maitriser son destin.
Par Père Shay Cullen
Le commerce équitable est de plus en plus populaire en Europe. De plus en plus de consommateurs veulent acheter des achats qui sont produits sans exploitation, mais dans des conditions de travail décentes et équitables. Les parents ne veulent pas que leurs enfants portent des vêtements fait par des enfants dans des « sweatshop ».
Des entreprises textiles sont régulièrement dénoncées pour les mauvaises conditions de travail, l’utilisation d’une main d’œuvre enfantine, etc. Que ce soit en Inde ou aux Philippines, dans une zone franche d’exportation, ces entreprises sont souvent peu scrupuleuses. De fait, l’exploitation des enfants et des travailleurs et travailleuses est effrénée en Asie. C’est la raison pour laquelle le commerce équitable vise à protéger les plus vulnérables, principalement les femmes et les enfants, contre toutes formes d’exploitation et d’abus.
A Preda, il existe un département de commerce équitable qui soutien tdes dizaines de petits groupes d’artisans. Preda les soutient par l’octroi de prêts sans intérêt, des formations et un accès aux marchés d’exportation. Des milliers d’agriculteurs tirent également bénéfice du commerce équitable des mangues. Preda paie un prix plus élevé que dans le commerce traditionnel et convertit les agriculteurs à l’agriculture bio. Les produits équitables à base de produits recyclés sont, eux aussi, doublement bénéfiques. Ils permettent une meilleure rémunération des collecteurs et producteurs et ils protègent l’environnement en valorisant des déchets.
Le commerce équitable allie affaires commerciales et revenus équitables pour les différents maillons de la chaine. Il n’est donc pas basé sur l’exploitation de certains. Au contraire, il montre qu’il est possible d’octroyer un revenu juste et des conditions de travail décentes aux travailleurs et aux travailleuses.
Consommer de l’artisanat équitable signifie :
- créer des emplois durables
- octroyer des revenus décents, monétaires, complémentaires à l’agriculture, stables et aux mains des femmes
- maintenir de l’activité rurale et éviter l’exode vers les bidons-villes
- préserver des métiers, un savoir faire. Avoir un métier, c’est une source de fierté, d’estime de soi et de reconnaissance.C’est une manière de croire en sa capacité individuelle ou collective à maitriser son destin.
Expression utilisée par le Centre Fair Trade. La 1e vague était celle des organisations pionnières, la 2e était celle de la labellisation et de l’entrée dans le circuit de la grande distribution.
, article du Vif l’Express « T’es pas tout seul, Max » [5/10/2007]
Your Pour plus d’explications sur ces réseaux et les tensions entre leurs approches, voir notre analyse « Les structures internationales du commerce équitable » [avril 2007]. Les analyses sont disponibles sur notre site
www.omdm.be/analyses
Voir notre analyse « Commerce équitable et responsabilité sociale des entreprises » [novembre 2005] ainsi que les analyses et études liées à la campagne « Ikea, un modèle à démonter » [2006-2007]
Citons le lancement d’un label « pseudo-équitable » par Efico finalement abandonné suite à la réaction musclée des organisations de commerce équitable, la perte de marchés publics (notamment au Parlement) au profit d’initiatives privées proposant un commerce équitable « au rabais » (comme le label Utz Kapeh) et la multiplication des acteurs et des concepts avec risque de confusion et d’un commerce équitable « light »
Les marchés publics sont un enjeu économique majeur. Les administrations sont les plus grandes consommatrices de café.
Le pré-accord gouvernemental de l’Orange-Bleue se limite actuellement à affirmer son « intérêt pour le commerce équitable et le commerce durable »
Expression utilisée par le Centre Fair Trade. La 1e vague était celle des organisations pionnières, la 2e était celle de la labellisation et de l’entrée dans le circuit de la grande distribution.
, article du Vif l’Express « T’es pas tout seul, Max » [5/10/2007]
Your Pour plus d’explications sur ces réseaux et les tensions entre leurs approches, voir notre analyse « Les structures internationales du commerce équitable » [avril 2007]. Les analyses sont disponibles sur notre site
www.omdm.be/analyses
Voir notre analyse « Commerce équitable et responsabilité sociale des entreprises » [novembre 2005] ainsi que les analyses et études liées à la campagne « Ikea, un modèle à démonter » [2006-2007]
Citons le lancement d’un label « pseudo-équitable » par Efico finalement abandonné suite à la réaction musclée des organisations de commerce équitable, la perte de marchés publics (notamment au Parlement) au profit d’initiatives privées proposant un commerce équitable « au rabais » (comme le label Utz Kapeh) et la multiplication des acteurs et des concepts avec risque de confusion et d’un commerce équitable « light »
Les marchés publics sont un enjeu économique majeur. Les administrations sont les plus grandes consommatrices de café.
Le pré-accord gouvernemental de l’Orange-Bleue se limite actuellement à affirmer son « intérêt pour le commerce équitable et le commerce durable »
Expression utilisée par le Centre Fair Trade. La 1e vague était celle des organisations pionnières, la 2e était celle de la labellisation et de l’entrée dans le circuit de la grande distribution.
, article du Vif l’Express « T’es pas tout seul, Max » [5/10/2007]
Your Pour plus d’explications sur ces réseaux et les tensions entre leurs approches, voir notre analyse « Les structures internationales du commerce équitable » [avril 2007]. Les analyses sont disponibles sur notre site
www.omdm.be/analyses
Voir notre analyse « Commerce équitable et responsabilité sociale des entreprises » [novembre 2005] ainsi que les analyses et études liées à la campagne « Ikea, un modèle à démonter » [2006-2007]
Citons le lancement d’un label « pseudo-équitable » par Efico finalement abandonné suite à la réaction musclée des organisations de commerce équitable, la perte de marchés publics (notamment au Parlement) au profit d’initiatives privées proposant un commerce équitable « au rabais » (comme le label Utz Kapeh) et la multiplication des acteurs et des concepts avec risque de confusion et d’un commerce équitable « light »
Les marchés publics sont un enjeu économique majeur. Les administrations sont les plus grandes consommatrices de café.
Le pré-accord gouvernemental de l’Orange-Bleue se limite actuellement à affirmer son « intérêt pour le commerce équitable et le commerce durable »
Le « pouvoir de marché » pourrait être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires, etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions. Le pouvoir de marché dépend de divers facteurs dont la taille de l’acteur considéré, le degré de concentration du secteur, le capital financier ou l’existence éventuelle de liens sociaux privilégiés entre l’acteur et le politique.
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
Le Président d’une coopérative de Récocarno
« Il est essentiel pour nous, producteurs de café, de nous regrouper au travers de coopératives paysannes, afin de créer non pas des ‘leaderships individuels’ mais une force collective d’action pour améliorer nos conditions de vie. Au-delà de notre partenariat avec les organisations de commerce équitable, notre action doit aussi viser à mettre les pouvoirs publics en face de leurs responsabilités politiques par rapport à la crise caféière qui touche Haïti. Actuellement [2002], le gouvernement est un acteur totalement absent. Il n’apporte aucune aide aux producteurs du pays, confrontés à la dramatique chute des cours du café. Il ne développe aucun programme de formation agricole pour permettre aux paysans de lutter contre les insectes et les maladies qui touchent les caféiers. Les infrastructures rurales laissent à désirer. Rien n’est fait non plus pour soutenir les coopératives qui sont pourtant un acteur important du développement rural. Pour développer nos activités, nous manquons fortement d’un encadrement institutionnel et légal et nous sommes confrontés à des problèmes de financement car les grandes banques rechignent à accorder des prêts pour des activités agricoles situées dans ces zones marginalisées. Nous demandons au gouvernement de concrétiser son discours en ce qui concerne le café. Si nous pouvions obtenir tout ce que nous demandons là, je pense que la situation pourrait s’améliorer »
(De Boeck, 2002)
Le « pouvoir de marché » pourrait être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires, etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions. Le pouvoir de marché dépend de divers facteurs dont la taille de l’acteur considéré, le degré de concentration du secteur, le capital financier ou l’existence éventuelle de liens sociaux privilégiés entre l’acteur et le politique.
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
Le Président d’une coopérative de Récocarno
« Il est essentiel pour nous, producteurs de café, de nous regrouper au travers de coopératives paysannes, afin de créer non pas des ‘leaderships individuels’ mais une force collective d’action pour améliorer nos conditions de vie. Au-delà de notre partenariat avec les organisations de commerce équitable, notre action doit aussi viser à mettre les pouvoirs publics en face de leurs responsabilités politiques par rapport à la crise caféière qui touche Haïti. Actuellement [2002], le gouvernement est un acteur totalement absent. Il n’apporte aucune aide aux producteurs du pays, confrontés à la dramatique chute des cours du café. Il ne développe aucun programme de formation agricole pour permettre aux paysans de lutter contre les insectes et les maladies qui touchent les caféiers. Les infrastructures rurales laissent à désirer. Rien n’est fait non plus pour soutenir les coopératives qui sont pourtant un acteur important du développement rural. Pour développer nos activités, nous manquons fortement d’un encadrement institutionnel et légal et nous sommes confrontés à des problèmes de financement car les grandes banques rechignent à accorder des prêts pour des activités agricoles situées dans ces zones marginalisées. Nous demandons au gouvernement de concrétiser son discours en ce qui concerne le café. Si nous pouvions obtenir tout ce que nous demandons là, je pense que la situation pourrait s’améliorer »
(De Boeck, 2002)
Le « pouvoir de marché » pourrait être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires, etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions. Le pouvoir de marché dépend de divers facteurs dont la taille de l’acteur considéré, le degré de concentration du secteur, le capital financier ou l’existence éventuelle de liens sociaux privilégiés entre l’acteur et le politique.
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
Le Président d’une coopérative de Récocarno
« Il est essentiel pour nous, producteurs de café, de nous regrouper au travers de coopératives paysannes, afin de créer non pas des ‘leaderships individuels’ mais une force collective d’action pour améliorer nos conditions de vie. Au-delà de notre partenariat avec les organisations de commerce équitable, notre action doit aussi viser à mettre les pouvoirs publics en face de leurs responsabilités politiques par rapport à la crise caféière qui touche Haïti. Actuellement [2002], le gouvernement est un acteur totalement absent. Il n’apporte aucune aide aux producteurs du pays, confrontés à la dramatique chute des cours du café. Il ne développe aucun programme de formation agricole pour permettre aux paysans de lutter contre les insectes et les maladies qui touchent les caféiers. Les infrastructures rurales laissent à désirer. Rien n’est fait non plus pour soutenir les coopératives qui sont pourtant un acteur important du développement rural. Pour développer nos activités, nous manquons fortement d’un encadrement institutionnel et légal et nous sommes confrontés à des problèmes de financement car les grandes banques rechignent à accorder des prêts pour des activités agricoles situées dans ces zones marginalisées. Nous demandons au gouvernement de concrétiser son discours en ce qui concerne le café. Si nous pouvions obtenir tout ce que nous demandons là, je pense que la situation pourrait s’améliorer »
(De Boeck, 2002)
Pour en savoir plus sur les OGM et les problèmes qu’ils posent sur le plan environnemental, culturel, économique, social ou même judiciaire (en lien avec la problématique des droits de propriété intellectuelle sur le vivant), consulter par exemple le site Internet de l’organisation GRAIN : http://www.grain.org.
Pour une brève explication de ce qu’est la « lutte intégrée », consulter l’analyse “Commerce équitable et revenus des producteurs”.
L’exemple d’ATC aux Philippines, partenaire d’Oxfam-Fairtrade
Depuis 1986, ATC (Alter Trade Corporation) écoule dans le réseau du commerce équitable des produits issus de la culture de la canne à sucre sur l’île de Negros, aux Philippines. Au total, près de 400 paysans livrent leur sucre à l’organisation, basée à Bacolod-City. Provient par exemple de ce partenaire le sucre Mascobado bio vendu dans les Magasins du monde-Oxfam. ATC met en oeuvre un programme d’agriculture écologique. L’organisation fait la promotion de l’agriculture biologique, de la diversification des cultures et des pratiques agricoles écologiques. Aux Philippines comme ailleurs, obtenir la certification bio est financièrement hors de portée d’une grande majorité de paysans cultivant pourtant de manière biologique. Pour leur donner accès à cette certification, ATC les soutient financièrement. En outre, ATC encourage le transfert de connaissances et de méthodes écologiques entre les membres .
Informations reprises du site d’Equiterre : http://www.equiterre.org.
L’exemple de Navdanya en Inde
En 1982, Vandana Shiva, l’une des plus célèbres environnementalistes des pays émergents, disait adieu à sa carrière académique en physique quantique, pour fonder et se consacrer à la RFSTE (Research Foundation for Science, Technology and Ecology), qui finance des projets élaborés dans la perspective d’un développement durable des campagnes indiennes. En 1987, la RFSTE fondait Navdanya. La RFSTE/Nadanya est l’un des partenaires de commerce équitable d’Oxfam-Fairtrade (riz basmati). Navdanya est un réseau étendu d’initiatives permettant de préserver la biodiversité existante et de se défendre contre l’industrie agrochimique. A l’origine, tout est parti d’un projet pilote qui a été mis sur pied sur une superficie de 7 ha seulement : des semences traditionnelles sont réintroduites et des formations sont dispensées aux cultivateurs. Aujourd’hui, Navdanya est à la tête d’un réseau à l’échelle du pays de banques locales et régionales de semences traditionnelles. Les cultivateurs obtiennent les semences gratuitement à deux conditions : soit ils fournissent à la banque une quantité de semences qui correspond au double de ce qu’ils ont reçu, soit ils transmettent à d’autres cultivateurs semences et savoir faire. Un cultivateur peut devenir membre de Navdanya à condition d’utiliser des semences traditionnelles et de n’utiliser que des engrais et des pesticides naturels.
Pour en savoir plus sur les OGM et les problèmes qu’ils posent sur le plan environnemental, culturel, économique, social ou même judiciaire (en lien avec la problématique des droits de propriété intellectuelle sur le vivant), consulter par exemple le site Internet de l’organisation GRAIN : http://www.grain.org.
Pour une brève explication de ce qu’est la « lutte intégrée », consulter l’analyse “Commerce équitable et revenus des producteurs”.
L’exemple d’ATC aux Philippines, partenaire d’Oxfam-Fairtrade
Depuis 1986, ATC (Alter Trade Corporation) écoule dans le réseau du commerce équitable des produits issus de la culture de la canne à sucre sur l’île de Negros, aux Philippines. Au total, près de 400 paysans livrent leur sucre à l’organisation, basée à Bacolod-City. Provient par exemple de ce partenaire le sucre Mascobado bio vendu dans les Magasins du monde-Oxfam. ATC met en oeuvre un programme d’agriculture écologique. L’organisation fait la promotion de l’agriculture biologique, de la diversification des cultures et des pratiques agricoles écologiques. Aux Philippines comme ailleurs, obtenir la certification bio est financièrement hors de portée d’une grande majorité de paysans cultivant pourtant de manière biologique. Pour leur donner accès à cette certification, ATC les soutient financièrement. En outre, ATC encourage le transfert de connaissances et de méthodes écologiques entre les membres .
Informations reprises du site d’Equiterre : http://www.equiterre.org.
L’exemple de Navdanya en Inde
En 1982, Vandana Shiva, l’une des plus célèbres environnementalistes des pays émergents, disait adieu à sa carrière académique en physique quantique, pour fonder et se consacrer à la RFSTE (Research Foundation for Science, Technology and Ecology), qui finance des projets élaborés dans la perspective d’un développement durable des campagnes indiennes. En 1987, la RFSTE fondait Navdanya. La RFSTE/Nadanya est l’un des partenaires de commerce équitable d’Oxfam-Fairtrade (riz basmati). Navdanya est un réseau étendu d’initiatives permettant de préserver la biodiversité existante et de se défendre contre l’industrie agrochimique. A l’origine, tout est parti d’un projet pilote qui a été mis sur pied sur une superficie de 7 ha seulement : des semences traditionnelles sont réintroduites et des formations sont dispensées aux cultivateurs. Aujourd’hui, Navdanya est à la tête d’un réseau à l’échelle du pays de banques locales et régionales de semences traditionnelles. Les cultivateurs obtiennent les semences gratuitement à deux conditions : soit ils fournissent à la banque une quantité de semences qui correspond au double de ce qu’ils ont reçu, soit ils transmettent à d’autres cultivateurs semences et savoir faire. Un cultivateur peut devenir membre de Navdanya à condition d’utiliser des semences traditionnelles et de n’utiliser que des engrais et des pesticides naturels.
Pour en savoir plus sur les OGM et les problèmes qu’ils posent sur le plan environnemental, culturel, économique, social ou même judiciaire (en lien avec la problématique des droits de propriété intellectuelle sur le vivant), consulter par exemple le site Internet de l’organisation GRAIN : http://www.grain.org.
Pour une brève explication de ce qu’est la « lutte intégrée », consulter l’analyse “Commerce équitable et revenus des producteurs”.
L’exemple d’ATC aux Philippines, partenaire d’Oxfam-Fairtrade
Depuis 1986, ATC (Alter Trade Corporation) écoule dans le réseau du commerce équitable des produits issus de la culture de la canne à sucre sur l’île de Negros, aux Philippines. Au total, près de 400 paysans livrent leur sucre à l’organisation, basée à Bacolod-City. Provient par exemple de ce partenaire le sucre Mascobado bio vendu dans les Magasins du monde-Oxfam. ATC met en oeuvre un programme d’agriculture écologique. L’organisation fait la promotion de l’agriculture biologique, de la diversification des cultures et des pratiques agricoles écologiques. Aux Philippines comme ailleurs, obtenir la certification bio est financièrement hors de portée d’une grande majorité de paysans cultivant pourtant de manière biologique. Pour leur donner accès à cette certification, ATC les soutient financièrement. En outre, ATC encourage le transfert de connaissances et de méthodes écologiques entre les membres .
Informations reprises du site d’Equiterre : http://www.equiterre.org.
L’exemple de Navdanya en Inde
En 1982, Vandana Shiva, l’une des plus célèbres environnementalistes des pays émergents, disait adieu à sa carrière académique en physique quantique, pour fonder et se consacrer à la RFSTE (Research Foundation for Science, Technology and Ecology), qui finance des projets élaborés dans la perspective d’un développement durable des campagnes indiennes. En 1987, la RFSTE fondait Navdanya. La RFSTE/Nadanya est l’un des partenaires de commerce équitable d’Oxfam-Fairtrade (riz basmati). Navdanya est un réseau étendu d’initiatives permettant de préserver la biodiversité existante et de se défendre contre l’industrie agrochimique. A l’origine, tout est parti d’un projet pilote qui a été mis sur pied sur une superficie de 7 ha seulement : des semences traditionnelles sont réintroduites et des formations sont dispensées aux cultivateurs. Aujourd’hui, Navdanya est à la tête d’un réseau à l’échelle du pays de banques locales et régionales de semences traditionnelles. Les cultivateurs obtiennent les semences gratuitement à deux conditions : soit ils fournissent à la banque une quantité de semences qui correspond au double de ce qu’ils ont reçu, soit ils transmettent à d’autres cultivateurs semences et savoir faire. Un cultivateur peut devenir membre de Navdanya à condition d’utiliser des semences traditionnelles et de n’utiliser que des engrais et des pesticides naturels.
A ceux-ci s’ajoute 1 partenaire de cosmétiques : Yuri-Enga (Ghana). Les partenaires alimentaires africains d’Oxfam-Wereldwinkels sont au nombre de 19, la plupart étant des coopératives de producteurs.
Par exemple FTO, importateur de commerce équitable hollandais, a arrêté tout partenariat commercial avec l’Afrique. Les nouveaux acteurs également n’investissent pas ou peu en Afrique. Citizen Dream, par exemple, ne fait que du commerce équitable et éthique avec l’Asie.
« Free On Board ». Il s’agit du prix d’achat payé à l’organisation locale. Il comprend matières premières, prix payé au producteur, coût de l’emballage, frais administratifs et financiers de l’organisation, transport interne jusqu’au port ou aéroport, droits de douane locale.
« Des activistes kenyans luttent pour conserver des lignes culturelles qui ont été développées en Afrique orientale mais sont en train d’être brevetées par des compagnies dans des pays riches. Après avoir perdu la marque déposée du panier kiondo en faveur du Japon, le motif du tissu populaire kikoi est actuellement menacé d’être breveté par une firme britannique. [...] Si cela devait être accordé, la firme jouira d’un monopole sur la commercialisation des produits kikoi » Voir l’article «
Les Africains de l’Est pourraient être dépossédés du Kikoi »
A ceux-ci s’ajoute 1 partenaire de cosmétiques : Yuri-Enga (Ghana). Les partenaires alimentaires africains d’Oxfam-Wereldwinkels sont au nombre de 19, la plupart étant des coopératives de producteurs.
Par exemple FTO, importateur de commerce équitable hollandais, a arrêté tout partenariat commercial avec l’Afrique. Les nouveaux acteurs également n’investissent pas ou peu en Afrique. Citizen Dream, par exemple, ne fait que du commerce équitable et éthique avec l’Asie.
« Free On Board ». Il s’agit du prix d’achat payé à l’organisation locale. Il comprend matières premières, prix payé au producteur, coût de l’emballage, frais administratifs et financiers de l’organisation, transport interne jusqu’au port ou aéroport, droits de douane locale.
« Des activistes kenyans luttent pour conserver des lignes culturelles qui ont été développées en Afrique orientale mais sont en train d’être brevetées par des compagnies dans des pays riches. Après avoir perdu la marque déposée du panier kiondo en faveur du Japon, le motif du tissu populaire kikoi est actuellement menacé d’être breveté par une firme britannique. [...] Si cela devait être accordé, la firme jouira d’un monopole sur la commercialisation des produits kikoi » Voir l’article «
Les Africains de l’Est pourraient être dépossédés du Kikoi »
A ceux-ci s’ajoute 1 partenaire de cosmétiques : Yuri-Enga (Ghana). Les partenaires alimentaires africains d’Oxfam-Wereldwinkels sont au nombre de 19, la plupart étant des coopératives de producteurs.
Par exemple FTO, importateur de commerce équitable hollandais, a arrêté tout partenariat commercial avec l’Afrique. Les nouveaux acteurs également n’investissent pas ou peu en Afrique. Citizen Dream, par exemple, ne fait que du commerce équitable et éthique avec l’Asie.
« Free On Board ». Il s’agit du prix d’achat payé à l’organisation locale. Il comprend matières premières, prix payé au producteur, coût de l’emballage, frais administratifs et financiers de l’organisation, transport interne jusqu’au port ou aéroport, droits de douane locale.
« Des activistes kenyans luttent pour conserver des lignes culturelles qui ont été développées en Afrique orientale mais sont en train d’être brevetées par des compagnies dans des pays riches. Après avoir perdu la marque déposée du panier kiondo en faveur du Japon, le motif du tissu populaire kikoi est actuellement menacé d’être breveté par une firme britannique. [...] Si cela devait être accordé, la firme jouira d’un monopole sur la commercialisation des produits kikoi » Voir l’article «
Les Africains de l’Est pourraient être dépossédés du Kikoi »
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