Faisons le procès des OGM, pas celui des libérateurs de champs

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Le 29 mai 2011 des centaines d’activistes ont décontaminé un champ d’essai OGM à Wetteren. Ils ont remplacé des pommes de terre génétiquement modifiées par des variétés biologiques, sans manipulation génétique, délicieuses et saines.

Le « Grand Echange de patates » a eu lieu sans violence, et de façon publique. Le but de l’action était de stimuler le débat sur le bon sens / non-sens de la présence d’ OGM dans nos champs et dans nos assiettes. Avec succès : le débat citoyen s’est développé entretemps dans les journaux, les forums internet, à la radio et à la TV. Les écoles et les universités y participent, mais également le monde politique, agronome et les ONG. L’action de désobéissance civile a sensibilisé les gens aux dangers des OGM, et le rôle de la recherche publique en cette matière. Les gens se rendent compte que le monde a besoin de solutions durables et équitables face aux défis alimentaires de l’avenir.

La justice poursuit onze des militants pour « association de malfaiteurs ». Une demande d’indemnisation de 200.000 euros a été formulée à leur égard. En effet : l’Institut Flamand de Biotechnologie, l’université de Gand,l’école supérieure de Gand et l’ILVO ne réclament pas seulement l’indemnisation pour les coûts de six mois de protection par des sociétés privées, mais également les coûts de la manifestation pro-OGM, des contacts du secteur biotech avec la presse, et des dizaines d’heures que des professeurs ont passées en faisant de la propagande OGM par email ou Facebook.

Mener des campagnes pour une agriculture durable n’est pas un crime et l’acte d’accusation d’association de malfaiteurs est antidémocratique. Plus de nonante personnes se sont portées volontaires pour comparaître également en justice. Parmi les comparants se trouvent des paysans, des politiciens, des personnes du monde académique, des représentants de diverses associations, des activistes environnementaux, des citoyens concernés, des faucheurs volontaires français,… . Leur geste est un signal fort qui montre que les onze accusés font partie d’un vaste mouvement social.

Donnez-nous aussi votre soutien aux onze inculpés :

Venez au procès le 15 janvier 2013 : rassemblement 8h devant le palais de Justice à Termonde, Justitieplein 1. Nous y prendrons le petit-déjeuner ensemble, echangerons des infos, préparons des frites bio, il y aura de la musique.

Vous pouvez aussi:

  • Enregistrez un message de soutien : des messages vidéo de maximum 1 minute (max. 25mb) peuvent être envoyés depuis un téléphone mobile ou un ordinateur à video@dewereldmorgen.be. Des photos (1 photo par mail) et textes (max 500 signes) peuvent être envoyés via patat@dewereldmorgen.be Vous pouvez également ‘uploader’ vos images et textes sur www.dewereldmorgen.be/aardappelproces
  • Contribuez généreusement au compte de soutien BE59 5230 8045 6626 au nom de Crop Resistance (BIC: TRIOBEBB)
  • Achetez ou vendre de la bière de soutien aux Faucheurs. Vous pouvez l’acheter à Bruxelles, Liege, Namur, …. Pour les contacts, visitez fieldliberation.wordpress.com
  • Organisez une soirée à notre bénéfice, ou un débat.

Questions et info: field.liberation@gmail.com
Info sur l’action: fieldliberation.wordpress.com

PS Le tribunal de Termonde (Justitieplein 1 – Termonde) est facilement joignable par train depuis Bruxelles: 07h25 (voie 1), depuis Namur: 06h20 (voie 9), depuis Liège: 06h00 (voie 3)

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12 commentaires sur “Faisons le procès des OGM, pas celui des libérateurs de champs

  1. Bonjour,
    Je me manifeste par ce message pour soutenir tous ceux qui se batte contre OGM. Je suis complètement contre cette idée , celui qui a fait cela et qui dit que c’est une bonne choses je ne sais pas a quoi pense. Nos enfants sont déjà très inquiet. On a aucune chance de vivre normalement avec des telle production, toutes complètement tout dérégler et rien est plus naturelle déjà, car nos animaux sont nourries par des chose qui nous dérégler les hormones, la santé n’est plus, vu que toutes ses mélanges, avec en prime de mélange avec médicament , nous somme souvent perdu.
    Alors est-il possible de s’en défaire de OGM qui est déjà sur nos table , sournoisement ont nous a imposer ce genre nourriture. C’est grave de nous vendre les choses sans qu’ont sache s’il y OGM, nous sommes tromper a une manière au une autres.En tout cas je soutien tous ceux qui se batte avec la force qu’ils y arrive a en faire quelque chose de bon. Merci
    cordialement $Cathy

  2. N0N aux 0GM ; 0UI 0UI à l’agriculture ßî0
    ST0P aux manipulateurs comme Monsanto-
    T0UT LE M0NDE A DR0IT A UNE N0URITURE SAINE

  3. les OGM n’apportent du positif qu’aux entreprises qui les utilisent pour avoir de plus gros gains. Tant pis pour la santé des êtres vivants et de la planète.

  4. stop aux OGM oui à l’agriculture biologique
    Il est grand temps de respecter notre terre, de respecter notre corps et notre santé.

  5. Il est grand temps que les gens réagissent à ce qu’ils mangent!
    Il est grand temps de penser à l’avenir de nos enfants!
    Il n’y a pas assez de sensibilisation : il est grand temps que chaque bourgmestre y accorde une pensée afin de mettre en place des mouvements , des débats, des films..dans leur commune!
    NON aux OMG!!!!
    OUI aux défenseurs de l’agriculture saine!

  6. Que la justice fasse bon travail.Ses gens méritent même la prison. Ils doivent payer ce que l’Institut Flamand de Biotechnologie, l’université de Gand,l’école supérieure de Gand et l’ILVO réclament. Faire la recherche n’est une mince affaire. les OGM.
    L’homme a commencé à sélectionner des plantes il y a environ 10 000 ans lorsqu’il s’est mis à cultiver des plantes pour assurer ses besoins alimentaires. L’amélioration des plantes correspond bien à l’appellation anglaise Plant breeding et elle a trait au matériel végétal qui a déjà été soumis aux forces de l’évolution, subissant ainsi des modifications importantes durant en longues périodes.
    Le processus de domestication a génétiquement modifié les plantes sauvages qui sont graduellement devenues des plantes cultivées. Une population de plantes est domestiquée lorsque, de l’état sauvage, elle subit des transformations importantes, et à la limite, lorsqu’elle ne peut suivre par elle-même dans la nature
    Les avantages environnementaux que l’on peut attendre des OGM sont en effet les suivants : – diminution significative des traitements insecticides et herbicides, changement des pratiques culturales, meilleur contrôle de la déforestation et de la désertification, et l’économie d’utilisation de l’eau pour irrigation.
    Les biotechnologies ne représentent donc pas pour l’environnement une menace. Si elles comportent des risques potentiels pour l’écosystème, elles sont aussi une opportunité à saisir pour mieux concilier les pratiques de cultures et le respect de l’environnement.
    Les biotechnologies modernes ne peuvent être dissociées de la problématique du développement durable
    Il importe de dire que l’expérience ancienne des autres pays en matière de consommation d’OGM n’avait pas encore fait apparaître des conséquences négatives avérées sur la santé humaine.
    Bien que les avis soient partagés, une chose vraie est que les plantes actuellement autorisé permettent en effet de limiter l’utilisation des intrants agricoles, mais aussi d’améliorer la productivité, ce qui est un atout économique pour les producteurs.
    la suite prochainement.

  7. Que la justice fasse son travail…Faire la recherche n’est pas une mince affaire, voulais je écrire dans mon précédant commentaire.
    Je continue,
    Les biotechnologies, c’est quoi ? Les biotechnologies consistent à utiliser la diversité et la richesse du monde vivant (à travers ses micro-organismes, cellules animales ou végétales) afin de produire ou transformer des substances qui seront utiles à l’homme. Ces pratiques ne sont pas récentes. Les levures par exemple sont utilisées depuis des générations comme ‘’fermenteur naturel’’ dans le processus de fabrication du pain, du vin, du fromage ou encore de la bière.
    Certains processus sont uniquement biologiques dans le sens où ils nécessitent l’intervention d’organismes vivants pour exister. D’où le terme biotechnologie, contraction de ‘’technologie biologique’’, utilisé pour désigner un ensemble de biotechniques allant de la culture de tissus, ne prêtant pas à controverse, au génie génétique, déjà beaucoup plus controversé et consacré dans les ‘’biotechnologies modernes’’ . Ces dernières ont eu naissance grâce au développement des connaissances en biologie, tant au niveau cellulaire qu’au niveau moléculaire. Les progrès en biologie cellulaire ont rendu possible la culture in vitro pour la plupart des espèces cultivées. La culture in vitro permet l’application de techniques afin de produire en grande quantité des plantes sélectionnées et parfaitement saines ; c’est le cas de l’asperge, du fraisier, de la pomme de terre, de l’ail, de manioc…
    Le principe du génie génétique est d’introduire dans une cellule un gène qu’elle ne possédait pas à l’origine. Ce qui a pour conséquence, la production, par la cellule receveuse, d’une protéine qui n’était pas antérieurement fabriquée par elle. Il faut ainsi entendre le mot (de génie génétique) dans le sens où il est employé dans génie civil, c’est – à – dire l’art des constructions génétiques. Le terme de méthodologie des ADN recombinants est plus précis et probablement mieux approprié ; il s’agit de l’ensemble des techniques utilisant la recombinaison de fragments d’ADN, c’est – à – dire la liaison entre eux de fragments d’origines différentes
    On ne peut que constater – et déplorer – que les autres sens du mot génie (esprit surnaturel doté d’un pouvoir magique, voire maléfique) aient contribué à jeter le doute et la suspicion sur cette discipline, de même que le terme de manipulation génétique, qui laisse entendre qu’il pourrait s’agir de prestidigitation ou de manœuvre malhonnête, en raison là encore des différents sens du mot manipulation, ’’maniement’’ au sens propre, c’est – à – dire action effectuée manuellement ; ‘’manœuvre’’, ‘’bricolage’’, ‘’tripotage’’ voire ‘’emprise occulte’’.
    Un mot sur l’obtention d’une variété OGM:
    Avant d’être proposée aux agriculteurs, une plante GM passe par différentes étapes destinées à s’assurer de son efficacité et de son innocuité pour l’environnement et la santé humaine. Créée en laboratoire, où sont effectués des tests in vitro sur les insectes et sur la toxicité des protéines générées par le gène introduit dans la plante, la variété est ensuite expérimentée au champ pour étude de son comportement et de ses interactions avec le milieu. Des essais qui doivent être, en principe, autorisés par les États et donnent lieu à des protocoles rigoureux pour éviter ou limiter la contamination des autres plantes.
    La mise sur le marché des semences est la dernière étape qui requiert elle aussi une autorisation. En vertu du principe de précaution nettement posé par le protocole de Cathagène, les pays peuvent refuser l’introduction d’OGM sur leur territoire, que ce soit pour des expériences, des cultures ou dans les produits alimentaires
    Une chose vraie qu’à l’époque de José B,la France devrait faire le choix entre l’énergie nucléaire et les OGM. La France via José B et compagnie a opté pour l’énergie’ nucléaire qui pose aujourd’hui problème. Et les OGM ont été diabolisés..Il avait une main noire dernière ça. Les commandos verts , comme on les appelait ou on les appelle encore, n’ont pas d’arguments scientifiques pour incriminer les OGM. Il y a à boire et à manger dans cette histoire d’OGM en France.Ses actions, bien que malveillantes, continuent à faire tache d’huile.

  8. Pourquoi Oxfam soutient les activistes de pommes de terre
    Régulièrement, dans la presse, les OGM sont présentés comme des outils miracles contre la faim. Les OGM permettraient d’augmenter les rendements parce que, génétiquement, ils résistent mieux aux maladies, pesticides, à conditions climatiques extrêmes. Un tel raisonnement ne tient pas compte du fait que la faim est la conséquence d’une pauvreté et pas la conséquence d’un manque physique de nourriture. Selon l’agence mondiale pour l’alimentation et agriculture (la FAO) nous produisons largement assez d’aliments pour nourrir 10 milliards de personnes. Le problème se situe dans la deuxième dimension de la sécurité alimentaire: l’accès économique à la nourriture. Les gens doivent avoir assez de moyens financiers pour pouvoir acheter la nourriture disponible. Autrement dit, la faim n’est pas un problème technique mais plutôt un problème politique.

    En réalité, l’idée que les OGM sont nécessaires pour nourrir le monde cache une autre réalité, celle du contrôle de notre système alimentaire, de la semence jusqu’ à nos assiettes. L’enjeu est bien évidemment le profit. Six entreprises du secteur agro-industriel possèdent ensemble 75% du marché global des pesticides. Quatre sont responsables pour la moitié de la vente globale des semences. Des brevets et licences sur les OGM leur garanti le monopole de la vente de certaines semences. Le pouvoir de marché de ces entreprises est énorme et leur permet de déterminer les prix qui leur conviennent, de façon totalement inéquitable pour les producteurs. Les paysans sont progressivement piégés dans un jeu où les coûts de productions ne font qu’augmenter, alors que la valeur de leur production, elle, ne fait que baisser.

    La question fondamentale qui devrait se poser au lancement de tout programme de recherche est celle de savoir à qui elle profitera : les petits paysans ou les grosses entreprises qui maitrisent déjà largement notre système alimentaire ? Quels intérêts sont les plus forts? Les intérêts de qui? Et qu’en est-il des paysans pauvres du Sud, qui n’ont de toute façon les moyens de se payer de telles semences et les intrants qui leur sont associés ? Les OGM permettent-ils réellement de lutter contre cet état de fait ?

    Par leur action, les activistes ont permis de rappeler que ce sont de telles questions que le développement des OGM pose. Par leur action ils ont poussé la société de chercher des réponses à ces questions. Leur action doit être explicitement considéré comme une intervention politique, pas comme un acte criminel.

    Leur action est citoyenne et mérite d’être soutenue, pas poursuivie en justice

    Pour ces raisons Oxfam-Magasins du monde soutient les activistes

  9. Une certaine justice a choisi son camp, celui du fric et des puissants, et pas celui du bien-être de l’humanité et de la vue à long terme. Elle emprisonne des “désobéissants civiques” et en même temps libère des gens qui ont tué ou violenté d’autres.
    Pas besoin des OGMs pour nourrir le monde (qu’ils fassent de la recherche fondamentale en labo mais pas à l’air libre…).
    Les OGMs sont un prétexte pour vendre des pesticides cancérigènes et soumettre les agriculteurs. Il suffit de ne plus gaspiller les ressources, de maintenir et même renforcer l’agriculture paysanne pour relever le défi de nourrir la population mondiale. Nos ancêtres d’avant guerre avaient réussi ce défi. Ne laissons pas les multinationales et les labos s’emparer du droit de nourrir l’humanité. La justice les condamnera-t-ils quand ils auront rendu les gens malades à cause des OGMs ? Non bien sûr.
    Les OGMs ce n’est que du marketing/business ou au mieux du défi scientifique, sûrement pas de la philanthropie, ne nous faites pas rire.

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