Je m’indigne, nous agissons

9-cecileJe m’indigne quand je vois la société de consommation dans laquelle je suis condamnée à devenir adulte. Tout nous pousse à acheter toujours plus sans penser aux conséquences de nos actes : à la pollution, aux tonnes de déchets que cela produit, sans oublier les producteurs qui subissent la pression de multinationales et des grands distributeurs pour produire toujours au prix le plus bas.Du coup, au sein de mon école, je me suis investie dans le JM Oxfam, un vrai projet pour devenir acteurs de changement ! Dans le cadre de la campagne Meilleur Marché, nous avons mené des actions d’interpellation dans les supermarchés. En informant les consommateurs, ils peuvent faire leurs choix en connaissance de cause.J’ai l’impression d’apporter ma pierre pour un monde plus juste, dans lequel on peut vraiment changer les choses.Etes-vous prêts à le construire avec moi?

9-sureshJ’ai toujours été indigné par la cupidité qui oriente l’économie. La nature a donné tout ce qu’il fallait pour satisfaire les besoins de tout le monde, mais l’appât du gain lance les gens dans une course effrénée au profit qui détruit la Terre. En Inde, la majorité de la population vit dans la pauvreté et manque de tout, notamment de soins de santé et d’éducation.Avec Pushpanjali, des artisans se regroupent autour d’un projet qui vise à sauver l’environnement et établir un équilibre en utilisant au mieux les ressources naturelles. Nous avons développé des programmes centrés sur l’éducation et la santé, pour lutter contre la pauvreté. Les obstacles à notre projet ont été nombreux, et nous avons reçu peu de soutien. Nous savions que ce serait difficile, mais à force de volonté, nous avons trouvé des solutions. Notre parcours a commencé sans peur et de manière un peu naïve ; nous avions une obsession en tête : toucher les plus pauvres.

9-augustoAvant de connaître le commerce équitable, je travaillais dans l’industrie textile. Il y a 14 ans, je me suis révolté face à un modèle économique dans lequel tout est quantifié et où seuls les chiffres comptent. J’ai donc eu envie de travailler de manière plus solidaire. Pour moi, il est évident que c’est l’économie qui doit être au service des gens, et pas les gens au service d’une économie capitaliste. Le projet de MCCH met justement la personne humaine au centre de l’économie, avec l’objectif de générer des opportunités économiques pour les petits producteurs. Notre philosophie peut se résumer en quelques mots : être, faire et décider par soi-même. Aujourd’hui, je ne m’imagine pas retourner dans le domaine de la grande industrie, où je ne pourrais pas retrouver les mêmes relations de confiance et de proximité que chez MCCH.

9-christineDans les années ‘90, la grande question agricole était celle de la viande aux hormones. La production agricole était mise en danger par des industriels plus soucieux de faire des bénéfices extraordinaires que de la santé des consommateurs… Or, dans ma famille où nous sommes agriculteurs de génération en génération, se mettre à table avait toujours été quelque chose d’important car nous savons respecter la nourriture que nous produisions. Je me suis dès lors résolue à défendre ce modèle. Opter pour un mode de production biologique, c’est d’abord s’inscrire dans une démarche où l’environnement, les animaux et les consommateurs sont respectés. Nous avons créé des points de vente locaux, qui regroupent plusieurs producteurs bio. Nous voulons réinstaurer, avec les consommateurs, un débat ouvert sur la qualité de nos produits. Par les échanges forts que nous avons, nous posons ensemble les bases de ce que sera l’agriculture de demain.

12-celineUn jour, j’ai réalisé que les coquelicots ne poussaient plus le long des routes. Cette fleur banale et sauvage de mon enfance qui apportait pourtant tant de poésie dans mon paysage urbain avait disparu à grands coups de produits chimiques extrêmement toxiques et polluants payés par ma commune. Des grands discours écologiques, j’en avais déjà entendu beaucoup. Mais, là, j’ai vraiment réalisé que les questions d’environnement se posaient aussi concrètement chez moi ! Quand nous ne sommes pas d’accord avec les décisions de nos élus communaux, il y a deux possibilités : râler ou les interpeller ! Depuis plus de trois ans et demi, un groupe de citoyens a fait le second choix. Nous nous rencontrons tous les mois et veillons à ce que nos élus respectent leurs promesses en matière de développement durable. Une expérience de démocratie participative enrichissante qui nous permet d’avancer vraiment sur du concret !

12-frederickJ’étais enseignant lorsque j’ai entendu parler d’Undugu. Au Kenya, énormément d’enfants sont exclus du système scolaire, surtout ceux qui vivent dans les bidonvilles. J’ai tout de suite été attiré par le travail que l’organisation mène avec les enfants pauvres, qui se base sur l’idée que la transmission de savoir-faire peut changer des vies entières. En 1986, j’ai intégré le département commercial d’Undugu. Groupes d’artisans ou familles, nous travaillons ensemble pour produire des articles de décoration en saponite. Notre but n’est pas le profit, mais le soutien d’activités concrètes menées par des personnes pauvres. Les centres d’accueil d’Undugu offrent aux enfants de suivre une formation scolaire et technique, qui leur permet de prendre leur destin en main.Aujourd’hui encore, voir le changement se produire dans la vie des gens m’inspire énormément.

12-francoiseTout est parti d’un petit-déjeuner Oxfam…Il y a une dizaine d’années, une amie m’a demandé si je voulais prêter main-forte à l’équipe de bénévoles Oxfam et j’ai accepté ne sachant pas trop dans quoi j’allais m’engager. La surconsommation au Nord, les inégalités Nord- Sud, un avenir pas très rassurant pour nos enfants, tous ces problèmes m’interpellent ! Je me suis donc investie de plus en plus car j’avais envie de participer concrètement au projet d’Oxfam. Comme le contact avec les gens m’attirait, je me suis investie dans des activités de sensibilisation et l’animation, avec l’équipe Oxfam de Charleroi. Je pense que l’engagement citoyen est important, notamment pour faire bouger les choses au niveau politique. Je crois en l’Homme et en sa force de changement. Nous pouvons faire bouger les choses et le monde deviendra un jour, je l’espère, plus équitable.Avec vous à nos côtés ?

12-ericIl se passe rarement un jour sans que j’achète quelque chose. J’aimerais bien pouvoir faire des choix qui correspondent à mes valeurs. Des produits qui n’exploitent pas les travailleurs. Des produits plus durables. Mais là, c’est compliqué. Vous en connaissez beaucoup, vous, des marques qui garantissent que votre choix est juste ? Je n’en vois pas souvent. Alors, j’ai décidé d’agir, avec le commerce équitable, Oxfam et ses partenaires du Sud, afin de faire des choix justes, en toute transparence ! Allons plus loin que le prix sur l’étiquette, soyons des consommateurs engagés ! Et choisir l’équitable, c’est miser sur les gens, sur la planète, sur nos valeurs. C’est miser sur nous, finalement, non ?

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