Les 10 principes du commerce équitable d’Oxfam

Illustrés par notre partenariat avec les producteurs du Sud.

1. Renforcement économique des partenaires du Sud

principe-1Sous le régime de Pinochet, les artisans Mapuche étaient victimes de discriminations. Ils devaient travailler dans la clandestinité et souffraient d’une paupérisation galopante. Pueblos del Sur a été créé pour soutenir ces artisans et pour renforcer leur autonomie.

« En 1991, notre premier client fut Oxfam-Magasins du monde. C’est l’organisation qui nous a soutenu depuis le début. Oxfam nous a aidés et appuyés afin que nous puissions voyager en Europe et rencontrer d’autres distributeurs de commerce équitable. C’est comme ça que nous avons pu démarrer. »

Patricio Farias Delva, Directeur et co-fondateur de Pueblos del Sur.

 

2. Conditions de travail décentes dans la chaîne d’approvisionnement.

principe-2Au Népal, ACP fournit du travail à des personnes marginalisées, avec la volonté d’améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Sans cette activité, il est probable que ces populations auraient déjà rejoint la ville, ou plutôt les bidonvilles où règnent la misère et la violence.

« Avant de travailler ici je travaillais pour des patrons qui voulaient faire des affaires, raconte Gopiram Vishwokarma , artisan chez ACP. C’était difficile ! Et puis ACP m’a proposé de travailler pour eux. J’ai accepté et je suis bien content parce que les conditions de travail sont différentes, on a plus d’avantages. »

 

3. Focus sur les producteurs et travailleurs les plus défavorisés.

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Le défi de Bombolulu (Kenya) : offrir un vrai travail aux personnes handicapées

« Nous réhabilitons les personnes handicapées en leur donnant des compétences. Ils ont des dons et des talents, même s’ils sont handicapés. Nous leur donnons du travail afin qu’ils aient un revenu significatif à la fin du mois pour soutenir leur famille.

Notre projet est important car les personnes handicapées en Afrique n’ont pas l’opportunité d’aller à l’école et donc de trouver un emploi. Pour les femmes, c’est encore plus difficile, elles sont cachées par leur famille. Bombolulu aide ces femmes qui, auparavant, n’existaient pour personne, à retrouver une place dans la société.  »

Esther Mwanyama, Directrice de Bombolulu

 

4. Modèle de démocratie économique

principe-4Alura Amara : une coopérative communautaire

Très soucieuse de son mode d’organisation, Alura Amara fonctionne de manière très démocratique et communautaire.

Un président de la communauté est élu pour 5 ans et les producteurs sont associés, à tour de rôle, à la gestion et à la comptabilité.

Au cours de forums réguliers, les artisans sont amenés à discuter de la situation et des enjeux politiques du pays.

Ces forums sont aussi l’occasion de faire de l’éducation citoyenne et d’échanger des informations sur le commerce équitable.

 

 

5. Sensibilisation des citoyens au commerce équitable

principe-5Tara travaille en Inde avec les populations des bidonvilles.

Le commerce équitable est pour eux un levier intéressant pour faire valoir le droit à l’éducation : en gagnant mieux leur vie, les travailleurs peuvent plus facilement envoyer leurs enfants à l’école. « L’éducation est un outil essentiel pour lutter contre la pauvreté. Nous sommes convaincus que chaque enfant doit aller à l’école pour avoir un meilleur avenir. » Vikas Kumar, responsable du projet Education.

 

6. Promotion du commerce équitable comme alternative économique globale et crédible.

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Au Brésil, Coopealnor a réussi à imposer aux pouvoirs publics de s’approvisionner sur le marché local équitable, notamment dans leurs achats de fruits.

 

 

 

7. Logique participative avec les organisations partenaires

principe-7Aj Quen (Guatemala) et Jute Works (Bengladesh) : ces deux partenaires travailleront ensemble avec Oxfam au sein d’un projet sur le changement social par le commerce équitable.

L’objectif est le renforcement mutuel en termes de sensibilisation et d’éducation.

Ce type de projet démontre la volonté d’Oxfam de développer des partenariats dans une logique de dialogue et d’échange, bien au-delà de la relation commerciale client-fournisseur.

 

 

 

8. Respect de l’environnement

principe-8L’huile d’Argan, une ressource généreuse dans une région aride

La fabrication de l’huile d’Argan, à partir des fruits de l’arganier, permet aux femmes souvent peu qualifiées du Groupement d’intérêt économique Targanine de trouver un travail sans devoir migrer vers la ville. L’intérêt de l’arganier est aussi écologique. Les surfaces occupées par les arganeraies connaissent un recul important en raison de la désertification qui progresse. Replanter des arbres en quantité suffisante est donc un enjeu à la fois environnemental et économique. Le développement de forêts reconstituées permettra en effet d’endiguer l’érosion des terres et de favoriser les débouchés liés à l’exploitation raisonnée de la forêt.

 

9. Soutien au développement social des communautés

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En Inde, Sasha finance des projets de santé par le biais d’un centre de ressources en plantes médicinales traditionnelles et effectue aussi des missions de prévention de la malaria et de la tuberculose.

 

 

 

10. Qualité et authenticité des produits

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Au Vietnam, Craft Link encourage les artisans à revaloriser les savoir-faire ancestraux tout en favorisant des procédés respectueux de l’environnement.

Menacés par la concurrence des produits standardisés qui envahissent le marché, ces savoir-faire sont considérés comme un patrimoine à transmettre aux générations futures.

Craftlink travaille d’ailleurs en partenariat avec un programme de l’Unesco afin de conjuguer qualité et respect des cultures locales.