C’est quoi Oxfam ?

Oxford, une ville en Angleterre…

En 1942, la guerre fait rage en Europe. La population grecque occupée par les nazis est menacée de famine. Face à cette catastrophe humanitaire, un groupe de jeunes étudiants et activistes d’Oxford en Grande-Bretagne décident de se mobiliser.

Ils fondent ensemble l’« Oxford Committee for Famine Relief ». Son abréviation est simplement « Oxfam ».

Après la guerre, l’organisation continue son travail à travers l’Europe puis vers les pays en développement.

Oxfam s’internationalise…

En 1964, une branche d’Oxfam est aussi constituée en Belgique. Dès le début, Oxfam-Belgique accorde une attention toute particulière à la lutte pour la décolonisation des pays du Sud et soutient résolument les états récemment devenus indépendants.

Aujourd’hui, des organisations Oxfam existe dans une douzaine de pays. Elles travaillent ensemble à travers une plate-forme : Oxfam-International.

Ce qui nous rassemble…

Les organisations Oxfam ont un but commun : la justice pour tous. Pour y arriver, elles utilisent des techniques différentes. Ainsi, dans certains pays, Oxfam met l’accent sur le commerce équitable (Belgique, Québec, Espagne,…) et des campagnes d’interpellation ; d’autres privilégient les projets de développement ou encore l’aide d’urgence.

Même si les moyens sont différents, c’est toujours la dignité des êtres humains qui est défendue : nous avons tous droit à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, à un logement, à de bonnes conditions de travail, à la possibilité de s’organiser en groupe, à un minimum de ressources pour vivre décemment, à un environnement non pollué,…

Et en Belgique ?

La famille Oxfam-en-Belgique se compose de 3 organisations différentes, indépendantes et complémentaires.

Alors qu’Oxfam-Solidarité est nationale et bilingue, Oxfam-Magasins du Monde et Oxfam-Wereldwinkels se répartissent respectivement la partie francophone et néerlandophone du pays, avec une action centrée autour du commerce équitable comme levier d’action politique.

Oxfam-Magasins du Monde est un mouvement de citoyens rassemblant près de 3.000 bénévoles, répartis en équipes locales et 1.500 élèves et enseignants, qui s’impliquent dans un groupe scolaire, qu’on appelle JM (Jeunes Magasins du monde-Oxfam dans les écoles secondaires). Pour en savoir plus sur les JM

Le commerce équitable en cinq questions

1/ Qu’est ce qui fait la différence entre un produit équitable et un produit du commerce traditionnel ?

Le commerce équitable repose sur des critères : Oxfam paye un prix juste à ses partenaires. C’est-à-dire un prix qui est négocié avec le producteur et qui permet aux travailleurs de vivre dans la dignité. Ce prix plus élevé que dans le commerce traditionnel permet aux partenaires de soutenir leurs projets. La plupart des partenaires de commerce équitable mènent également des actions pour plus de justice là où ils vivent.

Les produits du commerce équitable sont préfinancés, c’est-à-dire payés 50% à la commande et 50% dès la réception des marchandises. Le producteur ne doit pas s’endetter pour acheter le matériel de production et reçoit son bénéfice dès l’achat.

Enfin, dans un partenariat de commerce équitable, les relations sont des relations de long terme. De la sorte, les producteurs peuvent prévoir leurs revenus et ne se retrouvent jamais sans savoir de quoi sera fait demain.

2/ Le commerce équitable, c’est de la charité ?

Le commerce équitable, c’est une manière de faire du commerce qui permet au producteur de vivre dans la dignité et de développer sa communauté et ses projets. Ce n’est pas de la charité mais bien de la justice. Contrairement à la charité, ce n’est pas le donateur qui décide ce qui est bon pour la personne aidée.

3/ Pourquoi les prix du commerce équitable sont plus élevés ?

Tout d’abord, cette affirmation bien répandue n’est pas toujours correcte, tu peux mener ton enquête. Mais s’il est vrai que les produits équitables sont parfois plus chers, cela est dû principalement au fait qu’Oxfam paye mieux les producteurs à la base, pour des produits souvent réalisés dans des meilleures conditions, respectueuses de l’environnement et de la santé de tous. Est-ce que payer un prix légèrement plus élevé n’est pas justifié quand ça contribue à un monde un peu meilleur ?

4/ Quand j’achète équitable, où va mon argent ?

Payer un prix juste aux producteurs fait partie des principes centraux du commerce équitable. Il est donc logique qu’une plus grande partie du prix du produit vendu revienne aux producteurs. Dans le cas d’un t-shirt équitable, on estime que 21% du prix de vente au client sert à rémunérer la main d’œuvre qui l’a fabriqué et 4% les agriculteurs qui ont cultivé le coton. Cela représente le triple de la rémunération du commerce conventionnel.

A côté de la rémunération, il faut compter toute une série d’autres coûts : le transport, les taxes, le loyer des magasins, la rémunération des autres travailleurs de la filière, l’emballage, etc. Il est donc impossible, par exemple, de verser 75% du prix d’une banane à son producteur. A moins de l’acheter directement au Pérou…

5/ Oxfam possède-t-il ses propres ateliers de production dans le Sud ?

Les coopératives qui produisent les produits équitables pour Oxfam n’appartiennent pas à Oxfam. Ce sont des partenaires de commerce et de combat pour la solidarité. Ces partenaires ont une existence et une organisation propres. En plus de leur activité commerciale, ils font aussi changer les choses dans le Sud.

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