Bonnes et mauvaises nouvelles de décembre 2012

Décembre 2012
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Vivement les vacances à la mer ! | Grande-Bretagne travail forcé dans l'industrie alimentaire | Nos moteurs doivent se serrer la ceinture | Cacao au prix juste !

Vivement les vacances à la mer !

Les îles paradisiaques vous font rêver ? Bienvenue sur le ‘7ème continent’ ! Vous aurez la chance d’y découvrir ce que l’homme produit de mieux : des déchets à perte de vue, piégés par les courants marins. Située dans le Nord-Est de l’océan Pacifique, cette «soupe de plastique» s’étend sur une surface d’environ 3,4 millions de km² (6 fois la France). Sur les 260 millions de tonnes de plastique produites chaque année dans le monde, on estime que plus de 10% aboutit dans les océans. Et pour longtemps encore ! S’il faut environ 20 ans pour qu’un sac de plastique se dégrade … comptez 450 ans pour une bouteille !

Grande-Bretagne  travail forcé dans l’industrie alimentaire

Une étude de la Fondation Joseph Rowntree (EN) a dévoilé les pratiques abusives auxquelles sont soumis les travailleurs migrants dans l’industrie alimentaire britannique. Selon cette étude, leur précarité économique les rend encore plus vulnérables au chantage exercé par les employeurs et intermédiaires. Sur 62 migrants interviewés, l’enquête a en effet recensé 14 pratiques d’exploitation : menaces, chantage, salaires impayés, surveillance constante, documents d’identité confisqués, logements liés à leur performance, … Les chercheurs prônent dès lors un renforcement des régulations, ainsi qu’une augmentation des ressources allouées aux organisations travaillant avec les migrants.

Nos moteurs doivent se serrer la ceinture

Pour lutter contre le changement climatique, l’Union européenne impose l’utilisation de 10% d’agrocarburants dans les transports à partir de 2020. Le problème, c’est que cette énergie provient en grande partie de stocks alimentaires également nécessaires pour nourrir le monde. La révision récente de cet objectif à la baisse est donc une bonne nouvelle, mais n’est pas une victoire pour autant. Non seulement elle ne permettra pas de freiner l’actuelle envolée des prix alimentaires, mais elle ne tient surtout pas compte du fait que ces agrocarburants n’influent en rien sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La solution la plus efficace ? Une réduction volontaire de notre consommation de carburant de 10% ! Malin, non ?

Pour en savoir plus :

Cacao au prix juste !

Le gouvernement ivoirien a décidé de réformer sa filière du cacao au profit des paysans qui le récoltent et le produisent. Comment ? En imposant un prix minimum de vente pouvant atteindre 50 ou 60% du prix d’exportation. Cette réforme entend s’attaquer aux enjeux spécifiques du cacao ivoirien : le travail des enfants, le vieillissement des arbres, la contrebande vers le Ghana et le règne de bandes mafieuses.

Ces changements adviennent alors que des grosses pointures du chocolat, telles que Mars et Ferrero, se sont fixées pour 2020 des objectifs de 100% de cacao ‘certifié’… mais pas équitable. Nuance majeure : la certification par des labels tels que UTZ met l’accent sur des bonnes pratiques agricoles et environnementales sans pour autant garantir un prix minimum aux paysans. Les multinationales surfent ainsi sur la mode de l’équitable tout en excluant l’un de ses critères fondamentaux. L’audacieuse réforme risque-t-elle de contrarier les multinationales qui espéraient faire certifier leur production sans se soucier des conditions de vie des planteurs ? Probablement ! Mais sont-elles en mesure de continuer leurs ‘business’ en se passant du cacao ivoirien ? Affaire à suivre.

Pour en savoir plus :  Cacao : la Côte d’Ivoire tiraillée entre réforme d’Etat et certifications privées

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