Aujourd'hui, la production des matières premières agricoles mondiale dont nous dépendons tous est problématique. Laissée aux seules forces du marché, nous pouvons constater qu'elle ne répond pas à sa fonction première d'alimenter la population mondiale, mais bien d'accroître le capital d'entreprises multinationales qui s'accaparent totalement de ce marché. Cela se voit surtout en temps de crise.
Les matières premières sont soit dépréciées et ne permettent plus aux petits producteurs de survivre, soit deviennent si chères qu'elles deviennent inaccessibles au nombre grandissant de personnes pour qui l'alimentation occupe un place centrale dans les dépenses ménagères. Mais l'enjeu est aussi permanent parce que la spéculation et la recherche de profit dans le secteur agricole renforcent une logique aux antipodes de celle de la construction d'un monde équitable et durable.
Dans cette rubrique Oxfam-Magasins du monde propose donc des grilles d'analyse d'une part du fonctionnement de l'agrobusiness afin de déconstruire les mécanismes par lesquels celui-ci détourne l'agriculture à des fins de profit et d'autre part d'expériences de résistances d'ici et d'ailleurs à ce modèle.
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Entrez le code ou le nom de votre produit pour en découvrir l'histoire.
Un secteur très concentré dans les pays développés
Si la concentration de la distribution de produits alimentaires va croissante dans de nombreuses régions du monde en développement, c’est surtout dans les pays développés que ce secteur est très concentré. En Europe, les 30 plus grandes entreprises de distribution se partagent 69 % de la distribution des produits d’épicerie. Aujourd’hui, ce chiffre n’est encore que de 19 % en Asie et Océanie, et de 29 % en Amérique Latine.
Les marges sont souvent du même ordre de grandeur dans le commerce équitable. Mais les géants de la grande distribution réalisent d’importantes économies d’échelle au contraire absentes dans les filières équitables. En d’autres termes, à la différence des organisations importatrices de produits issus du commerce équitable, la grande distribution pourrait très bien, si elle le voulait, diminuer considérablement ses marges sans menacer pour autant sa viabilité financière.
Privilégier les produits paysans issus de l’agriculture biologique locale est une manière comme une autre de respecter à la fois le paysan, l’environnement et la santé humaine.
Pour autant, consommer bio n’est ni une condition sine qua non, ni une condition suffisante pour respecter la nature en tant que consommateur :
- Des produits alimentaires peuvent très bien avoir été cultivés conformément aux prescriptions du cahier des charges de la certification biologique sans néanmoins bénéficier du label bio garantie.
- La portée écologique de pratiques de consommation dépend de leur impact environnemental global. Or cet impact dépend de bien plus de critères que de ceux inclus dans la certification bio. Ces nombreux critères ont non seulement trait aux méthodes de production, mais aussi aux techniques de conditionnement des produits ou encore à la façon dont on les achemine du producteur au consommateur. Autrement dit, c’est le cycle de vie complet du produit dont il faut évaluer exhaustivement l’impact environnemental. Or sous cet angle, consommer bio ne signifie pas forcément respecter l’environnement (Exemple parmi d’autres, consommer une tomate bio cultivée localement sous serre chauffée peut éventuellement présenter un impact environnemental plus néfaste que d’en consommer une autre non bio, importée mais cultivée en plein air.).
D’autre part, l’agriculture biologique n’est pas nécessairement respectueuse de la paysannerie. Elle ne l’est pas lorsqu’elle est le fait de l’agriculture industrielle.
Le Site Internet d’
Accueil Champêtre en Wallonie asbl fournit beaucoup d’informations utiles pour donner la possibilité aux consommateurs de nouer contacts avec les agriculteurs locaux : liste des points de vente à la ferme par types de produits, liste des fermes proposant des hébergements, etc. Consulter
Via Campesina est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d’Asie, d’Amérique, d’Europe et d’Afrique.
Bien sûr, une agriculture soucieuse d’assumer ses responsabilités en matière de lutte contre le réchauffement climatique ne peut se limiter à réduire les transports des denrées alimentaires. Reste que réduire le transport constitue en soi un levier parmi d’autres de lutte conte le réchauffement global.
Un secteur très concentré dans les pays développés
Si la concentration de la distribution de produits alimentaires va croissante dans de nombreuses régions du monde en développement, c’est surtout dans les pays développés que ce secteur est très concentré. En Europe, les 30 plus grandes entreprises de distribution se partagent 69 % de la distribution des produits d’épicerie. Aujourd’hui, ce chiffre n’est encore que de 19 % en Asie et Océanie, et de 29 % en Amérique Latine.
Les marges sont souvent du même ordre de grandeur dans le commerce équitable. Mais les géants de la grande distribution réalisent d’importantes économies d’échelle au contraire absentes dans les filières équitables. En d’autres termes, à la différence des organisations importatrices de produits issus du commerce équitable, la grande distribution pourrait très bien, si elle le voulait, diminuer considérablement ses marges sans menacer pour autant sa viabilité financière.
Privilégier les produits paysans issus de l’agriculture biologique locale est une manière comme une autre de respecter à la fois le paysan, l’environnement et la santé humaine.
Pour autant, consommer bio n’est ni une condition sine qua non, ni une condition suffisante pour respecter la nature en tant que consommateur :
- Des produits alimentaires peuvent très bien avoir été cultivés conformément aux prescriptions du cahier des charges de la certification biologique sans néanmoins bénéficier du label bio garantie.
- La portée écologique de pratiques de consommation dépend de leur impact environnemental global. Or cet impact dépend de bien plus de critères que de ceux inclus dans la certification bio. Ces nombreux critères ont non seulement trait aux méthodes de production, mais aussi aux techniques de conditionnement des produits ou encore à la façon dont on les achemine du producteur au consommateur. Autrement dit, c’est le cycle de vie complet du produit dont il faut évaluer exhaustivement l’impact environnemental. Or sous cet angle, consommer bio ne signifie pas forcément respecter l’environnement (Exemple parmi d’autres, consommer une tomate bio cultivée localement sous serre chauffée peut éventuellement présenter un impact environnemental plus néfaste que d’en consommer une autre non bio, importée mais cultivée en plein air.).
D’autre part, l’agriculture biologique n’est pas nécessairement respectueuse de la paysannerie. Elle ne l’est pas lorsqu’elle est le fait de l’agriculture industrielle.
Le Site Internet d’
Accueil Champêtre en Wallonie asbl fournit beaucoup d’informations utiles pour donner la possibilité aux consommateurs de nouer contacts avec les agriculteurs locaux : liste des points de vente à la ferme par types de produits, liste des fermes proposant des hébergements, etc. Consulter
Via Campesina est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d’Asie, d’Amérique, d’Europe et d’Afrique.
Bien sûr, une agriculture soucieuse d’assumer ses responsabilités en matière de lutte contre le réchauffement climatique ne peut se limiter à réduire les transports des denrées alimentaires. Reste que réduire le transport constitue en soi un levier parmi d’autres de lutte conte le réchauffement global.
Un secteur très concentré dans les pays développés
Si la concentration de la distribution de produits alimentaires va croissante dans de nombreuses régions du monde en développement, c’est surtout dans les pays développés que ce secteur est très concentré. En Europe, les 30 plus grandes entreprises de distribution se partagent 69 % de la distribution des produits d’épicerie. Aujourd’hui, ce chiffre n’est encore que de 19 % en Asie et Océanie, et de 29 % en Amérique Latine.
Les marges sont souvent du même ordre de grandeur dans le commerce équitable. Mais les géants de la grande distribution réalisent d’importantes économies d’échelle au contraire absentes dans les filières équitables. En d’autres termes, à la différence des organisations importatrices de produits issus du commerce équitable, la grande distribution pourrait très bien, si elle le voulait, diminuer considérablement ses marges sans menacer pour autant sa viabilité financière.
Privilégier les produits paysans issus de l’agriculture biologique locale est une manière comme une autre de respecter à la fois le paysan, l’environnement et la santé humaine.
Pour autant, consommer bio n’est ni une condition sine qua non, ni une condition suffisante pour respecter la nature en tant que consommateur :
- Des produits alimentaires peuvent très bien avoir été cultivés conformément aux prescriptions du cahier des charges de la certification biologique sans néanmoins bénéficier du label bio garantie.
- La portée écologique de pratiques de consommation dépend de leur impact environnemental global. Or cet impact dépend de bien plus de critères que de ceux inclus dans la certification bio. Ces nombreux critères ont non seulement trait aux méthodes de production, mais aussi aux techniques de conditionnement des produits ou encore à la façon dont on les achemine du producteur au consommateur. Autrement dit, c’est le cycle de vie complet du produit dont il faut évaluer exhaustivement l’impact environnemental. Or sous cet angle, consommer bio ne signifie pas forcément respecter l’environnement (Exemple parmi d’autres, consommer une tomate bio cultivée localement sous serre chauffée peut éventuellement présenter un impact environnemental plus néfaste que d’en consommer une autre non bio, importée mais cultivée en plein air.).
D’autre part, l’agriculture biologique n’est pas nécessairement respectueuse de la paysannerie. Elle ne l’est pas lorsqu’elle est le fait de l’agriculture industrielle.
Le Site Internet d’
Accueil Champêtre en Wallonie asbl fournit beaucoup d’informations utiles pour donner la possibilité aux consommateurs de nouer contacts avec les agriculteurs locaux : liste des points de vente à la ferme par types de produits, liste des fermes proposant des hébergements, etc. Consulter
Via Campesina est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d’Asie, d’Amérique, d’Europe et d’Afrique.
Bien sûr, une agriculture soucieuse d’assumer ses responsabilités en matière de lutte contre le réchauffement climatique ne peut se limiter à réduire les transports des denrées alimentaires. Reste que réduire le transport constitue en soi un levier parmi d’autres de lutte conte le réchauffement global.
Le « pouvoir de marché » pourrait être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires, etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions. Le pouvoir de marché dépend de divers facteurs dont la taille de l’acteur considéré, le degré de concentration du secteur, le capital financier ou l’existence éventuelle de liens sociaux privilégiés entre l’acteur et le politique.
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
Le Président d’une coopérative de Récocarno
« Il est essentiel pour nous, producteurs de café, de nous regrouper au travers de coopératives paysannes, afin de créer non pas des ‘leaderships individuels’ mais une force collective d’action pour améliorer nos conditions de vie. Au-delà de notre partenariat avec les organisations de commerce équitable, notre action doit aussi viser à mettre les pouvoirs publics en face de leurs responsabilités politiques par rapport à la crise caféière qui touche Haïti. Actuellement [2002], le gouvernement est un acteur totalement absent. Il n’apporte aucune aide aux producteurs du pays, confrontés à la dramatique chute des cours du café. Il ne développe aucun programme de formation agricole pour permettre aux paysans de lutter contre les insectes et les maladies qui touchent les caféiers. Les infrastructures rurales laissent à désirer. Rien n’est fait non plus pour soutenir les coopératives qui sont pourtant un acteur important du développement rural. Pour développer nos activités, nous manquons fortement d’un encadrement institutionnel et légal et nous sommes confrontés à des problèmes de financement car les grandes banques rechignent à accorder des prêts pour des activités agricoles situées dans ces zones marginalisées. Nous demandons au gouvernement de concrétiser son discours en ce qui concerne le café. Si nous pouvions obtenir tout ce que nous demandons là, je pense que la situation pourrait s’améliorer »
(De Boeck, 2002)
Le « pouvoir de marché » pourrait être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires, etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions. Le pouvoir de marché dépend de divers facteurs dont la taille de l’acteur considéré, le degré de concentration du secteur, le capital financier ou l’existence éventuelle de liens sociaux privilégiés entre l’acteur et le politique.
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
Le Président d’une coopérative de Récocarno
« Il est essentiel pour nous, producteurs de café, de nous regrouper au travers de coopératives paysannes, afin de créer non pas des ‘leaderships individuels’ mais une force collective d’action pour améliorer nos conditions de vie. Au-delà de notre partenariat avec les organisations de commerce équitable, notre action doit aussi viser à mettre les pouvoirs publics en face de leurs responsabilités politiques par rapport à la crise caféière qui touche Haïti. Actuellement [2002], le gouvernement est un acteur totalement absent. Il n’apporte aucune aide aux producteurs du pays, confrontés à la dramatique chute des cours du café. Il ne développe aucun programme de formation agricole pour permettre aux paysans de lutter contre les insectes et les maladies qui touchent les caféiers. Les infrastructures rurales laissent à désirer. Rien n’est fait non plus pour soutenir les coopératives qui sont pourtant un acteur important du développement rural. Pour développer nos activités, nous manquons fortement d’un encadrement institutionnel et légal et nous sommes confrontés à des problèmes de financement car les grandes banques rechignent à accorder des prêts pour des activités agricoles situées dans ces zones marginalisées. Nous demandons au gouvernement de concrétiser son discours en ce qui concerne le café. Si nous pouvions obtenir tout ce que nous demandons là, je pense que la situation pourrait s’améliorer »
(De Boeck, 2002)
Le « pouvoir de marché » pourrait être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires, etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions. Le pouvoir de marché dépend de divers facteurs dont la taille de l’acteur considéré, le degré de concentration du secteur, le capital financier ou l’existence éventuelle de liens sociaux privilégiés entre l’acteur et le politique.
Les partenaires de commerce équitable, bien évidemment, ne dépendent pas exclusivement d’importateurs de commerce équitable. De manière générale, il est essentiel qu’ils puissent compter sur un nombre suffisant d’acheteurs afin de sécuriser leur situation. Notons également que le renforcement des capacités n’est pas seulement le gage d’une meilleure intégration aux marchés internationaux. Il peut aussi indirectement améliorer les débouchés sur le marché local.
Le Président d’une coopérative de Récocarno
« Il est essentiel pour nous, producteurs de café, de nous regrouper au travers de coopératives paysannes, afin de créer non pas des ‘leaderships individuels’ mais une force collective d’action pour améliorer nos conditions de vie. Au-delà de notre partenariat avec les organisations de commerce équitable, notre action doit aussi viser à mettre les pouvoirs publics en face de leurs responsabilités politiques par rapport à la crise caféière qui touche Haïti. Actuellement [2002], le gouvernement est un acteur totalement absent. Il n’apporte aucune aide aux producteurs du pays, confrontés à la dramatique chute des cours du café. Il ne développe aucun programme de formation agricole pour permettre aux paysans de lutter contre les insectes et les maladies qui touchent les caféiers. Les infrastructures rurales laissent à désirer. Rien n’est fait non plus pour soutenir les coopératives qui sont pourtant un acteur important du développement rural. Pour développer nos activités, nous manquons fortement d’un encadrement institutionnel et légal et nous sommes confrontés à des problèmes de financement car les grandes banques rechignent à accorder des prêts pour des activités agricoles situées dans ces zones marginalisées. Nous demandons au gouvernement de concrétiser son discours en ce qui concerne le café. Si nous pouvions obtenir tout ce que nous demandons là, je pense que la situation pourrait s’améliorer »
(De Boeck, 2002)
Pour en savoir plus sur les OGM et les problèmes qu’ils posent sur le plan environnemental, culturel, économique, social ou même judiciaire (en lien avec la problématique des droits de propriété intellectuelle sur le vivant), consulter par exemple le site Internet de l’organisation GRAIN : http://www.grain.org.
Pour une brève explication de ce qu’est la « lutte intégrée », consulter l’analyse “Commerce équitable et revenus des producteurs”.
L’exemple d’ATC aux Philippines, partenaire d’Oxfam-Fairtrade
Depuis 1986, ATC (Alter Trade Corporation) écoule dans le réseau du commerce équitable des produits issus de la culture de la canne à sucre sur l’île de Negros, aux Philippines. Au total, près de 400 paysans livrent leur sucre à l’organisation, basée à Bacolod-City. Provient par exemple de ce partenaire le sucre Mascobado bio vendu dans les Magasins du monde-Oxfam. ATC met en oeuvre un programme d’agriculture écologique. L’organisation fait la promotion de l’agriculture biologique, de la diversification des cultures et des pratiques agricoles écologiques. Aux Philippines comme ailleurs, obtenir la certification bio est financièrement hors de portée d’une grande majorité de paysans cultivant pourtant de manière biologique. Pour leur donner accès à cette certification, ATC les soutient financièrement. En outre, ATC encourage le transfert de connaissances et de méthodes écologiques entre les membres .
Informations reprises du site d’Equiterre : http://www.equiterre.org.
L’exemple de Navdanya en Inde
En 1982, Vandana Shiva, l’une des plus célèbres environnementalistes des pays émergents, disait adieu à sa carrière académique en physique quantique, pour fonder et se consacrer à la RFSTE (Research Foundation for Science, Technology and Ecology), qui finance des projets élaborés dans la perspective d’un développement durable des campagnes indiennes. En 1987, la RFSTE fondait Navdanya. La RFSTE/Nadanya est l’un des partenaires de commerce équitable d’Oxfam-Fairtrade (riz basmati). Navdanya est un réseau étendu d’initiatives permettant de préserver la biodiversité existante et de se défendre contre l’industrie agrochimique. A l’origine, tout est parti d’un projet pilote qui a été mis sur pied sur une superficie de 7 ha seulement : des semences traditionnelles sont réintroduites et des formations sont dispensées aux cultivateurs. Aujourd’hui, Navdanya est à la tête d’un réseau à l’échelle du pays de banques locales et régionales de semences traditionnelles. Les cultivateurs obtiennent les semences gratuitement à deux conditions : soit ils fournissent à la banque une quantité de semences qui correspond au double de ce qu’ils ont reçu, soit ils transmettent à d’autres cultivateurs semences et savoir faire. Un cultivateur peut devenir membre de Navdanya à condition d’utiliser des semences traditionnelles et de n’utiliser que des engrais et des pesticides naturels.
Pour en savoir plus sur les OGM et les problèmes qu’ils posent sur le plan environnemental, culturel, économique, social ou même judiciaire (en lien avec la problématique des droits de propriété intellectuelle sur le vivant), consulter par exemple le site Internet de l’organisation GRAIN : http://www.grain.org.
Pour une brève explication de ce qu’est la « lutte intégrée », consulter l’analyse “Commerce équitable et revenus des producteurs”.
L’exemple d’ATC aux Philippines, partenaire d’Oxfam-Fairtrade
Depuis 1986, ATC (Alter Trade Corporation) écoule dans le réseau du commerce équitable des produits issus de la culture de la canne à sucre sur l’île de Negros, aux Philippines. Au total, près de 400 paysans livrent leur sucre à l’organisation, basée à Bacolod-City. Provient par exemple de ce partenaire le sucre Mascobado bio vendu dans les Magasins du monde-Oxfam. ATC met en oeuvre un programme d’agriculture écologique. L’organisation fait la promotion de l’agriculture biologique, de la diversification des cultures et des pratiques agricoles écologiques. Aux Philippines comme ailleurs, obtenir la certification bio est financièrement hors de portée d’une grande majorité de paysans cultivant pourtant de manière biologique. Pour leur donner accès à cette certification, ATC les soutient financièrement. En outre, ATC encourage le transfert de connaissances et de méthodes écologiques entre les membres .
Informations reprises du site d’Equiterre : http://www.equiterre.org.
L’exemple de Navdanya en Inde
En 1982, Vandana Shiva, l’une des plus célèbres environnementalistes des pays émergents, disait adieu à sa carrière académique en physique quantique, pour fonder et se consacrer à la RFSTE (Research Foundation for Science, Technology and Ecology), qui finance des projets élaborés dans la perspective d’un développement durable des campagnes indiennes. En 1987, la RFSTE fondait Navdanya. La RFSTE/Nadanya est l’un des partenaires de commerce équitable d’Oxfam-Fairtrade (riz basmati). Navdanya est un réseau étendu d’initiatives permettant de préserver la biodiversité existante et de se défendre contre l’industrie agrochimique. A l’origine, tout est parti d’un projet pilote qui a été mis sur pied sur une superficie de 7 ha seulement : des semences traditionnelles sont réintroduites et des formations sont dispensées aux cultivateurs. Aujourd’hui, Navdanya est à la tête d’un réseau à l’échelle du pays de banques locales et régionales de semences traditionnelles. Les cultivateurs obtiennent les semences gratuitement à deux conditions : soit ils fournissent à la banque une quantité de semences qui correspond au double de ce qu’ils ont reçu, soit ils transmettent à d’autres cultivateurs semences et savoir faire. Un cultivateur peut devenir membre de Navdanya à condition d’utiliser des semences traditionnelles et de n’utiliser que des engrais et des pesticides naturels.
Pour en savoir plus sur les OGM et les problèmes qu’ils posent sur le plan environnemental, culturel, économique, social ou même judiciaire (en lien avec la problématique des droits de propriété intellectuelle sur le vivant), consulter par exemple le site Internet de l’organisation GRAIN : http://www.grain.org.
Pour une brève explication de ce qu’est la « lutte intégrée », consulter l’analyse “Commerce équitable et revenus des producteurs”.
L’exemple d’ATC aux Philippines, partenaire d’Oxfam-Fairtrade
Depuis 1986, ATC (Alter Trade Corporation) écoule dans le réseau du commerce équitable des produits issus de la culture de la canne à sucre sur l’île de Negros, aux Philippines. Au total, près de 400 paysans livrent leur sucre à l’organisation, basée à Bacolod-City. Provient par exemple de ce partenaire le sucre Mascobado bio vendu dans les Magasins du monde-Oxfam. ATC met en oeuvre un programme d’agriculture écologique. L’organisation fait la promotion de l’agriculture biologique, de la diversification des cultures et des pratiques agricoles écologiques. Aux Philippines comme ailleurs, obtenir la certification bio est financièrement hors de portée d’une grande majorité de paysans cultivant pourtant de manière biologique. Pour leur donner accès à cette certification, ATC les soutient financièrement. En outre, ATC encourage le transfert de connaissances et de méthodes écologiques entre les membres .
Informations reprises du site d’Equiterre : http://www.equiterre.org.
L’exemple de Navdanya en Inde
En 1982, Vandana Shiva, l’une des plus célèbres environnementalistes des pays émergents, disait adieu à sa carrière académique en physique quantique, pour fonder et se consacrer à la RFSTE (Research Foundation for Science, Technology and Ecology), qui finance des projets élaborés dans la perspective d’un développement durable des campagnes indiennes. En 1987, la RFSTE fondait Navdanya. La RFSTE/Nadanya est l’un des partenaires de commerce équitable d’Oxfam-Fairtrade (riz basmati). Navdanya est un réseau étendu d’initiatives permettant de préserver la biodiversité existante et de se défendre contre l’industrie agrochimique. A l’origine, tout est parti d’un projet pilote qui a été mis sur pied sur une superficie de 7 ha seulement : des semences traditionnelles sont réintroduites et des formations sont dispensées aux cultivateurs. Aujourd’hui, Navdanya est à la tête d’un réseau à l’échelle du pays de banques locales et régionales de semences traditionnelles. Les cultivateurs obtiennent les semences gratuitement à deux conditions : soit ils fournissent à la banque une quantité de semences qui correspond au double de ce qu’ils ont reçu, soit ils transmettent à d’autres cultivateurs semences et savoir faire. Un cultivateur peut devenir membre de Navdanya à condition d’utiliser des semences traditionnelles et de n’utiliser que des engrais et des pesticides naturels.
L’UE à 25 était en 2004 le premier importateur mondial de soja, avec plus de 46 millions de tonnes importées (estimation) cette année-là (CTA, 2006).
L’Europe en a clairement les moyens, puisqu’elle est depuis plusieurs années le deuxième producteur et l’un des principaux exportateurs de céréales à l’échelle mondiale (Chalmin, 2007).
Alors que les cultures vouées à l’exportation sont des cultures dites « de rente », à savoir principalement destinées à générer des revenus monétaires, les cultures « vivrières » ont essentiellement pour vocation d’être consommées localement.
L’insécurité alimentaire correspond à une situation où le droit à la sécurité alimentaire est bafoué. La définition de référence la plus couramment utilisée de ce droit est issue du Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation de la FAO de 1996, lequel stipule en son article 1: « la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active » (FAO, 1996)
Le « pouvoir de marché » peut être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires,etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions (Parmentier, 2007). De manière générale, les chaînes agroalimentaires sont caractérisées par des rapports de force très déséquilibrés entre acteurs de filières. Négociants, entreprises fournisseuses d’intrants, firmes transformatrices et, plus encore, chaînes de supermarchés détiennent un pouvoir de marché considérable sur une majorité de producteurs et sur les travailleurs agricoles. Exemple parmi d’autres de tels liens, au Brésil, le fonctionnaire en charge de la rédaction de la loi nationale sur la biosécurité fut durant cinq ans l’avocat de la firme Monsanto, particulièrement active dans la promotion des OGM (Confédération Paysanne, 2006).
Le Comité Belgo Brésilien est un réseau de bénévoles désirant renforcer les liens d’amitié et de solidarité entre les mouvements sociaux et les organisations populaires de Belgique et du Brésil en Belgique.
Le Comité Belgo-Brésilien – CBB- par le cas du Brésil sensibilise aux enjeux du développement durable (accès à la terre, choix énergétiques, déforestation…) afin d’illustrer des problématiques transversales du Sud au Nord. En d’autres mots, nos types de consommations ont des impacts sur les types de productions au Sud, sur les modes de vie (de survie).
L’UE à 25 était en 2004 le premier importateur mondial de soja, avec plus de 46 millions de tonnes importées (estimation) cette année-là (CTA, 2006).
L’Europe en a clairement les moyens, puisqu’elle est depuis plusieurs années le deuxième producteur et l’un des principaux exportateurs de céréales à l’échelle mondiale (Chalmin, 2007).
Alors que les cultures vouées à l’exportation sont des cultures dites « de rente », à savoir principalement destinées à générer des revenus monétaires, les cultures « vivrières » ont essentiellement pour vocation d’être consommées localement.
L’insécurité alimentaire correspond à une situation où le droit à la sécurité alimentaire est bafoué. La définition de référence la plus couramment utilisée de ce droit est issue du Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation de la FAO de 1996, lequel stipule en son article 1: « la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active » (FAO, 1996)
Le « pouvoir de marché » peut être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires,etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions (Parmentier, 2007). De manière générale, les chaînes agroalimentaires sont caractérisées par des rapports de force très déséquilibrés entre acteurs de filières. Négociants, entreprises fournisseuses d’intrants, firmes transformatrices et, plus encore, chaînes de supermarchés détiennent un pouvoir de marché considérable sur une majorité de producteurs et sur les travailleurs agricoles. Exemple parmi d’autres de tels liens, au Brésil, le fonctionnaire en charge de la rédaction de la loi nationale sur la biosécurité fut durant cinq ans l’avocat de la firme Monsanto, particulièrement active dans la promotion des OGM (Confédération Paysanne, 2006).
Le Comité Belgo Brésilien est un réseau de bénévoles désirant renforcer les liens d’amitié et de solidarité entre les mouvements sociaux et les organisations populaires de Belgique et du Brésil en Belgique.
Le Comité Belgo-Brésilien – CBB- par le cas du Brésil sensibilise aux enjeux du développement durable (accès à la terre, choix énergétiques, déforestation…) afin d’illustrer des problématiques transversales du Sud au Nord. En d’autres mots, nos types de consommations ont des impacts sur les types de productions au Sud, sur les modes de vie (de survie).
L’UE à 25 était en 2004 le premier importateur mondial de soja, avec plus de 46 millions de tonnes importées (estimation) cette année-là (CTA, 2006).
L’Europe en a clairement les moyens, puisqu’elle est depuis plusieurs années le deuxième producteur et l’un des principaux exportateurs de céréales à l’échelle mondiale (Chalmin, 2007).
Alors que les cultures vouées à l’exportation sont des cultures dites « de rente », à savoir principalement destinées à générer des revenus monétaires, les cultures « vivrières » ont essentiellement pour vocation d’être consommées localement.
L’insécurité alimentaire correspond à une situation où le droit à la sécurité alimentaire est bafoué. La définition de référence la plus couramment utilisée de ce droit est issue du Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation de la FAO de 1996, lequel stipule en son article 1: « la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active » (FAO, 1996)
Le « pouvoir de marché » peut être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires,etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions (Parmentier, 2007). De manière générale, les chaînes agroalimentaires sont caractérisées par des rapports de force très déséquilibrés entre acteurs de filières. Négociants, entreprises fournisseuses d’intrants, firmes transformatrices et, plus encore, chaînes de supermarchés détiennent un pouvoir de marché considérable sur une majorité de producteurs et sur les travailleurs agricoles. Exemple parmi d’autres de tels liens, au Brésil, le fonctionnaire en charge de la rédaction de la loi nationale sur la biosécurité fut durant cinq ans l’avocat de la firme Monsanto, particulièrement active dans la promotion des OGM (Confédération Paysanne, 2006).
Le Comité Belgo Brésilien est un réseau de bénévoles désirant renforcer les liens d’amitié et de solidarité entre les mouvements sociaux et les organisations populaires de Belgique et du Brésil en Belgique.
Le Comité Belgo-Brésilien – CBB- par le cas du Brésil sensibilise aux enjeux du développement durable (accès à la terre, choix énergétiques, déforestation…) afin d’illustrer des problématiques transversales du Sud au Nord. En d’autres mots, nos types de consommations ont des impacts sur les types de productions au Sud, sur les modes de vie (de survie).
Un impact selon toute vraisemblance plus préjudiciable s’il s’agit de transformateurs de petite taille.
Voir les notes sur l’évolution du marché mondial du café de 2005 et 2006 sur
www.omdm.be
Ce qui n’empêche pas qu’environ 850 millions de personnes à travers le monde souffrent de la faim, dont près de 820 millions dans les seuls pays en développement (FAO, 2006).
L’inflation désigne une hausse durable du prix moyen de tous les biens et services, certains prix augmentant plus vite que les autres. Par « durable », on entend ici que la hausse doit être constatée tous les mois.
Cette notion importante est définie dans l’
analyse consacrée au soja.
Un impact selon toute vraisemblance plus préjudiciable s’il s’agit de transformateurs de petite taille.
Voir les notes sur l’évolution du marché mondial du café de 2005 et 2006 sur
www.omdm.be
Ce qui n’empêche pas qu’environ 850 millions de personnes à travers le monde souffrent de la faim, dont près de 820 millions dans les seuls pays en développement (FAO, 2006).
L’inflation désigne une hausse durable du prix moyen de tous les biens et services, certains prix augmentant plus vite que les autres. Par « durable », on entend ici que la hausse doit être constatée tous les mois.
Cette notion importante est définie dans l’
analyse consacrée au soja.
Un impact selon toute vraisemblance plus préjudiciable s’il s’agit de transformateurs de petite taille.
Voir les notes sur l’évolution du marché mondial du café de 2005 et 2006 sur
www.omdm.be
Ce qui n’empêche pas qu’environ 850 millions de personnes à travers le monde souffrent de la faim, dont près de 820 millions dans les seuls pays en développement (FAO, 2006).
L’inflation désigne une hausse durable du prix moyen de tous les biens et services, certains prix augmentant plus vite que les autres. Par « durable », on entend ici que la hausse doit être constatée tous les mois.
Cette notion importante est définie dans l’
analyse consacrée au soja.
Pour rappel, les matériaux fossiles sont des roches issues de la fossilisation d’êtres vivants, à partir desquels est produite de l’énergie appelée fort logiquement énergie « fossile » (pétrole, gaz naturel, houille).
Bien entendu, le raisonnement vaut pour autant que l’offre n’augmente pas autant que ne le fait la demande sur les marchés, sans quoi des hausses de prix n’ont pas de raisons d’intervenir [loi de l’offre et de la demande]. Dans le cas des agrocarburants [comme à court terme pour l’ensemble des marchés agricoles], cette condition est remplie. La croissance de la demande d’énergie renouvelable issue de l’agriculture constitue précisément l’un des facteurs contribuant aux récentes hausses de prix des produits de base agricoles.
On estime que les agrocarburants ne représentent aujourd’hui à peine que 1% de la consommation mondiale de carburants pour les transports routiers [Dupont, 2007].
Une directive européenne [2003/30] recommandait aux Etats membres de fixer un objectif d’incorporation de 2% d’agrocarburants pour 2005, et une augmentation de 0,75% par an en vue d’atteindre fin 2010 5,75% du volume de l’ensemble de l’essence et du diesel vendus pour le transport routier [Desgain, 2005].
L’irrigation consomme actuellement trois quarts de l’eau douce du monde [GRAIN, 2007].
A noter que ce lien n’est pas automatique, ne serait-ce que dans la mesure où le plus souvent, les prix aux producteurs ne sont qu’une partie des prix de marché dont on constate les hausses.
Le Documentaire « Who Killed the Electric Car » [Payne, 2006] montre bien comment les lobbies du pétrole ont contribué à abandonner le programme EV1, nom donné à un modèle de voiture électrique des plus prometteurs, conçu par General Motors.
Pour rappel, les matériaux fossiles sont des roches issues de la fossilisation d’êtres vivants, à partir desquels est produite de l’énergie appelée fort logiquement énergie « fossile » (pétrole, gaz naturel, houille).
Bien entendu, le raisonnement vaut pour autant que l’offre n’augmente pas autant que ne le fait la demande sur les marchés, sans quoi des hausses de prix n’ont pas de raisons d’intervenir [loi de l’offre et de la demande]. Dans le cas des agrocarburants [comme à court terme pour l’ensemble des marchés agricoles], cette condition est remplie. La croissance de la demande d’énergie renouvelable issue de l’agriculture constitue précisément l’un des facteurs contribuant aux récentes hausses de prix des produits de base agricoles.
On estime que les agrocarburants ne représentent aujourd’hui à peine que 1% de la consommation mondiale de carburants pour les transports routiers [Dupont, 2007].
Une directive européenne [2003/30] recommandait aux Etats membres de fixer un objectif d’incorporation de 2% d’agrocarburants pour 2005, et une augmentation de 0,75% par an en vue d’atteindre fin 2010 5,75% du volume de l’ensemble de l’essence et du diesel vendus pour le transport routier [Desgain, 2005].
L’irrigation consomme actuellement trois quarts de l’eau douce du monde [GRAIN, 2007].
A noter que ce lien n’est pas automatique, ne serait-ce que dans la mesure où le plus souvent, les prix aux producteurs ne sont qu’une partie des prix de marché dont on constate les hausses.
Le Documentaire « Who Killed the Electric Car » [Payne, 2006] montre bien comment les lobbies du pétrole ont contribué à abandonner le programme EV1, nom donné à un modèle de voiture électrique des plus prometteurs, conçu par General Motors.
Pour rappel, les matériaux fossiles sont des roches issues de la fossilisation d’êtres vivants, à partir desquels est produite de l’énergie appelée fort logiquement énergie « fossile » (pétrole, gaz naturel, houille).
Bien entendu, le raisonnement vaut pour autant que l’offre n’augmente pas autant que ne le fait la demande sur les marchés, sans quoi des hausses de prix n’ont pas de raisons d’intervenir [loi de l’offre et de la demande]. Dans le cas des agrocarburants [comme à court terme pour l’ensemble des marchés agricoles], cette condition est remplie. La croissance de la demande d’énergie renouvelable issue de l’agriculture constitue précisément l’un des facteurs contribuant aux récentes hausses de prix des produits de base agricoles.
On estime que les agrocarburants ne représentent aujourd’hui à peine que 1% de la consommation mondiale de carburants pour les transports routiers [Dupont, 2007].
Une directive européenne [2003/30] recommandait aux Etats membres de fixer un objectif d’incorporation de 2% d’agrocarburants pour 2005, et une augmentation de 0,75% par an en vue d’atteindre fin 2010 5,75% du volume de l’ensemble de l’essence et du diesel vendus pour le transport routier [Desgain, 2005].
L’irrigation consomme actuellement trois quarts de l’eau douce du monde [GRAIN, 2007].
A noter que ce lien n’est pas automatique, ne serait-ce que dans la mesure où le plus souvent, les prix aux producteurs ne sont qu’une partie des prix de marché dont on constate les hausses.
Le Documentaire « Who Killed the Electric Car » [Payne, 2006] montre bien comment les lobbies du pétrole ont contribué à abandonner le programme EV1, nom donné à un modèle de voiture électrique des plus prometteurs, conçu par General Motors.
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