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Rencontre au salon Valériane : manger les paysans ou leurs produits ?

Samedi 3 septembre à 15h au Salon Valériane

En présence de : Jean-Jacques Grodent (responsable du service information SOS Faim), Brigitte Gloire (Oxfam), Marc Fichers (secrétaire général de Nature et Progrès).

Dégustation de produits locaux sur le stand d’Oxfam (stand A18) après la rencontre.

Chaque jour, nous mangeons des kilos de nourriture, à la provenance et au mode de production divers. Mon assiette permet-elle aux paysans de vivre de leur travail ? Servie chaude ou froide, mon assiette influencet- elle le climat ?

En 2011, près d’un milliard de personnes souffrent de la faim sur notre planète. La majorité d’entre elles sont des paysans du Sud. D’autres phénomènes menacent les paysans. En effet, les pays du Sud sont les moins responsables de l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et pourtant, ils sont les premiers touchés par les changements climatiques. Ce sont eux qui subissent l’intensification de phénomènes naturels extrêmes (sécheresses, inondations, tempêtes…) ainsi que la perturbation du cycle habituel des saisons.

Cependant, si l’agriculture est extrêmement sensible aux changements climatiques, elle fait également partie d’un des secteurs d’activités le plus responsables d’émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre. Son industrialisation l’a rendue extrêmement polluante. Le bien agricole est devenu une simple marchandise ; l’exploitation, une entreprise cherchant à maximiser ses bénéfices. L’agriculture industrielle s’est donc éloignée de son objectif initial : satisfaire les besoins alimentaires. Face à ce modèle dominant, c’est pourtant l’agriculture paysanne qui reste majoritaire à l’échelle mondiale. Mais celle-ci peut-elle répondre aux défis majeurs des changements climatiques et de la protection de l’environnement ? Qui va nourrir le monde si les paysans disparaissent ?

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Un commentaire sur “Rencontre au salon Valériane : manger les paysans ou leurs produits ?

  1. C’est bien qu’Oxfam participe au salon mais j’ai une critique à formuler à son égard quant aux points de dépots de paniers de légumes qui se font dans leurs magasins. Pourquoi la politique qu’Oxfam applique dans ce domaine ne favorise t’elle pas les producteurs les plus proches de ses points de vente? En effet, dernièrement Oxfam a pris le parti de s’allier avec quelques producteurs sans tenir compte du facteur vraiment local. Alors si on parle de soutenir l’agriculture paysanne, il y a là, un modèle à démontrer.

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