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Droits des populations indigènes et explosion de violence au Pérou

Depuis plus d’un an, des communautés indiennes d’Amazonie péruvienne se mobilisent pour obtenir l’annulation de 6 décrets présidentiels facilitant l’exploitation industrielle de leurs ressources naturelles, spoliant et délogeant les populations indigènes.

Depuis plusieurs jours, les médias font état de violents affrontements entre populations indigènes et représentants de l’ordre. Les dirigeants indiens ont en effet décidé de lancer une campagne de blocage de routes, cours d’eau, gazoducs,… pour faire pression sur les autorités et cela ne se passe pas sans heurts.

De nombreuses organisations, telles la Via Campesina[[highslide](1;1;;;)Mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes. Via Campesina milite pour le droit à la souveraineté alimentaire. http://viacampesina.org/main_en/[/highslide]] se mobilisent pour les soutenir au niveau international.

Nous avons contacté des membres de notre organisation péruvienne Minka à Lima et Cecilia nous a communiqué que la situation est très grave. Voici son témoignage :

« Le gouvernement accuse les indigènes d’être manipulés par des partis politiques et critique l’ingérence des pays étrangers, qu’il qualifie d’ignorants qui ne comprennent pas que l’exploitation de la forêt est en faveur du développement de tout le pays. Ils ont été jusqu’à dire que les natifs ne peuvent pas s’approprier la forêt parce que la forêt est aux Péruviens. Tout cela est un mensonge. Le gouvernement s’est engagé à donner des milliers d’hectares à des entreprises étrangères et péruviennes, telles que le groupe du millionnaire péruvien Romero, l’un des maîtres du Pérou. Les natifs demandent l’annulation de tous les décrets par lesquels l’eau, les sols, les bois seraient privatisés. Les Amazoniens ne défendent pas seulement leur espace et leur culture mais aussi la planète. Dans cette zone nous travaillons avec les femmes indigènes en achetant du coton ainsi que des caisses en bois, grâce à une ONG amie qui collabore avec Minka. »[[highslide](2;2;;;)Synthèse du témoignage de Cecilia, responsable chez Minka[/highslide]]

Pour plus de détail sur cette situation, voir entre autres l’article paru dans la Libre Belgique ce 11 juin 2009 : http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=508631

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