« Beyond chocolate » : vers un chocolat durable ?

En décembre 2018 a été signé le partenariat « Beyond Chocolate » dont l’objectif était de rendre le chocolat belge encore meilleur et plus durable, en luttant contre le travail des enfants et le déboisement et en assurant, d’ici à 2030, aux producteurs et aux productrices de cacao un revenu vital leur permettant de vivre décemment. Cette analyse revient sur les enjeux du secteur du cacao sur base du Baromètre du cacao 2018 et présente la démarche « Beyond Chocolat », son état d’avancement et les enjeux qui gravitent autour d’elle, tout en faisant le lien avec notre campagne actuelle « Derrière le code-barre ».

En décembre 2018, le secteur belge du chocolat, la grande distribution, la société civile, des investisseurs à impact social et des universités signaient, à l’initiative du vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo, le partenariat « Beyond Chocolate ». L’objectif des signataires était de rendre le chocolat belge encore meilleur et plus durable, en luttant contre le travail des enfants et le déboisement et en assurant, d’ici à 2030, aux producteurs et aux productrices de cacao un revenu vital leur permettant de vivre décemment.

Cette analyse vous propose de revenir sur les enjeux du secteur du cacao sur base du Baromètre du cacao 2018 et d’en savoir plus sur la démarche « Beyond Chocolat », son état d’avancement et les enjeux qui gravitent autour d’elle, à travers un échange avec Bart Van Besien, chargé de plaidoyer chez Oxfam-Wereldwinkels. Nous conclurons en faisant le lien entre notre campagne actuelle « Derrière le code-barre » et avec les engagements du secteur belge du chocolat.

De nombreux défis à relever

Le Baromètre du cacao 20181 fournit un aperçu de l’évolution de la durabilité dans le secteur cacaoyer et met en lumière les enjeux critiques qui ne sont pas suffisamment pris en compte à l’heure actuelle. Le constat est que malgré de nombreuses initiatives des entreprises chocolatières, il n’y a aucune amélioration dans le domaine du travail des enfants et que le problème de la déforestation est totalement hors de contrôle. Une chute brutale des prix a également fait de 2017 une année catastrophique pour les petites productions de cacao, tandis que les grandes firmes chocolatières ont prospéré. Pour les auteurs du Baromètre, le sentiment d’urgence fait encore défaut aux gouvernements et aux entreprises pour trouver des solutions globales. Il en résulte qu’il faut stimuler les acteurs de la filière et leur demander de communiquer et de discuter de ces questions cruciales. Les deux points thématiques phares de ce Baromètre sont « Garantie d’un revenu vital » et « Transparence & responsabilité » qui incluent les problèmes du travail des enfants et de la déforestation.

Travail des enfants

Selon la dernière étude réalisée par l’Université de Tulane en 20152, le travail des enfants se maintient à des niveaux très élevés dans le secteur cacaoyer, avec environ 2,1 millions d’enfants travaillant dans les champs rien qu’en Côte d’Ivoire et au Ghana. Le travail des enfants est imputable à une série de causes profondes, notamment la pauvreté structurelle, l’augmentation de la production de cacao et le manque d’écoles et d’autres infrastructures. Aucune entreprise, aucun gouvernement n’est près d’atteindre l’objectif de la filière qui vise à éliminer le travail des enfants, ni même de respecter les engagements d’une réduction de 70 % du travail des enfants d’ici 2020.

Le travail des enfants a connu une hausse avec la croissance de la production de cacao et la baisse des prix aura très probablement aussi un impact négatif sur son usage. Bien que les systèmes de surveillance et d’éradication du travail des enfants soient des approches utiles basées sur des projets, les auteurs du Baromètre estiment que des interventions nationales plus globales seront nécessaires pour atteindre l’échelle adéquate. Le travail des enfants étant un symptôme de problèmes plus profonds, il est impératif que le revenu des cacaoculteurs et des cacaocultrices augmente et qu’ils et elles disposent de meilleures infrastructures locales. Il est urgent d’accroître les efforts, tant sur le plan du financement que sur l’ambition et la volonté politiques, car les niveaux actuels d’engagement ne permettront pas d’éliminer ce phénomène.

Déforestation

La production mondiale de cacao a quadruplé depuis 1960. Cela s’est fait directement au détriment des forêts indigènes, notamment en Afrique de l’Ouest, mais aussi en Indonésie et en Amérique latine. Les pays les plus touchés sont le Ghana et la Côte d’Ivoire. Plus de 90 % du couvert forestier originel d’Afrique de l’Ouest a disparu et toute forêt restante doit être protégée. Au cours de l’année écoulée, la déforestation est devenue un sujet très débattu dans le secteur du cacao, avec le lancement par l’industrie de la « Cocoa and Forests Initiative », la publication par l’ONG Mighty Earth d’un rapport marquant sur ce sujet3, et de nombreuses entreprises individuelles qui affirment vouloir s’engager dans des projets anti-déforestation. La déforestation peut également être attribuée au désintérêt des entreprises pour les effets environnementaux de l’approvisionnement en cacao bon marché et à l’absence quasi totale d’application de la loi sur les zones protégées par les pouvoirs publics.

Le défi consiste maintenant à transformer le cacao en une culture sédentaire excluant toute forme de déboisement.

Revenu vital

Le revenu vital est le revenu net qu’un ménage devrait gagner pour permettre à tous ses membres d’avoir un niveau de vie décent. Les éléments d’un niveau de vie décent comprennent : la nourriture, l’eau, le logement, l’éducation, les soins de santé, le transport, l’habillement et d’autres besoins essentiels, y compris des réserves en cas d’imprévu. 

Selon le Baromètre du cacao, de nouvelles approches sont nécessaires pour véritablement atteindre un revenu vital. La cacaoculture ne sera pas durable tant qu’elle ne fournira pas un revenu vital aux planteurs et aux planteuses qui travaillent dur. Le revenu net des exploitants doit devenir un indicateur de performance clé pour le secteur, et les données doivent être partagées. Il est impératif de soutenir et d’encourager les producteurs et les productrices à accroître leurs rendements de manière durable, notamment par la diversification, l’utilisation adéquate des produits agrochimiques et la régénération. Même en réalisant tous ces efforts, le prix du cacao est trop bas pour que l’écart entre le revenu actuel et le revenu vital puisse être comblé. À court terme, les entreprises devraient payer un prix à la production plus élevé, éventuellement sous forme de primes flexibles ou de hausses unilatérales des prix. À moyen terme, des solutions gouvernementales de gestion de l’offre devraient être mises en place pour contrôler la quantité de cacao disponible. Dans leur rapport, les auteurs du Baromètre soulignent que ces mesures devraient s’accompagner de politiques agricoles nationales intégrées portant également sur le reboisement, la diversification des cultures, les réformes agraires et les régimes de retraite.

Une prise de conscience internationale

Depuis la première table ronde internationale sur le cacao durable en 2007 nos collègues d’Oxfam-Wereldwinkels (OWW) dialoguent au niveau international sur la durabilité du secteur du cacao avec les grandes entreprises, principalement via le réseau VOICE4, au sein duquel OWW fait partie du comité consultatif de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO) et depuis quelques années du comité directeur pour la norme ISO/CEN, qui produit des normes internationales dans les domaines industriels et commerciaux.

Suite à la publication du Baromètre du cacao de 2015, qui était la première étape vers le calcul d’un revenu vital, la “Living Income Community of Practice5” a été créée dans laquelle les institutions de recherche, ONG et entreprises se réunissent pour échanger leurs connaissances et expériences sur le calcul du revenu vital, sur l’écart entre les revenus agricoles et le revenu vital, et réfléchissent aux moyens pour combler cet écart. En 2018, une étude de référence sur la Côte d’Ivoire et le Ghana a montré que les productrices et les producteurs ivoiriens gagnent en moyen un tiers d’un revenu vital, soit autour de 2000$/ans, alors qu’ils ont besoin de plus de 6000$/an pour vivre dignement.

Depuis le début des dialogues avec le secteur du cacao,  on peut constater des petits progrès, qui ne sont pas suffisants pour rendre le secteur durable, mais qui donnent quand-même de l’espoir. Quelques exemples :

  • La plus grande entreprise chocolatière du monde, Mondelez, s’est engagée à faire passer tous ses produits chocolatés par son propre programme ” Cocoa Life ” d’ici 2025.
  • Barry Callebaut, le plus grand transformateur et négociant de cacao, s’est engagée à faire passer tout son cacao d’ici 2025 à travers son propre programme ‘Cocoa Horizons’.
  • En 2017, Nestlé a publié le nombre d’enfants qu’ils ont trouvés dans les plantations où ils ont acheté leurs produits.
  • En 2017, l’Initiative « Cocoa and Forests Initiative » a été signée :
    • Les gouvernements sont en train d’élaborer un cadre politique pour les pays producteurs de cacao afin de lutter contre la déforestation et de réhabiliter les forêts.
    • Les entreprises élaborent, pour leur part, des plans d’action.

La chute des prix de 2016-17 de près de 40 %, a incité le secteur à se préparer à passer à la vitesse supérieure. D’une part, l’effondrement des prix a été une très bonne nouvelle pour les entreprises qui ont été en mesure de publier de bons résultats. D’autre part, il est devenu douloureusement clair que malgré toutes ces initiatives, un secteur cacaoyer durable n’est pas possible dans ce modèle qui génère des bénéfices pour les entreprises, mais implique de trop grandes risques pour les producteurs qui arrivent à peine dépasser le seuil d’extrême pauvreté.

Cette crise s’est fait sentir pendant la Conférence mondiale sur le cacao à Berlin en avril 2018  au cours de laquelle l’ensemble du secteur a reconnu que l’on ne peut qualifier le secteur cacaoyer de durable tant que les cacaoculteurs et les cacaocultrices ne gagnent pas un revenu vital (c’est-à-dire environ 3 fois leur revenu actuel) et les gouvernements ont été encouragés à élaborer des cadres législatifs pour garantir des conditions de concurrence équitables. Suite à cette conférence, un groupe de travail informel sur le revenu vital a été mis en place, avec quelques entreprises, gouvernements, représentants de la société civile (VOICE), des certificateurs au comité directeur. Force est de constater que ce groupe de travail reste actuellement en veille.

Entre-temps, plusieurs entreprises ont déjà exprimé leur point de vue sur la nécessité d’un cadre législatif au niveau européen pour protéger les droits humains et les forêts dans le secteur du cacao. Un groupe de travail a été mis en place à cet effet par l’eurodéputée Heidi Hautala, avec la participation d’entreprises du chocolat, de VOICE et d’autres ONG.

En juin 2019, le Fern, Tropenbos et la FTAO ont publié « Towards Sustainable Cocoa Supply Chains : Regulatory Options for the EU6 » afin de stimuler un processus législatif européen. Ce rapport se base sur le fait que dans le secteur du cacao, suite à des décennies d’efforts volontaires infructueux pour résoudre les problèmes de travail des enfants et de déforestation, l’industrie et les gouvernements demandent de plus en plus à l’UE de réglementer ses chaînes d’approvisionnement en cacao. L’auteur du rapport, Duncan Brack, y examine les différentes formes que cette action réglementaire pourrait prendre, en s’appuyant sur l’expérience de la réglementation de la chaîne d’approvisionnement dans d’autres secteurs. Bien que l’analyse se concentre sur une réglementation pour le secteur du cacao, elle est également utile pour réfléchir à la réglementation d’autres produits comme l’huile de soja, de bœuf ou l’huile de palme.

Au niveau national, les choses bougent dans certains pays. Notamment aux Pays-Bas en 2010 et en Allemagne en 2012, où des premières initiatives pour rendre le secteur du chocolat durable ont été prises. En 2017, une plate-forme suisse a également été lancée.

Enfin, le 3 juillet 2019, le Conseil café-cacao de Côte d’Ivoire, le Cocoa board du Ghana et les industriels du chocolat se sont réunis à Abidjan pour discuter des nouveaux mécanismes de fixation des prix de la tonne de fèves. Les deux premiers producteurs mondiaux de cacao ont élaboré un nouveau mécanisme de vente. La Côte d’Ivoire et le Ghana se sont accordés sur un prix plancher garanti de 2 600 dollars la tonne, soit 400 dollars de plus que le prix plancher garanti accordé aux planteurs et aux planteuses.

État des lieux du partenariat « Beyond chocolate »

Face à de tels constats et vu les discussions sur le plan international, la Belgique, en tant que deuxième plus grand pays exportateur de chocolat au monde avec un chiffre d’affaires total s’élevant à près de 5 milliards d’euros, ne pouvait rester inactive. C’est notamment pour répondre au sentiment d’urgence émanant de documents tels que le Baromètre du cacao 2018 et aux encouragements émis lors de la Conférence mondiale du cacao de Berlin, que le partenariat « Beyond chocolate » a été signé le 5 décembre 2018.

Sur le site du SPF Affaires étrangères7 on peut lire qu’à travers ce texte les signataires s’engagent à coopérer sur toute une série de défis liés au chocolat durable, comme la lutte contre le déboisement, contre le travail des enfants et pour la garantie d’un revenu permettant aux producteurs de cacao locaux de vivre décemment.

Concrètement, l’ensemble du chocolat belge, produit ou commercialisé en Belgique, devra satisfaire au plus tard fin 2025 à une norme de certification pertinente ou être produit à partir de produits du cacao correspondant aux programmes de durabilité propres à l’entreprise.

Au plus tard pour fin 2025, les partenaires devront aussi respecter intégralement les accords entre les pouvoirs publics et les partenaires privés passés dans le cadre de la Cocoa & Forests Initiative. L’enjeu principal est de mettre fin au déboisement dans les deux plus grands pays producteurs de cacao que sont le Ghana et la Côte d’Ivoire. Le déboisement résultant de la production de cacao destiné au secteur belge du chocolat doit au plus tard s’arrêter en 2030. D’ici là, l’ensemble des producteurs de cacao devront au minimum recevoir un revenu permettant de vivre décemment.

Parmi les signataires, outre le SPF Affaires étrangères on retrouve le secteur belge du chocolat, la grande distribution, la société civile, des investisseurs à impact social et des universités.

Pour les membres d’Oxfam-en-Belgique8, il fallait être partie prenante et donc signataire de ce partenariat, afin de changer les choses au sein même du secteur du cacao belge sans rester en dehors des discussions. Oxfam-Wereldwinkels (OWW) a d’ailleurs fortement contribué à cette initiative en appuyant sur les trois grandes priorités suivantes :

  1. L’initiative doit avoir comme objectif un revenu vital.
  2. Le devoir de vigilance9 doit être le point de départ de l’initiative.
  3. Il doit y avoir des mesures indépendantes.

Dans une plus ou moins large mesure, tous ces aspects ont été abordés dans l’initiative « Beyond Chocolate ». En effet, outre la certification à 100 % d’ici 2025, le partenariat a défini un objectif d’application généralisée du ” revenu vital ” pour les cacaoculteurs et cacaocultrices, d’ici à 2030. Les indicateurs qui doivent permettre de mesurer le progrès réalisé ou à réaliser pour atteindre cet objectif devraient être définis d’ici décembre 2019. Par ailleurs, l’initiative « Beyond Chocolate » fait référence aux Principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits humains et le gouvernement belge a lancé un appel à la Commission européenne pour une législation (au moins) sur le cacao. Enfin, par rapport au troisième point d’attention porté par OWW, des mesures indépendantes sont le point de départ de l’initiative. Reste à voir qui effectue ces mesures et quel est le budget disponible.

 « Nous pensons avoir joué un rôle constructif dans le processus jusqu’à présent et nous espérons continuer à jouer ce rôle pendant un certain temps » estime Bart Van Besien, chargé de plaidoyer chez OWW. Dans ce partenariat, OWW s’engage à apporter une contribution constructive et critique au dialogue et à concrétiser les critères et indicateurs permettant d’atteindre un revenu vital.  « Nous partagerons nos propres expériences et expertises, ainsi que les connaissances et expériences que nous avons au sein des réseaux mondiaux desquels OWW est membre ». « Nous nous réjouissons de l’engagement pris par le secteur belge du chocolat de combler le fossé vers un revenu vital pour les producteurs de cacao d’ici 2030. Ceci est nécessaire pour rendre le chocolat belge durable. Nous attendons avec impatience les mesures concrètes prises par les entreprises et la communication transparente des résultats ». En effet, si le partenariat est affaibli et que les lignes rouges sont franchies, Oxfam-en-Belgique se retirera de l’initiative.

Soulignons ici qu’outre notre programme national, il est positif que le ministre De Croo, avec ses collègues Didier Reynders, alors Ministre fédéral des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes et Marie-Christine Marghem, Ministre de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable appellent la Commission européenne à travailler sur un plan d’action ambitieux, y compris une action législative, pour protéger les droits humains dans la chaîne cacaoyère et mettre fin à la déforestation. Cela correspond à la volonté exprimée par divers acteurs du secteur que nous développions plus haut. Et le rapport « Towards Sustainable Cocoa Supply Chains: Regulatory Options for the EU » devrait appuyer ce travail législatif des instances européenne.

Depuis la signature…

En raison de la chute du gouvernement immédiatement après la signature de l’initiative, les progrès ont été assez lents. Le secrétariat de l’initiative a été confié à un organisme, l’IDH10, et pendant cinq ans (2019 – 2023), la DGD11 mettra à disposition 1 million d’euros par an. Le fait que le processus Beyond Chocolate soit financé par la DGD apporte la garantie qu’il ne s’agisse pas d’écoblanchiment, mais débouche sur un secteur radicalement différent.

« Depuis la signature, nous nous sommes organisés en tant que groupe d’ONG et nous communiquons de façon coordonnée avec IDH qui tient le secretariat de l’initiative. Nous insistons sur des indicateurs pertinents et des mesures transparentes », explique B. Van Besien. Le 25 juin 2019, la première réunion du comité de pilotage a eu lieu avec Charles Snoeck (Fairtrade Belgium) comme représentant de la société civile. Les universités sont représentées par Patrick Van Damme (UGent).

Les universités ont un rôle crucial à jouer à différents égards, dans le travail d’implémentation du revenu vital et des mesures visant à mettre fin à la déforestation ainsi que dans l’analyse de systèmes de production durables et du potentiel de changement qu’impliquerait l’application du devoir de vigilance sur la mise en œuvre du programme de « Beyond Chocolate ».

Et B. Van Besien de conclure, « Fin 2019 les indicateurs doivent être définis, donc ce seront des mois cruciaux ».

Et notre campagne « Derrière le code-barre » dans tout ça ?

Pour la deuxième phase de notre campagne « Derrière le code-barre » qui se déroulera d’octobre à décembre 2019, Oxfam-Magasins du monde collaborera de près avec Oxfam-Wereldwinkels en faisant un focus sur la filière cacao et le revenu vital ainsi que sur la nécessité d’avoir une loi sur le devoir de vigilance pour mener à bien des programmes tels que « Beyond Chocolate ». En effet, l’aspect contraignant du devoir de vigilance va plus loin qu’un simple engagement tel que celui qui a été pris par le secteur du cacao belge en décembre 2018. Il y a donc un réel enjeu à ce que « Beyond chocolate » adopte ce caractère contraignant et que les partenaires définissent par ailleurs des objectifs à court termes (avant 2030) et un plan d’action pour les atteindre.

Nous proposerons à nos mouvements et à nos sympathisants d’envoyer un message clair aux signataires pour qu’ils respectent leurs engagements.

Par ailleurs, la campagne « Derrière le code-barre » nous permettra de présenter l’évolution de notre modèle (le commerce équitable) pour nous approcher encore davantage d’un revenu vital pour toutes et tous. Cela se fera par la communication sur un projet pilote de revenu vital entre la coopérative ivoirienne CPR-CANAAN (membre d’ECOOKIM) et Oxfam Fair Trade.

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  1. Baromètre du cacao 2018 : http://www.cocoabarometer.org/Cocoa_Barometer/Home.html
  2. Université de Tulane, 2015 : https://www2.tulane.edu/news/releases/tulane-releases-report-on-child-labor-in-west-african-cocoa-production.cfm
  3. Chocolate’s Dark Secret, Mighty Earth, 2017: http://www.mightyearth.org/wp-content/uploads/2017/09/chocolates_dark_secret_english_web.pdf.
  4. Le Réseau VOICE est une association d’ONG et de syndicats travaillant sur la durabilité du cacao. La mission de VOICE est d’être un gardien et un catalyseur pour un secteur cacaoyer réformé, et de s’attaquer aux angles morts et aux problèmes sous-représentés dans la filière. Pour VOICE, un secteur cacaoyer réformé fournira un revenu vital et de bonnes conditions de travail, le respect des droits humains et d’un environnement durable dans les communautés productrices de cacao.
  5. Living Income Community of Practice: https://www.living-income.com/.
  6. ‘Towards Sustainable Cocoa Supply Chains: Regulatory Options for the EU’, juin 2019 : https://www.fern.org/fileadmin/uploads/fern/Documents/2019/Fern-sustainable-cocoa-supply-chains-report.pdf.
  7. Présentation du partenariat “Beyond Chocolate”: https://diplomatie.belgium.be/fr/newsroom/nouvelles/2018/beyond_chocolate.
  8. Qui rassemble Oxfam-Wereldwinkels, Oxfam-Solidarité et Oxfam-Magasins du monde.
  9. Pour en savoir davantage sur le devoir de vigilance : Oxfam-Magasins du monde, Analyse « Le devoir de vigilance des entreprises, un outil au service des droits humains et de l’environnement », Sébastien Maes, Juin 2019.
  10. La mission de l’IDH repose sur trois valeurs fondamentales : le rassemblement, le cofinancement et l’apprentissage et l’innovation. L’organisation néerlandaise organise des partenariats public-privé pour fixer conjointement des objectifs ambitieux et formuler des plans de co-investissement qui débloquent la mise à l’échelle de la production et du commerce durables pour avoir un impact à grande échelle sur les objectifs du développement durable.
  11. La Direction générale Coopération au développement et Aide humanitaire belge – DGD

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