Quelle place pour un projet d’Education à la Citoyenneté Mondiale et Solidaire (ECMS) dans les écoles à pédagogie active ?

Que pense-t-on des projets d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire comme celui des Jeunes Magasins Oxfam, dans les écoles dites à pédagogie active (Freinet, Decroly, Montessori, etc.) ? La façon dont ces projets sont organisés et intégrés dans les cours est-elle différente de ce qui se passe dans les écoles à pédagogie plus classique ? Petit tour d’horizon aboutissant à quelques suggestions.


Ce n’est pas un secret, la Belgique figure parmi les mauvais élèves européens en termes de reproduction des inégalités dans l’enseignement. Loin de servir d’ascenseur social, l’école renforce les inégalités déjà présentes au sein de la société et l’échec scolaire reste de mise pour les classes sociales les moins favorisées. Pour certain·e·s, l’école traditionnelle ne remplit pas ses missions. Dès lors, on voit régulièrement apparaître, en Wallonie et à Bruxelles, quelques écoles à pédagogie alternative pour l’enseignement primaire comme secondaire. Cependant, l’ensemble de ces écoles, même si elles connaissent un certain essor ces dix dernières années, restent des exceptions dans le paysage scolaire belge.

Dans son mémoire La pédagogie active appliquée dans les classes de langues modernes, Ariane Halleux explique qu’« il est relativement difficile de définir la part d’écoles actives présentes dans le paysage scolaire belge. Bien qu’il soit évident que les écoles secondaires actives ne représentent qu’une très faible part des écoles secondaires belges, il est important de se rendre compte qu’elles existent bel et bien et que la demande pour de telles écoles est croissante (étant donné que de nouveaux établissements sont créés d’année en année). » Parfois elles sont estampillées du nom d’un pédagogue particulier, comme les écoles Freinet, Montessori ou Decroly par exemple, parfois elles combinent et picorent des principes et des méthodes chez les divers pédagogues.

Certains les adorent, y voient une manière d’enseigner proche du développement et de l’intérêt des enfants, efficace pour ne laisser personne au bord du chemin. D’autres les décrient, trouvant que ces écoles « bobo », souvent privées donc chères, ne font pas leur preuves en terme d’efficacité ni de réduction des inégalités sociales. L’article ici n’a pas pour objectif de départager les deux camps, mais plutôt de voir comment se vit l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire (l’ECMS) dans ces écoles, particulièrement le projet Jeunes Magasins Oxfam. Les jeunes vivent-ils l’éveil à la citoyenneté de la même manière dans des écoles traditionnelles que dans les écoles alternatives ?

Qu’est-ce qu’une école à pédagogie active ? 1

Un article de la RTBF « Le retour des pédagogies alternatives : quand l’école se réinvente », explique que les écoles actives « se présentent comme des alternatives au modèle classique qui privilégie la relation enseignant-savoir et la forme du cours magistral. Ces nouvelles pédagogies se recentrent au contraire sur l’enseigné ». Une école active est donc une école dont l’élève est le cœur, moteur de son apprentissage, guidé par des adultes qui ont un rôle d’accompagnants.

Les écoles à pédagogie alternative s’inspirent principalement de grand·e·s pédagogues comme Montessori, Freinet, Steiner-Waldorf et Decroly. Dans un article intitulé « Faut-il renoncer aux pédagogies actives ? », Olivier Mottint, membre de l’association belge APED (Appel pour une école démocratique), explique que ces différents pédagogues ont tout de même leurs propres spécificités, il faut donc être prudent quand on englobe les pédagogies actives sous un même nom. Cependant, il estime que quelques tendances communes peuvent être aisément dégagées:

« – l’insistance mise sur l’activité — principalement inductive — de l’enfant dans le processus d’acquisition des connaissances. Cette activité de l’enfant est conçue comme une démarche d’exploration de l’environnement, de tâtonnement, de recherche, de production qui doit mener à une découverte par l’enfant des lois, des principes, des règles, des savoirs et des procédures. Ceci s’oppose fermement à l’enseignement « traditionnel », « magistral », qui place les élèves dans une posture d’écoute, dénoncée comme étant passive, ou dans une posture de reproduction/répétition jugée mécanique des procédures que l’enseignant a précédemment exposées ;

la mise en exergue des centres d’intérêts des enfants ou des jeunes, de leur « nature », de leurs besoins. Les activités scolaires doivent rencontrer la nature profonde de l’enfant ou du jeune, être fonctionnelles, fondées sur leurs motivations naturelles et spontanées, sur les problèmes et les objets qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne ;

la recherche d’une autonomisation des élèves, notamment par l’élaboration de contrats, par l’utilisation de fichiers individualisés, par la conduite de projets, par leur participation à la gestion de la vie de classe et plus généralement par le statut d’acteurs qui leur est accordé dans les apprentissages. »

La Ligue de l’Enseignement abonde dans le même sens « Si chaque école a ses propres spécificités, on distingue, malgré tout, des caractéristiques communes, telles que: centrer l’enseignement sur l’élève et non sur les contenus des cours, donner une place active et participative à l’élève dans l’élaboration de ses apprentissages, favoriser au maximum l’autonomie des élèves, développer la créativité, la confiance en soi et l’esprit d’initiative de l’enfant, s’adapter à la forme d’intelligence particulière et aux rythmes de chaque apprenant, s’adapter au rythme de chacun et, enfin, renoncer aux systèmes de cotation (note, classement…) pour bannir tout esprit de compétition au sein de l’école ».

Quelques spécificités des écoles alternatives interrogées

Dans le cadre de cette analyse, nous avons eu des entretiens avec Renaud Lecocq, éducateur à l’Ecole secondaire plurielle maritime à Molenbeek-Saint-Jean, avec Tanguy Pinxteren, directeur du lycée intégral Roger Lallemand à Saint-Gilles et avec Laurence Moraux professeure à l’Athénée Léonie Waha de Liège. Ces trois personnes encadrent au sein de leurs écoles un projet d’ECMS proposé par Oxfam-Magasins du monde : un Jeunes Magasins Oxfam (JM-Oxfam).

Renaud Lecocq nous explique que l’école secondaire plurielle maritime est une école de l’enseignement officiel qui existe depuis deux ans et se trouve à Bruxelles, à Molenbeek-Saint-Jean. Il nous parle de deux spécificités dans son école : d’une part la pédagogie, qu’il décrit comme active, avec l’influence de Freinet et de Decroly que les professeurs n’hésitent pas à combiner. Ils travaillent autour d’un thème défini au début de l’année, volontairement large comme « écologie et consommation » ou « protection et défense ». Il n’y a pas de manuel scolaire, les professeurs construisent leurs cours autour du thème, en partant des représentations des élèves comme point de départ. L’autre spécificité, c’est l’accessibilité dans un quartier dit défavorisé. Ils ont voulu construire une école différente dans un quartier où ce type d’établissement n’existait pas, avec le plus de gratuité possible et de mixité sociale.

Le lycée intégral Roger Lallemand, a été créé en septembre 2017 à Bruxelles (Saint-Gilles), sous l’impulsion de la commune qui voulait une nouvelle école secondaire et d’une asbl, « les pédagonautes ». Cette école communale se veut accessible et mixte, aussi bien culturellement que socialement. Tanguy Pinxteren, directeur de l’école, nous explique qu’une des spécificités, c’est le décloisonnement des matières : les cours sont préparés par les différents professeurs ensemble, pour intégrer les différents aspects d’un sujet de manière transversale. Comme dans l’école molenbeekoise, un même thème sera exploité par tous les professeurs qui aborderont les différents aspects en lien avec leur matière. Comme expliqué sur le site de l’école, « dans chaque module de cours se retrouve la matière des différentes disciplines des professeurs qui ont conçu le module. Il s’agit d’une approche « transdisciplinaire ». Elle est privilégiée afin de donner du sens aux apprentissages, de rendre compte des liens entre les disciplines et ainsi, de la complexité du monde. Le questionnement et la recherche individuelle ou collective sont mis au centre de la formation. »

Tanguy Pinxteren nous explique que le matin, les cours sont donnés par classe (le programme est respecté) en petits groupes, alors que l’après-midi, des ateliers multi-âges sont organisés, autour d’un projet mené par les élèves, avec changement toutes les trois semaines. Il insiste sur l’importance qui est donnée au travail en équipe, collaboratif, pour les membres du personnel, mais aussi en classe entre les élèves, où le mode de travail privilégié est la coopération, l’échange, la critique constructive qui passe notamment par des évaluations toujours formatives. « D’une manière générale, l’accent est mis sur l’apprendre à apprendre afin que chaque élève puisse explorer les domaines qui l’intéressent. La pédagogie active et l’organisation de l’école favorisent la transdisciplinarité et les échanges de savoirs, tout en visant l’accès aux études supérieures ».

L’athénée Léonie de Waha jouit d’une expérience bien plus longue, sachant qu’elle existe depuis déjà 20 ans au cœur de Liège, sous l’impulsion de parents qui voulaient que leurs enfants poursuivent ce type de pédagogie en secondaire. Sur leur site internet, on lit d’emblée « élèves en liberté ». La tendance pédagogique est celle de Freinet. Laurence Moraux nous explique que les professeurs utilisent parfois d’autres méthodes, mais de manière générale tout le monde se calque sur Freinet car cela donne une ligne de conduite claire.

Quelle place dans ces écoles pour les projets d’éveil à la citoyenneté, en particulier le projet JM-Oxfam ?

Bref rappel du projet JM-Oxfam

L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est définie par Acodev, la Fédération des ONG de coopération au développement, comme un processus éducatif qui vise à proposer une analyse et une réflexion critique sur les mécanismes qui régissent les relations Nord-Sud. Oxfam-Magasins du monde propose aux jeunes de 14 à 18 ans le projet Jeunes Magasins Oxfam (JM-Oxfam) dans les écoles secondaires en Belgique francophone. Les équipes JM-Oxfam (actuellement au nombre de 130), sont composées d’élèves et de professeurs qui gèrent un magasin de commerce équitable à l’école et mènent des actions de sensibilisation autour de la consommation responsable et des relations Nord-Sud. Ces équipes ont également la mission de s’organiser démocratiquement, par exemple en se réunissant de manière régulière et bienveillante. Ces équipes sont également des lieux de réflexion, de formation, d’échanges et de débats au sein de l’école pour encourager une citoyenneté critique et solidaire.

Quel est l’aspect du projet JM-Oxfam qui vous parle le plus en tant que porteur d’une pédagogie alternative ?

Renaud Lecocq, pour l’école plurielle Maritime : « Notre école veut être la plus engagée possible, pour des aspects sociaux et humains. Le projet JM-Oxfam correspond tout à fait à ces valeurs ». Même son de cloche pour Laurence Moraux, de l’athénée Léonie Waha « Les valeurs véhiculées par Oxfam sont tout à fait en accord avec les valeurs de l’école : solidarité et citoyenneté ». Tanguy Pinxteren, pour le lycée Intégral Roger Lallemand, nous dit que « les enjeux du groupe JM-Oxfam qui se trouvent derrière l’aspect vente sont en phase avec notre projet pédagogique, à savoir décrypter le monde, l’économie mondiale, la citoyenneté critique. Nous voulons que les élèves qui sortent ici soient critiques et puissent s’engager ».

D’après vous, quelles sont les différences entre mener le projet JM-Oxfam dans une école classique et dans une école à pédagogie alternative ?

Renaud Lecocq : « Nous sommes dans une école qui fonctionne par projets, les élèves présentent des dossiers qui s’étalent sur plusieurs semaines, ils ont l’habitude que du temps soit donné pour mûrir la réflexion d’un projet. Le projet JM-Oxfam qui demande du temps pour s’organiser s’y prête bien. De plus ici, il y a une effervescence qui est créée par le fonctionnement de l’école en lui-même. Dans les écoles traditionnelles, les élèves de différentes classes ne vont pas forcément se rencontrer sur des projets communs, c’est peut-être plus difficile de faire des projets entre différentes classes. »

Pour Laurence Moraux, « je ne sais pas répondre personnellement à cette question, car je n’ai jamais enseigné dans une autre école. Mais des échos que j’entends d’autres professeurs qui encadrent des JM-Oxfam dans des écoles traditionnelles, ça a l’air difficile avec les directions qui sont dans leur tour d’ivoire et ce n’est pas facile d’obtenir des autorisations pour organiser l’une ou l’autre activité avec le JM-Oxfam ».

D’après Tanguy Pinxteren, qui a été professeur encadrant le JM-Oxfam dans une école traditionnelle pendant plusieurs années « il est toujours difficile pour les profs d’aller au-delà de l’épicerie dans les écoles traditionnelles. C’est très chouette de vendre, mais ce n’est pas le but du projet. Ici, pour la sensibilisation et la formation, on dispose de plus de temps car on peut y travailler pendant les cours (on ne travaille pas sur base de manuels, mais de cours que l’on crée nous-même), on peut s’alimenter avec de la documentation d’Oxfam, et on peut vraiment réaliser les différentes missions d’un JM-Oxfam alors qu’en école traditionnelle on n’a souvent le temps et la possibilité de ne faire que l’aspect vente car les cours sont cloisonnés. Il n’y a souvent pas de cohérence avec ce qui est dit dans les cours, pas de connexion, pas de lien. Les aspects logistiques prennent déjà beaucoup de temps, il est dès lors difficile de dégager davantage de temps hors cours pour sensibiliser les autres élèves. Dans une école active, on veut rendre les élèves acteurs, qu’ils soient capables de mener une réunion, de faire un ordre du jour, gérer le temps d’une réunion, etc. Ces concepts font partie du projet JM-Oxfam et on prend le temps de le faire, les élèves sont stimulés pour porter des actions au sein de l’école. On constate qu’ils sont souvent plus impliqués, posent plus de questions sur le sens des choses et sont intéressés de mener ce genre de projet ».  

En quoi une école à pédagogie alternative facilite-t-elle un projet comme le projet JM-Oxfam ?

Renaud Lecocq : « notre école a la vocation politique de proposer une école active avec gratuité. Les valeurs de respect, de bienveillance, de tolérance sont omniprésentes, et sont bien sûr en lien avec les valeurs du projet JM-Oxfam. Dans les invariants pédagogiques de Freinet, on insiste sur l’humanisme, les élèves sont des êtres à part entière, des citoyens de notre société. Ce qui facilite également le projet, c’est la sensibilisation des élèves à pas mal de thématiques portées par Oxfam. En 1ère secondaire ils ont un cours de sciences sociales de 2h pour tout le monde où la citoyenneté est abordée. »

Pour Laurence Moraux, ce qui facilite, c’est le calendrier de l’école : « nous n’avons pas d’examens en décembre, on gagne du coup 10 journées, que l’on répartit sur l’année, une par mois, où les élèves vont travailler sur un projet au choix (il y a environ 800 élèves qui vont pouvoir travailler sur 50 projets différents) toutes les années mélangées pour permettre le lien intergénérationnel. Ce système permet d’aborder des thèmes de citoyenneté en profondeur, et de dégager du temps pour y parvenir. L’autre élément facilitateur chez nous, c’est la direction. Je ne dois quasiment pas demander l’autorisation pour participer aux actions organisées par Oxfam, je les inscris simplement dans l’agenda de l’école ». Ceci dit, Laurence Moraux pense que c’est plutôt lié à une volonté de la direction, et pas au fait que ce soit une école à pédagogie active, et elle se pose la question de savoir si toutes les écoles actives dépassent toujours l’aspect « enseigner » autrement ?

Pour Tanguy Pinxteren, ce qui facilite le projet, c’est également l’appui de la direction mais aussi le fait que toute l’équipe éducative est dans cette optique de rendre les élèves des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires (CRACS). « Il est plus facile pour les élèves du JM-Oxfam d’organiser des moments de sensibilisation pour les autres élèves car comme ces thématiques sont intégrées aux cours, il est plus facile pour les professeurs d’accepter des animations que quand tout est cloisonné. Les thématiques Oxfam sont en lien avec les modules de cours à savoir la consommation, le commerce international, le cycle de vie d’un produit etc. On a également moins de professeurs qui se plaignent que leur cours « saute » pour une animation Oxfam car le fonctionnement de l’école est plus souple mais aussi car les professeurs sont impliqués dans la constitution du programme ».

A l’inverse, en quoi une école à pédagogie alternative freine-t-elle parfois le projet JM-Oxfam ?

Renaud Lecocq : « il ne sera pas nécessairement beaucoup plus facile d’insérer des animations Oxfam, car il ne faut pas rêver les profs doivent quand même donner cours. Et en plus qui dit sorties dit coût, donc attention car l’école veut rester accessible. Par contre, le thème de l’année est un bon moyen d’entrer dans ce type de projets même si certains thèmes en sont parfois un peu éloignés. Ce serait formidable de pouvoir consacrer plus de temps à des projets transversaux, le cadre légal a malheureusement tendance à nous ramener vers des formes horaires plus terres à terres. Un autre frein, c’est l’énorme investissement qui est demandé aux membres du personnel : il n’y a pas de manuel scolaire, tout émane du professeur et de sa préparation. Il y a donc une énergie énorme qui est mise dans le travail scolaire, il reste alors peut-être moins d’énergie et de temps pour des projets connexes. »

Laurence Moraux va dans le même sens « le projet JM-Oxfam n’est pas toujours facile à mettre en œuvre car il y a déjà tellement de projets qui se font que finalement le projet JM-Oxfam est un projet parmi cinquante autres, il est un peu noyé dans la masse. Les élèves sont déjà tellement mobilisés et les professeurs aussi (ils sont loin de ne prester que 20h par semaine), il faut trouver du temps, faire des réunions toutes les semaines ce n’est pas possible. Il ne faut pas oublier non plus qu’un autre frein, c’est que ce sont souvent les mêmes élèves qui s’investissent beaucoup, ils ne sont pas que dans le JM-Oxfam mais dans plein d’autres projets. »

Conclusion

On remarque que ces trois écoles à pédagogies actives ont un ADN commun avec un projet d’ECMS comme celui d’Oxfam-Magasins du monde, à savoir l’envie de transmettre les valeurs de solidarité, l’apprentissage de l’organisation démocratique et de la participation active ainsi que la mise en capacité des élèves à réaliser des projets et à initier des réflexions sur le monde et ses inégalités pour devenir des citoyens critiques.

On peut noter également que la structuration même de ces écoles constitue un atout majeur pour le projet, une optique commune partagée par le personnel éducatif qui facilite sa mise en place. Cependant, force est de constater que les freins restent très similaires à ceux rencontrés dans les écoles traditionnelles.

En effet, on est confronté à des écoles qui débordent de sollicitations aussi bien internes (de professeurs, d’élèves, de l’association des parents, etc.) qu’externes (d’autres ONG ou asbl, …) et pour lesquelles la priorisation des projets reste un challenge. On remarque également des soucis logistiques (trouver des professeurs qui gèrent le compte en banque, trouver un local libre pour se réunir, aller chercher la marchandise au magasin Oxfam, …) souvent évoqués dans les écoles et qui compliquent la mise en œuvre du projet.

Les trois personnes interrogées nous soumettent des pistes d’amélioration pour soutenir avec plus d’efficacité encore les projets d’ECMS dans les écoles, à savoir faire mieux coïncider nos animations avec les programmes de cours mais aussi améliorer la formation continue des encadrants adultes du projet en proposant des formations reconnues dans le parcours de formation des professeurs.

Carole Van der Elst

Bibliographie

Ariane Halleux, « La pédagogie active appliquée dans les classes de langues modernes », mémoire de Master [120] en langues et lettres modernes, orientation générale, à finalité didactique, sous la direction de Fanny Meunier et Marc Romainville, Louvain-la-Neuve, Université catholique de Louvain, 2017, 137 p.

Jean-François Herbecq, « le retour des pédagogies alternatives: quand l’école se réinvente » https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-retour-des-pedagogies-alternatives-quand-l-ecole-se-reinvente?id=9690713 consulté le 14 décembre 2018 à 15h.

Olivier Mottint, « Faut-il renoncer aux pédagogies actives ? », http://www.skolo.org/CM/wp-content/uploads/2018/04/Mottint-O.-Pe%CC%81dagogies-actives.pdf, consulté le 17 décembre 2018 à 10h.

Marie Versele pour La ligue de l’Enseignement, https://ligue-enseignement.be/freinet-montessori-steiner-decroly-de-grands-pedagogues-une-autre-conception-de-lenseignement/, consulté le 14 décembre 2018 à 12h.

http://www.espmaritime.be/

http://www.atheneedewaha.be/

http://lirl.be/

 

Montrer 1 note

  1. Dans les écoles traditionnelles aussi, certains professeurs s’inspirent de méthodes actives bien entendu. Mais il sera question ici uniquement d’écoles à pédagogie alternative, et non pas de professeurs isolés dans une école traditionnelle. 

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