Le commerce équitable favorise le travail décent et l’égalité des genres sur le lieu de travail

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Oxfam-Magasins du monde et WFTO mobilisent les organisations de Commerce Equitable pour célébrer et défendre ensemble les droits des femmes, sans lesquels il ne peut y avoir de justice sociale globale. Par cette campagne internationale, nous invitons les quelques 400 organisations membres à partager les initiatives qu’elles mettent en place chaque jour pour défendre les droits des femmes, et renforcer leurs capacités dans le cadre d’un travail décent et équitable.

En 2017, la lutte pour l’égalité des droits entre femmes et hommes au travail est loin d’être terminée. Les rapports récents d’ONU Femmes1 montrent que, même s’il a largement été prouvé que la participation des femmes aux activités économiques est un facteur de croissance, les freins qui les excluent ou les invisibilisent du marché du travail restent nombreux. Les femmes continuent d’être la cible de multiples formes de violences et discriminations dans le monde du travail, basées sur des constructions culturelles et sociales.

Face à ce constat, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Oxfam-Magasins du monde, WFTO Global et son bureau régional WFTO Europe, renouvellent d’une seule voix le message de la campagne Fairchances, et mobilisent les organisations de Commerce Equitable pour célébrer et défendre ensemble les droits des femmes, sans lesquels il ne peut y avoir de justice sociale globale.

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Par cette campagne internationale, nous invitons les quelques 400 organisations membres à diffuser le poster de campagne à travers leurs réseaux, et à partager, à l’aide de témoignages, les initiatives qu’elles mettent en place chaque jour pour défendre les droits des femmes, et renforcer leurs capacités dans le cadre d’un travail décent et équitable.

Ces histoires témoignent d’un commerce équitable engagé à construire un monde où les femmes ont les mêmes opportunités que les hommes au travail, et un rôle à jouer à l’égal des hommes dans la vie économique, politique et publique. Oxfam-Magasins du monde, WFTO et le reste de ses membres s’engagent à continuer d’avancer avec la même force et conviction dans cet agenda, en vue d’un développement plus égalitaire et durable.

Retrouvez toute l’actualité de cette campagne internationale, et intervenez sur le site du WFTO.

Portrait de Pooja Tendulkar

A l’occasion de la campagne internationale Fairchances, et de la journée internationale des droits des femmes, nous partageons le portrait de Pooja, une femme engagée dans la construction d’un monde plus durable et égalitaire.

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Jeevika, un fournisseur de Sasha basé à Calcutta, fournit des services de support légal aux femmes victimes de violence, à l’aide d’un groupe de professionnelles et de volontaires appelé «unité de réponse rapide». C’est à un tel groupe qu’a fait appel Pooja en 2002, suite à des violences que lui a fait subir son mari. Issue d’une famille pauvre, elle a dû arrêter l’école à 14 ans et se marier à 15. Face aux violences, elle décide de rejoindre son père, en emmenant son petit garçon. «J’ai bien été voir la police, mais l’officier en charge a commencé à questionner mon comportement. Je n’ai pas insisté, et j’ai été voir une amie qui travaillait pour l’unité de réponse rapide de Jeevika. C’est comme cela que j’ai commencé à suivre une formation».

Bénéficiant d’un avocat gratuit, la jeune femme porte son cas en justice, malgré les supplications de son mari, alors remarié avec une autre femme. Elle dépose plainte pour viol et sollicite une pension alimentaire ainsi que la garde de son enfant. «J’ai fini par gagner, après 11 ans de procès et de nombreux pourvois en appel. Mais j’ai dû travailler très dur pour m’en sortir. La nuit dans le business de mon père, à préparer du riz soufflé, le jour à coudre, tout en suivant les formations de Jeevika et en m’occupant de mon garçon et de mon frère handicapé. Je n’ai pas eu beaucoup de support autour de moi. Les gens me disaient que les hommes étaient comme cela, qu’il fallait l’accepter».

Aujourd’hui, la jeune femme est régulièrement invitée à des débats, pour présenter son cas et discuter des recours légaux afin de combattre la violence contre les femmes. «Quand je pense à tout cela, je me sens très fière. Malgré le peu d’éducation que j’ai reçu, je suis maintenant capable de parler en public, à la télévision même! De suspicieux, mon entourage est devenu admiratif. Je suis également très reconnaissante envers Jeevika, qui m’a permis de mener ce combat pendant toutes ces années».

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