Éducation permanente, langage et égalité de genre

Le langage que nous utilisons traduit notre manière d’être au monde et d’agir sur celui-ci. Réfléchir sur le langage est donc une façon de lire le monde avec une grille de lecture critique, ce qui est un des rôles de l’Education Populaire ou Permanente. Parmi les enjeux de société que ce type de « décodage » fait apparaître, l’un des plus flagrants est celui du genre. Comment interpréter, voire contourner, la fameuse règle grammaticale « le masculin l’emporte » ? Oxfam-Magasins du Monde se devait de se pencher sur cette question et de définir la meilleure façon de la résoudre dans ses différentes communications.

Introduction

Le langage que nous utilisons traduit notre manière d’être au monde et d’agir sur celui-ci. Paolo Freire (1921-1997), éducateur brésilien reconnu comme l’un des parents de l’Education Populaire latino-américaine, l’avait bien compris. A la fin des années 40, à une époque où il était demandé à la population brésilienne de savoir lire et écrire pour pouvoir voter aux élections présidentielles de son pays, Paolo Freire expérimentait une nouvelle méthode d’alphabétisation qu’il avait conçue, destinée aux adultes marginalisés (provenant principalement du monde ouvrier et agricole). Par le biais d’images illustrant des scènes de leur vie quotidienne, les femmes et les hommes  apprenants, réunis en « cercles culturels », étaient invités à nommer les éléments qui composaient ces images, à les décrire, et à en soustraire une réflexion sur les situations d’oppression et d’injustice dont ils étaient victimes. Les mots utilisés par les apprenants servaient de matière première pour apprendre à lire et à écrire sur la base d’une situation très concrète qu’ils analysaient en groupe. Ce faisant, ils étaient en mesure d’intervenir collectivement pour la transformer.

Comme l’illustre le travail précurseur de Paolo Freire, un des enjeux de l’Education Populaire ou Permanente est de développer les capacités des individus à regarder le monde avec une grille de lecture critique,  pour mieux comprendre les relations de pouvoir qui s’y jouent, et les transformer. Le langage est en ce sens un outil de travail précieux. Rien de surprenant alors qu’Oxfam-Magasins du monde, mouvement belge d’Education Permanente, s’intéresse et s’interroge sur la question du langage inclusif ou non-discriminatoire. Écrire l’histoire de son mouvement passe par la prise en compte des histoires plurielles qui en font le récit. Après quelques tâtonnements, l’association s’est aujourd´hui positionnée sur la question. Cette analyse dresse un état des lieux des constats incontournables recueillis auprès de différentes sources documentaires belges, françaises et canadiennes sur le sujet, ainsi que des solutions existantes pour communiquer en prenant en considération la dimension de genre, et rend compte du positionnement d’Oxfam-Magasins du monde en la matière.

De la nécessité incontournable de donner leur place aux femmes dans le langage

Un premier constat relevé dans la documentation existante en matière de langage non-discriminatoire soulève la nécessité de rendre davantage visible la place qu´occupent les femmes dans la société et dans l´Histoire, à travers le langage.

Le langage est le lien premier des individus à la culture qui les fabrique, et sur laquelle ils agissent tout le long de leur existence. A travers ses règles et ses codes, le langage est l’expression d’une culture et des relations de hiérarchie et de pouvoir qui la caractérisent. La langue révèle les désirs de domination et les dominations réelles d’une personne sur une autre, ou d’un groupe sur un autre. À titre d´exemple, dans son ouvrage de 2007 intitulé L´invention du Tiers-Monde1, l´anthropologue colombien Arturo Escobar démontre, en plus de 400 pages, combien l´expression « Tiers-Monde » est une combinaison conceptuelle et linguistique construite pour servir les intérêts économiques des pays industrialisés du « Nord », envers des pays « sous-développés » ou « en voie de développement » du « Sud ».

La langue est en ce sens politique, et devient une matière de travail à part entière. Les campagnes d’alphabétisation pour adultes portées entre les années 50 et 80 par les acteurs de l’Education Populaire et de la Théologie de la Libération en Amérique Latine ont largement démontré l’enjeu politique de la maitrise de la langue. En apprenant la lecture et l’écriture de leur langue – ou tout du moins de la langue nationale officielle – , les adultes retrouvaient un pouvoir de décision et d´action sur leur environnement direct. Ils participaient à la (ré)écriture de l’histoire de leur pays à plusieurs voix.

Dans une de ses interventions2, l’écrivaine féministe nigérienne Chimamanda Ngozi Adichie rejoint ce point en soulignant le danger de définir le monde selon une seule et même histoire universelle, blanche, capitaliste et patriarcale. Elle défend l’importance de le raconter au pluriel, pour ne pas faire le jeu des dominations politiques et culturelles, d’une race sur une autre, d’un sexe sur l’autre. En effet, un des lieux d’exercice du pouvoir – que retranscrit la langue – est celui des différences basées sur le sexe et le genre. Pourtant, la langue n’est pas sexiste en soi, c’est bien l’usage que l’être humain en fait qui dresse des hiérarchies entre hommes et femmes.

Les luttes féministes ont fortement contribué à ce que l’Education Populaire ait, avec le temps, pris davantage en compte la question spécifique de la place des femmes dans la société, et de leurs droits.

Un second constat dressé est que la langue est vivante, elle évolue. Illustration de cela : on s’étonne souvent des nouveaux usages que font les jeunes générations de mots anciens, oubliés ou venus d’ailleurs. Dans la dernière édition du  Dictionnaire historique de la langue française , parue le 20 octobre 2016, on trouve des nouveaux mots en verlan, des anglicismes, ou encore du créole martiniquais. On y retrouve par exemple le mot « daron » ou « daronne ». Ce mot d’argot qui signifie «père» ou « mère » était déjà d’usage au 18e siècle, et portait la même signification.

Dans un autre registre, dans l’Antiquité et jusqu’au 18e siècle était d´usage la règle de la proximité (y compris par les membres de l’Académie Française), qui permettait d’accorder l’adjectif et/ou le participe passé au nom le plus proche, et non pas systématiquement au masculin. Ainsi, il n’aurait pas été surprenant de lire par exemple « les ouvriers et ouvrières se sont mobilisées pour leurs droits à l´annonce de la fermeture de la filature ».

Ces exemples nous démontrent que les règles et les usages que les êtres humains font de la langue peuvent changer au fil du temps. Et c’est ce que demandent de nombreuses intellectuelles à l’Académie Française, comme Eliane Viennot, professeure émérite de littérature française de la Renaissance à l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne, France), et militante féministe. Eliane Viennot appelle à l’intuition dans l’usage de la langue. Pour elle, il serait plus logique de s’adresser au féminin à une assemblée composée aux trois quarts de femmes (ou vice-versa).

Cela demande cependant d’être averti·e du cadre culturel dans lequel la langue s’inscrit, fortement patriarcal en ce qui concerne la langue française. Les membres de l’Académie Française se montrent réticents à formaliser un langage inclusif. A défaut d’avancées de cette institution en la matière, toute transformation des règles grammaticales en vigueur relève aujourd´hui d’une invention. Il n’y a donc pas une manière de dire et d’écrire de manière égalitaire, mais plusieurs. Toutes présentent des avantages et des inconvénients, mais elles sont nécessaires pour mieux illustrer les changements de notre monde et tenter de les intégrer au dictionnaire, comme le font les jeunes à leur manière.

Voyons alors les principales solutions apportées par les intellectuelles et les organisations qui réinventent le langage avec des lunettes genre.

Les solutions : plus que féminiser la langue, arrêter de la masculiniser !

La Rédaction du magazine féministe belge Axelle résume bien la question autour du langage inclusif en affirmant, dans un article de décembre 2016, que ²la question n’est en réalité pas tant de féminiser la langue que d’arrêter de la masculiniser². Le problème ne se pose généralement pas lorsqu´il s’agit de nommer une femme ou un ensemble de personnes composé exclusivement de femmes (ou l’inverse), mais plutôt lorsqu´il est question de désigner un ensemble mixte, composé donc de femmes et d´hommes.

Globalement, on retrouve trois types de solutions proposées dans la documentation existante:

  • Utiliser le masculin générique, conformément à la règle de grammaire. Une option à ne pas mettre systématiquement à la poubelle selon Le Conseil de la langue française et de la politique linguistique3, car selon lui, elle « assure une économie appréciable dans la rédaction, sans compromettre la lisibilité des textes et sans être nécessairement chargée de valeurs sexuellement discriminantes.»
  • Déroger au masculin générique
    1. en favorisant le pluriel sur le singulier (ex : les députés plutôt que le député), et le collectif sur l’individuel (ex : l’équipe, le personnel…) ;
    2. en utilisant un vocabulaire non sexiste, par exemple en employant les mots et adjectifs épicènes4(exemples de mots épicènes : responsable, bourgmestre, enfant, élève, spécialiste, ministre, dentiste, membre…/ exemples d’adjectifs épicènes : intrépide, apte… etc.). Dans ce cas, il est conseillé de bien veiller à toujours accorder les accompagnateurs du mot (déterminants, adjectifs, participes,) selon la règle d’accord en genre et en nombre. Certaines organisations font cependant le choix de féminiser les accompagnateurs d’un mot épicène, pour désigner un groupe mixte composé majoritairement de femmes ;
    3. en utilisant des tournures impersonnelles (ex : « la formation a permis aux bénévoles de renforcer leurs connaissances sur leurs droits », plutôt que « les bénévoles formé.e·s sont de plus en plus conscient·e·s de leurs droits ») ;
    4. en ayant recours aux pronoms indéfinis: « on, personne, quiconque… » (ex : « quiconque souhaite participer à l’atelier / les personnes désirant participer à l’atelier » plutôt que « celles et ceux qui souhaitent participer à l’atelier… »
  • Souligner la présence des femmes dans le groupe mixte
    1. en les nommant explicitement (ex : « les bénévoles, femmes et hommes, sont invités à s’exprimer sur le sujet) ;
    2. en utilisant des doublets complets, cette solution est conforme à la règle de grammaire française. (ex : « les enseignants et enseignantes sont en grève depuis eux semaines ») ;
    3. en utilisant des doublets abrégés5 (par des typographies inclusives : le point médian ou suspendu, le point simple, le tiret, le slash…).  Aucune de ces inventions typographiques n’est idéale selon le Conseil de la langue française et de la politique linguistique, qui recommande de les utiliser avec parcimonie, surtout dans les textes longs. A chaque organisation de faire son choix, donc. La parenthèse est cependant souvent décriée (mettre les femmes entre parenthèse ne fait pas bon genre !) ;
    4. employer le féminin/masculin générique : utiliser le genre de la majorité des personnes du groupe, pour indiquer que l’autre genre n’est pas ou peu représenté ou concerné, ou tout simplement pour représenter une réalité telle qu’elle est genrée (ex: pères fondateurs, propriétaires terriens, les bénévoles sont invitées à l’Assemblée Régionale…). C’est le choix qu’a fait la Rédaction d’Axelle, par exemple6;
    5. réactiver la règle de proximité qui permet d’accorder l’adjectif et/ou le participe passé au nom/sujet le plus proche, et non pas systématiquement au masculin (voir chapitre précédent). (ex : « les garçons et les filles sont venues nombreuses au concert »).

Pas de solution idéale

A défaut d’avancées de l´Académie Française en matière de langage non discriminatoire, les dérogations et inventions grammaticales citées plus haut présentent inévitablement des limites et des contraintes.

Par exemple, le fait d’appuyer les différences (en nommant et en doublant, par exemple), tend à attirer l’attention de l´œil sur le reste du texte,  et, toujours selon le Conseil « donne la latitude  d’interpréter les autres masculins comme renvoyant seulement à des hommes ». C’est typiquement le cas rencontré lors du lancement en ligne du  « gift finder » par Oxfam-Magasins du monde à l´occasion des fêtes de Noël 2016. La plateforme proposait des profils-type pour faciliter à ses client·e·s le choix de ses cadeaux, selon les goûts de la personne qui les recevrait. Toutes les catégories (“un ado”, “un aventurier”, “un super hôte”, etc.) étaient proposées au masculin, sauf une : “un(e) shopping addict”. Cela a provoqué la réaction d´une cliente qui a déploré l´exclusivité du féminin à cette catégorie précise, qui tendrait plutôt à « renforcer le stéréotype de la femme accro au shopping » alors que « ce n’est pas en accord avec le combat [de l´association, ndlr] contre les stéréotypes de genre ». Sans compter que l´utilisation des parenthèses n´est pas recommandée, comme il a été expliqué plus haut.

A l’inverse, effacer les différences (par l’usage des pluriels et des mots épicènes par exemple), relève d’un exercice intellectuel intéressant et contourne bien des difficultés, mais s’il ne discrimine pas,  il ne rend pas non plus davantage visible les femmes et leur réalité dans une situation donnée.

Et si permettre au masculin de l’emporter ne montre pas qu’il existe aussi des femmes dans le groupe, l’inverse est tout aussi vrai.

Ce dilemme rencontré dans la pratique du langage non-discriminatoire (entre le fait de souligner la présence des femmes dans le groupe mixte, ou d´utiliser un générique) rappelle certains conflits entre les différentes théories féministes, sur la manière de traiter la différence entre les sexes : est-il plus efficace de souligner les différences entre femmes et hommes pour atteindre une égalité en droits, ou au contraire de les effacer ? Ou bien encore, est-il plus efficace de déconstruire les catégories « homme/femme », « féminin/masculin », pour en créer de nouvelles où chaque individu et groupe trouve sa place ?

A ce sujet, il faut souligner que la discussion sur la question du langage inclusif ou non-discriminatoire est fortement centrée sur la dualité des genres féminin et masculin. Or, de nombreuses personnes et groupes ne s’identifient pas à cette représentation binaire des genres et du monde. L’effort de visibilisation systématique des unes à égale mesure des autres peut donc renforcer l’invisibilité des personnes qui ne désirent pas s’identifier à un genre particulier. Le courant féministe queer7 s´attache ainsi à construire des nouvelles catégories qu´il considère plus représentatives des identités plurielles de genre et de sexualités qui composent notre monde. Il a ouvert un champ d’expérimentations autour de la création d’un langage non-genré, qui fait également bouger les lignes de la linguistique. Ainsi, le mot « toustes » plutôt que « toutes et tous », a fait son apparition ces dernières années dans le mouvement militant LGBTI et Queer.

Les incontournables

Il faudra souvent combiner les différentes formes décrites plus haut, faire preuve de créativité, inventer parfois pour communiquer sans discriminer un genre au profit d´un autre, et non pas s’en tenir au strict respect des usages consacrés par l’Académie Française.

Certains points font cependant consensus entre les différentes sources étudiées, notamment sur les usages relatifs aux noms de métiers. Lorsque plusieurs formes sont envisageables, le Conseil de la langue Française et de la politique linguistique de la Fédération Wallonie-Bruxelles recommande de prioriser la version plus féminine (Ex : « une ingénieure » plutôt que « une ingénieur » ; « une designeuse » plutôt que « une designer »). Le Guide de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre de la Fédération Wallonie Bruxelles8 (2014) offre une liste détaillée des usages possibles en matière de noms de métiers.

Il est également préférable d´employer l’ordre alphabétique lors d’une énumération de membres d’un groupe (même dans un texte), et de présenter intégralement l’identité des femmes et des hommes, dans le même ordre, notamment dans les bibliographies.

Il est enfin important de ne pas réserver aux femmes les questions sur leur vie personnelle et privée, et  de veiller à équilibrer le nombre de femmes et d’hommes représentés dans les textes et dans les visuels, tout en évitant les raccourcis sexistes.

Le choix d’Oxfam-Magasins du monde sur la question

Pour Oxfam-Magasins du monde, travailler sur sa communication est un enjeu d’Education Permanente. Cela implique la reconnaissance et la prise en compte des histoires plurielles qui font le récit de la société, et de son mouvement. Par conséquent, travailler sur son langage corporatif est un engagement politique, qui traduit sa manière d’être au monde et les liens de pouvoir et de domination que l´organisation dénonce, notamment entre hommes et femmes. Se positionner sur la question du langage inclusif est une manière d’agir sur la réalité qui l´entoure, conformément au principe du commerce équitable qui défend l´égalité des genres et la non-discrimination.

Certains tâtonnements ont par ailleurs rendu nécessaire ce travail, pour veiller à plus de cohérence entre les projets éducatifs et commerciaux de l´organisation (exemple du gift finder).

Aussi, plus que de féminiser ses communications, il est question pour Oxfam-Magasins du monde de veiller à ne plus les masculiniser. Par cette affirmation, l´organisation souligne son souhait d´accorder la même importance aux femmes et aux hommes qui composent son mouvement, un mouvement mixte qu´elle désire diversifier autant que possible.

Après avoir parcouru différentes documentations françaises, belges et canadiennes sur le sujet, et revu ses basiques de la grammaire française, le groupe de travail chargé de se pencher sur la question9 a trouvé un consensus sur un cadre minimum, sorte de « b.a.-ba du langage inclusif chez Oxfam-Magasins du monde ».

Ainsi, lorsqu’il s’agit de désigner un ensemble mixte, composé de femmes et d’hommes, l´auteur·e devra :

En priorité, détourner le masculin générique par le vocabulaire et la grammaire. Voici les pistes préconisées :

  • Favoriser le pluriel sur le singulier, et le collectif sur l’individuel;
  • Favoriser un vocabulaire non sexiste : par exemple en employant les noms et adjectifs épicènes, tout en veillant à toujours accorder les accompagnateurs du mot (déterminants, adjectifs, participes) selon la règle conventionnelle d’accord en genre et en nombre ;
  • Recourir aux tournures impersonnelles ;
  • Recourir aux pronoms indéfinis.

SI aucun détournement du masculin générique n’est satisfaisant, et/ou si l´auteur·e souhaite souligner la présence des femmes dans le groupe mixte, il a été décidé d’utiliser des doublets longs (ex : productrices et producteurs ont uni leur voix pour réclamer le retour à leur terre) ou abrégés. Dans ce dernier cas, le point final ou médian a été retenu (ex : « Les artisan·e·s  se sont réunis en coopérative pour être plus forts ensemble»). Le « slash » sera utilisé pour les suffixes plus complexes, notamment ceux qui se déclinent en « trice » au féminin et « teur » au masculin (ex : producteur/rice).

Eviter les énumérations qui alourdissent les textes (ex : Citoyen·ne·s consommateurs/rices, agriculteurs/rices et artisan·e·s se sont réunis autour de la table pour actualiser les principes du commerce équitable).

Dans tous les cas, lorsqu’il est question d’un groupe mixte, les accompagnateurs du mot (déterminants, adjectifs, participes,) seront accordés selon la règle en vigueur d’accord en genre et en nombre.

Les cas qui ne trouvent pas réponse dans ces lignes directives suivront le traitement conventionnel de la règle grammaticale en vigueur, à savoir le masculin générique.

Estelle Vanwambeke

Blibliographie

 

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  1. Arturo Escobar, La invención del Tercer Mundo Construcción y deconstrucción del desarrollo (2007).  Fundación Editorial El perro y la Rana, Caracas.
  2. Chimamanda Ngozi Adichie , The Danger of a single Story. Ted Talks du 07 octobre 2009, vidéo récupérée le 19 juillet 2017
  3. Le Conseil de la langue française et de la politique linguistique est un organisme consultatif chargé d’émettre, à l’intention de la ou du ministre qui a la politique linguistique dans ses attributions, des avis sur toute question relative à la langue française et à la francophonie, de veiller à l’évolution de la situation linguistique de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de proposer toute action de sensibilisation susceptible de promouvoir la langue française et les autres langues. Avec le Service de la langue française, il assure également la coopération avec le réseau OPALE, Organismes francophones de Politique et d’Aménagement linguistiques de France, Québec, Suisse romande et Fédération Wallonie-Bruxelles.
  4. Les mots épicènes sont des mots invariables en genre, mais variables en nombre. Ils s’emploient au masculin comme au féminin sans changer de forme. Pour plus d’information voir : La communication non sexiste. Guide pratique et réflexif autour d’un langage non-sexiste » – Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial, avec le soutien  de la FWB, 2016. (pp 32)
  5. Voir la liste des formes tronquées ou doublets abrégés, leurs aspects positifs et négatifs, dans : La communication non sexiste. Guide pratique et réflexif autour d’un langage non-sexiste » – Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial, avec le soutien  de la FWB, 2016. (pp 43)
  6. Vers une grammaire féministe dans votre magazine. Magazine Axelle, décembre 2016
  7.  Théorie qui critique et déconstruit le rapport binaire (homme/femme) dans la définition des genres, des sexes et des sexualités.
  8. À partir de la page 30
  9. Début 2017, Oxfam-Magasins du monde a mis en place un Groupe de Travail Genre chargé de i) construire la politique genre de l’organisation;  ii) conseiller, donner son avis en matière d’intégration de l’approche Genre dans les productions et les projets de l’organisation; et iii) assurer une veille sur la mise en application de la politique genre au sein des différents projets et des services. Le Groupe de Travail s’est réuni le 07 juin 2016 pour définir le contenu d’un référentiel « langage inclusif» propre à l’organisation.

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