La reconnaissance des bénévoles au sein d’Oxfam-Magasins du monde

Oxfam-Magasins du monde est un acteur important du commerce équitable et de l’éducation permanente en Belgique francophone. L’impact de son action est démultiplié par les très nombreux bénévoles qui s’organisent pour donner corps et sens à celle-ci. Cependant, dans la diversité de leurs motivations et de leurs attentes, il n’est pas rare que des bénévoles d’Oxfam-Magasins du monde expriment le sentiment d’être peu ou pas assez reconnus au sein de l’organisation. En partant de l’approche théorique du philosophe et sociologue allemand Axel Honneth, il s’agira dans cet article de distinguer trois logiques d’implication des bénévoles : le don, l’engagement et l’affiliation. Ensuite, nous illustrerons la façon dont cette grille d’analyse pourrait permettre de mieux comprendre des situations données. Au final, nous nous rappellerons que la question de la dignité humaine n’est pas réservée aux pays pauvres, mais qu’elle se pose partout où l’humain est présent.

Introduction et contexte

Oxfam-Magasins du monde est un mouvement d’environ 4000 bénévoles, dont l’immense majorité est actuellement engagée dans l’organisation à travers des équipes locales. Dans la présente analyse, nous nous intéresserons plus particulièrement à ces bénévoles impliqués dans ces équipes locales, étant entendu qu’une partie des réflexions développées ici pourront probablement être transposées à propos des autres types de bénévolat : engagement individuel sur une mission précise, implication bénévole au sein d’une équipe salariée, mandat d’administrateur coopté, etc.

La perspective adoptée dans cette analyse s’inscrit dans une logique d’éducation permanente : il s’agira de se demander à quelles conditions les parties prenantes bénévoles de l’organisation peuvent tirer bénéfice de leur place dans l’organisation pour aller vers plus d’autonomie, de solidarité et de citoyenneté critique dans l’ensemble de leur existence.

Axel Honneth et la théorie de la reconnaissance

La grille d’analyse proposée ici se base sur l’approche du philosophe et sociologue allemand Axel Honneth [[highslide](1;1;;;)

Il ne s’agit pas ici d’étudier ou de critiquer cette approche théorique, mais de l’estimer suffisamment intéressante et stimulante pour structurer cette analyse, en espérant ne pas l’utiliser à contre-emploi. Par ailleurs, cette théorie est toujours en construction ; les références citées ici datent d’une dizaine d’années et sont peut-être déjà dépassées.

[/highslide]]. Héritier de l’École de Francfort [[highslide](2;2;;;)

L’École de Francfort est un groupement d’intellectuels allemands qui, depuis les années ’60, développe une critique sociale  tentant de renouveler l’approche marxiste. Ses représentants historiques les plus célèbres sont Adorno, Horkheimer, Marcuse, Benjamin, Habermas.

[/highslide]], Honneth tente d’élaborer une nouvelle théorie de critique sociale fondée sur la reconnaissance de la dignité de chacun dans le contexte d’une société qu’il nomme « société du mépris » [[highslide](3;3;;;)

Axel Honneth, La Société du mépris, La Découverte, 2006

[/highslide]], et sur une définition des luttes sociales comme « luttes pour la reconnaissance » [[highslide](4;4;;;)

Axel Honneth, La Lutte pour la reconnaissance, Cerf, 2000

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[Dans l’évolution de la philosophie politique,] jusque vers la fin des années quatre-vingt, […] tout le monde s’accordait sur l’exigence d’éradiquer les injustices sociales ou économique, qui ne pouvaient être justifiées sur la base de fondements raisonnés. À la place de cette idée influente de justice, qui était politiquement l’expression de l’ère de la social-démocratie, s’est installée depuis longtemps déjà une idée nouvelle qui, de prime abord, semble beaucoup moins facile à appréhender [ : l’idée de la reconnaissance]. [[highslide](5;5;;;)

Axel Honneth, Reconnaissance et justice, Le Passant Ordinaire n°38, janv-févr. 2002. L’article est accessible librement sur le site de la revue.

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On passe donc de l’idée de ‘redistribution’ à l’idée de ‘reconnaissance’ :

Tandis que le premier concept est associé à l’idée de justice, qui vise la mise en place de la justice sociale à travers la redistribution des biens, conçus comme vecteurs de liberté, le second concept définit les conditions d’une société juste ayant pour objectif la reconnaissance de la dignité individuelle de chacun.[[highslide](6;6;;;)

ibid.

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À partir de cette idée, Honneth identifie, dans les sociétés capitalistes et libérales contemporaines, trois sphères distinctes où se joue la lutte pour la reconnaissance, et donc les conditions d’accès à la dignité humaine :

  • La sphère de l’amour, où doivent être reconnus les besoins de chacun. Typiquement, c’est le cadre familial qui est présumé répondre, dans notre société, à cet aspect. Cette forme de reconnaissance permettant l’accès à la confiance en soi.
  • La sphère du droit, où doit être reconnue l’égalité de tous. Dans la société globale, c’est l’Etat qui reste, en dernier ressort, le garant de cet aspect. Cette forme de reconnaissance permet l’accès au respect de soi.
  • La sphère de la contribution à la société, où doivent être reconnues sans discrimination les capacités de chacun. Dans une société capitaliste, cela prend le plus souvent la forme d’une rétribution [[highslide](7;7;;;)Ce qui ne sera, par définition, pas le cas dans la question qui nous occupe.[/highslide]]. Cette forme de reconnaissance permet l’accès à l’estime de soi.

Estime, respect, confiance : voilà donc, dans l’approche que nous utiliserons ici, les trois piliers de la dignité humaine aujourd’hui.

Honneth insiste sur l’idée que ces trois sphères sont autonomes entre elles : c’est-à-dire que, dans nos sociétés actuelles, la progression des individus vers une autonomie du sujet ne peut se faire qu’à condition d’articuler ces trois formes de reconnaissance, tout en ne les considérant pas comme interchangeables ou convertibles.

Transposition : le don, l’engagement, l’affiliation

Afin de tirer parti au mieux de cette approche théorique, je propose, dans un premier temps, de la « traduire » dans une terminologie qui me semble appropriée au milieu des ASBL et des ONG. Et, pour cela, de poser une question préalable : si l’on se demande comment reconnaître la place et l’action des bénévoles, une question préalable est : reconnaître quoi ? [[highslide](8;8;;;)

Une autre question pourrait être : « Qui doit reconnaître l’action des bénévoles ? ». Question complexe qui sort de l’objet de ce texte, et qui n’apparaîtra qu’en filigrane dans les exemples évoqués plus loin.

[/highslide]] Autrement dit : pourquoi les personnes dont nous parlons, dans leur « lutte pour la reconnaissance », choisissent-elles d’avoir une activité bénévole ? Quelles sont les logiques dans lesquelles cet état de fait s’inscrit ?

Une première logique est la logique du don. Dans le cas du bénévolat, il s’agit de « donner de son temps ». Cette logique du don s’inscrit dans la sphère de l’amour et du besoin. Il s’agit donc aussi de confiance. Le bénévole qui « donne son temps » répond à un besoin manifesté par une organisation donnée. Il choisit cette organisation parce qu’il lui fait confiance.

Cela correspond, de manière renversée, à une des motivations souvent invoquées par des bénévoles [[highslide](9;9;;;)

Cfr l’enquête menée au sein d’OMDM en 2010 autour des « Motivations et attentes des bénévoles ».

[/highslide]] : « faire quelque chose de son temps »[[highslide](10;10;;;)

De même que quelqu’un qui donne de l’argent à la même organisation, sans y travailler, pourra dire : « Faites ce que vous voulez de mon argent, mais faites-en quelque chose, ne le gaspillez pas. ».

[/highslide]], ou « occuper son temps ». Dans un sens, le bénévole donne du temps à l’organisation, comme il peut donner du temps pour sa famille ; inversement, il attend que son temps soit « occupé », c’est-à-dire : ne pas être seul, se trouver dans un cadre où il s’occupe (de quelque chose, ou de quelqu’un), et où l’on s’occupe de lui.

A ce stade, c’est-à-dire dans cette sphère du besoin, on voit que le contenu en termes de tâches, de projets ou de valeurs importe peu. On pourrait dire, du bénévole en tant que donateur : peu importe de quoi ou de qui on s’occupe, par quoi ou par qui on est occupé, pour autant qu’on s’occupe, et qu’on soit occupé [[highslide](11;11;;;)

Cfr l’adjectif « occupationel », utilisé de façon souvent péjorative dans les milieux sociaux et éducatifs pour qualifier les activités qui ne s’inscrivent dans aucun projet spécifique, sans but apparent autre que passer le temps.

[/highslide]]. Et aussi : que la confiance règne.

Une seconde logique est la logique de l’engagement. Le terme d’engagement est à prendre ici de façon indifférenciée dans deux de ses significations principales ; il s’agit tant de l’engagement citoyen, social et politique, que de l’engagement dans une organisation au sens du recrutement.

Dans une logique d’engagement, il s’agit de produire quelque chose de déterminé, de travailler, d’œuvrer au changement d’un état de fait. Il est aussi question de volonté, de projet, d’objectifs. Il est encore question d’action et de sens. Peu importe, à ce stade, que l’action soit de placer en rayon des paniers de roseau, ou de manifester à Bruxelles pour plus de justice mondiale. Le bénévole, en tant qu’il est engagé, attend, dans tous les cas, que lui soit donnée la possibilité d’agir, et qu’à ces actions il soit donné du sens, dans le cadre d’un projet.

La troisième logique à l’œuvre dans l’investissement bénévole, correspondant à la sphère du droit et la valeur d’égalité, je la nommerai logique d’affiliation. Il s’agit de faire partie de quelque chose, de se considérer comme membre, et membre de plein droit. L’attente d’un bénévole, en tant qu’il est affilié, est d’être considéré comme égal de tous les autres affiliés en droits et en devoirs. L’affiliation telle que conçue ici réside dans le fait d’être soumis une même loi pour tous. Il s’agit aussi de prendre position dans la répartition des pouvoirs au sein de l’organisation, ou encore dans les prises de décision, et dans la diffusion de l’information sur celles-ci.

Un autre mot-clé de la sphère du droit est le mot « statut », au singulier, et au pluriel. Au singulier : faisant partie d’une organisation, je jouis d’un statut. Jouissant d’un statut, je mérite le respect, tant en interne qu’en externe. Au pluriel : dans toute association, le droit s’incarne dans les statuts [[highslide](12;12;;;)

Le texte des statuts d’Oxfam-Magasins du monde, de même que ceux de toutes les ASBL, sont publiés au Moniteur Belge, et accessibles via le portail web.

[/highslide]], et dans les instances qui en émanent. Chez Oxfam-Magasins du monde,  les instances statutaires sont l’assemblée générale, les assemblées régionales, le conseil d’administration et les assemblées locales. Chaque membre d’une équipe bénévole a le droit de participer à l’assemblée locale. Chaque équipe a le droit d’être représentée en assemblée régionale et en assemblée générale. Chaque régionale a le droit d’être représentée en assemblée générale et au conseil d’administration. Un bénévole, en tant qu’il se considère comme affilié, attend que ces droits soient effectivement respectés.

Réponses adéquates, inadéquates, déficitaires, paradoxales

A partir de situations concrètes, nous tenterons à présent d’examiner comment la grille d’analyse présentée ci-avant permet d’identifier en quoi une réponse institutionnelle à une attente de reconnaissance peut être considérée comme adéquate, inadéquate,  déficitaire, ou paradoxale.

Nous dirons qu’une réponse est adéquate si elle se situe dans la même sphère que la demande correspondante, et inadéquate si ce n’est pas le cas. Nous dirons qu’elle est déficitaire si elle est adéquate, mais apparaît comme insuffisante au regard de la demande manifestée. Nous dirons enfin qu’une réponse est paradoxale si, en plus d’être déficitaire, elle s’accompagne d’une exigence d’investissement supplémentaire dans une autre sphère

Ci-après, nous présentons trois exemples illustratifs : un exemple de réponse adéquate, un exemple de ce qui pourrait être une réponse inadéquate, et enfin un exemple d’un type de réponse qui apparaît comme paradoxale. Tout 3 sont à considérer comme illustratifs, et ne prétendent pas fournir un diagnostic pertinent des situations évoquées.

Un exemple d’adéquation de la réponse est l’organisation de formations aux « métiers », à destination des bénévoles plus spécifiquement impliqués dans l’un ou l’autre type de tâches ou d’actions. Les thèmes de formation sont diversifiés, et vont de la mise en valeur de produits en rayon à l’animation d’activités de sensibilisation aux enjeux du commerce mondial.

Cette offre de formation répond à une logique d’engagement de la part des bénévoles visés ; et elle y répond de façon adéquate, en ce sens qu’il s’agit bien là de renforcer tout à la fois la capacité d’agir et le sens des actions ; développer des compétences et s’inscrire dans des projets dotés d’objectifs, que ceux-ci soient commerciaux, politiques, éducatifs, ou tout à la fois.

Un exemple d’inadéquation de la réponse, c’est-à-dire de confusion entre sphères, pourrait concerner le plan DDB, concernant la désignation des responsables de secteurs d’activités ou de métiers (responsable de l’épicerie, de la comptabilité, des actions de sensibilisation, etc.) au sein de chaque équipe locale. Suivant le plan, ces responsables sont désignés par élection en assemblée locale. Ces responsables sont en outre, de plein droit, membres du groupe de coordination (son organe exécutif). Lors des discussions pour la construction de ce plan, ce point a très souvent soulevé de l’incompréhension, voire un certain malaise.

Il apparaît, suivant notre grille d’analyse, que ce malaise pourrait peut-être être expliqué par une confusion entre la sphère de la contribution sociale d’une part, et celle du droit d’autre part [[highslide](13;13;;;)

Ce type de confusion, on peut la nommer technocratie : « Système politique ou économique dans lequel les experts, techniciens et fonctionnaires supplantent, en fait ou en droit, les responsables politiques dans la prise des décisions (souvent péjoratif). » (Dictionnaire Larousse)

[/highslide]]. En effet, être responsable d’un secteur demande des compétences particulières, et correspond à des tâches spécifiques à prendre en charge, des actions à mener dans le cadre d’un projet : nous sommes bien dans la sphère de l’engagement, c’est-à-dire de la contribution sociale. Par contre, quand il s’agit d’une élection en assemblée, on parle de mandats, de délégation de pouvoir, c’est-à-dire que l’on se situe dans la sphère du droit.

Dans la perspective d’une autonomie des sphères de reconnaissance, ce n’est pas à une assemblée démocratique qu’il devrait revenir d’évaluer les compétences d’un responsable de secteur, mais à un autre organe à identifier ou à créer. Inversement, les critères de délégation de pouvoir par une assemblée ne devraient pas se fonder sur les compétences techniques des candidats, mais sur l’assurance que la personne mandatée exercera son mandat effectivement et de bonne foi, n’abusera pas de son pouvoir, et respectera l’égalité des droits de chacun.

Un exemple de réponse paradoxale, enfin, pourrait s’identifier dans la façon dont semble parfois peu ou mal reconnue la place de ceux qui se nomment couramment « simples bénévoles ». Ces derniers sont ceux qui viennent pour donner un coup de main souvent la permanence, mais qui ne sont pas intéressés par les réunions d’assemblées ou par les campagnes de sensibilisations ou les nouvelles stratégies commerciales. Ce bénévole, ainsi schématisé, se trouve clairement dans une pure logique de don. Ça ne l’intéresse pas de jouir d’un statut, ni de donner du sens à son action. Tout ce qui lui importe, c’est que le temps qu’il donne de son plein gré soit bien utilisé par l’organisation. Il ne veut pas autre chose que d’être un exécutant.

Cependant, lorsqu’un bénévole ressortissant à cette catégorie se plaint de se sentir insuffisamment reconnu, la réponse qui est souvent donnée par les responsables bénévoles ou salariés, c’est quelque chose de l’ordre du regret, du reproche ou de l’injonction :

C’est triste qu’ils ne s’intéressent pas à la campagne

ou

Il faudrait vraiment que tu participes à l’assemblée locale !.

Cette réponse est paradoxale, puisqu’en substance elle dit :

Tu te plains que ton mode d’implication, le don, ne soit pas reconnu ; si tu veux être reconnu, il faut que tu changes de registre d’implication, et que tu te situes comme bénévole engagé, et comme bénévole affilié ; alors, seulement, peut-être, on reconnaîtra pleinement le don que tu fais de ton temps.

Ce que cette réponse indique, c’est probablement qu’il manque, à un niveau ou à un autre, de formes de reconnaissance du simple don.

C’est qu’il y a là un autre paradoxe : la logique du don apparaît, dans la pratique, comme la plus difficile à reconnaître au sein d’Oxfam-Magasins du monde ; et pourtant, sur papier, cette reconnaissance est celle qui pourrait prendre les formes les plus simples. Car il ne s’agit jamais que de recevoir ce don, et de l’utiliser à bon escient, au profit de l’organisation.

En conclusion : aller vers plus de dignité, partout où c’est possible

Oxfam-Magasins du monde, comme mouvement de bénévoles, n’a pas vocation à remplir immédiatement les aspirations à la dignité de chacun des membres. Nous sommes dans le régime de la liberté d’association : chacun est libre de chercher où il le souhaite, dans sa vie privée, dans ses activités sociales, dans son statut de citoyen, à répondre à cette exigence de dignité, identifiée par Axel Honneth comme fondement de tout mouvement social dans nos sociétés contemporaines. Chaque organisation se centre à juste titre sur son but social, et n’est pas en mesure de prendre en compte intégralement les réalités de tous les individus qui y prennent part.

Cependant, il y a tout de même, sur ce plan, quelque chose à prendre en considération et à mettre en œuvre. En tant qu’organisation de commerce équitable et de sensibilisation au développement, Oxfam-Magasins du monde défend et soutient les actions des travailleurs des organisations partenaires, et plus généralement des habitants des pays où ils se trouvent, vers plus de dignité [[highslide](14;14;;;)

Il y a quelques années, le slogan qu’Oxfam-Magasins du monde associait aux produits qu’elle distribuait était : « Made in Dignity » (« fabriqué dans la dignité »).

[/highslide]]. En tant qu’organisation d’éducation permanente, on pourrait dire que, d’une certaine manière, sa mission est aussi d’appuyer les luttes pour la reconnaissance de ses propres travailleurs, et plus généralement des habitants du pays où ils se trouvent.

L’autonomie, l’esprit critique, l’émancipation semblent indissociables des notions avancées par Honneth : confiance en soi, respect de soi, estime de soi. Il s’agirait donc, en premier lieu, de reconnaître ce qui est, ceux qui y sont, dans ce qu’ils sont ; ensuite, de leur permettre d’évoluer, de prendre conscience des réalités sociales qui les environnent, et de ne plus accepter, où qu’ils soient, de la part de qui que ce soit, de subir ou de voir subir la défiance, la déconsidération, l’irrespect — en un mot : le mépris.

Nicolas Pieret

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