Commerce équitable : la puissance du nous

Mars 2011
Publié dans le
Rubrique

Du moi au nous, du consommateur au citoyen, de l'impuissance à l'action

Jérôme Chaplier

Bon sang, ça m’emm…, mais qu’est-ce que je peux faire?

Le monde en crise(s) me laisse avec un sacré sentiment de révolte… mais aussi de fatalisme. Face aux dérives du système libéral, face au réchauffement climatique, face à la mort annoncée de l’agriculture familiale en Belgique et dans le monde… pas simple pour moi de trouver des solutions. J’ai bien envie de croire qu’il existe des réponses à ma révolte. Mais bon, faut pas que ce soit trop compliqué!

Je consomme donc j’agis

« Change le monde avec ton caddie » … la proposition est séduisante, un rien simpliste peut-être. Mon pouvoir? Privilégier le bio, l’éthique, le local : consommer mieux, consommer moins. Si je peux participer activement à un autre modèle de consommation, soutenir les alternatives qui apportent des réponses concrètes pour des producteurs, pour l’environnement, je ne vais pas m’en priver. Mais face à l’ampleur des enjeux, mon acte individuel peut-il suffire? Est-ce uniquement avec mes achats que je vais changer le monde?

Du « yes I can » au « yes we can »!

La démarche du commerce équitable proposée par Oxfam- Magasins du monde a un avantage indéniable : elle s’additionne à tous nos actes individuels de consommation. Elle dépasse le « moi » pour s’ancrer dans le « nous ». Elle recrée du lien, entre le Nord et le Sud, entre le producteur, l’acheteur et le vendeur, entre le citoyen et les élus, entre consommer et militer, entre le local et le global… Une question de solidarité? Oui, mais une question de nécessité surtout!

Avec Oxfam, enfile aussi ta casquette de citoyen

Se mettre en action pour le changement, avec Oxfam, c’est par exemple devenir bénévole au sein d’une équipe. Mais c’est bien plus ! C’’est interpeller, avec d’autres citoyens, les élus lors de débats politiques. C’est se joindre aux milliers de signataires d’une pétition. C’est participer en famille à un petit déjeuner ou en organiser un dans sa commune avec ses amis. C’est motiver ses collègues pour amener son entreprise vers plus d’éthique. C’est se joindre à des rencontres organisées avec des producteurs du Sud… Car le « nous », c’est vachement plus agréable (et efficace) que le « je »!

C’est cela, Oxfam. Se dire qu’on peut dépasser un sentiment individuel d’impuissance en agissant ensemble pour des changements en profondeur. C’est passer du « je – consommateur » au « nous – citoyen ». Le faire de manière très concrète. Et y prendre du plaisir!

 

Partager!

Un commentaire sur “Commerce équitable : la puissance du nous

  1. C’est intéressant, le “nous” plutôt que le “je”. Le “citoyen” (que j’aimerais voir défini plus clairement,c’est pas juste quand on vote qu’on agit comme citoyen, non?) plutôt que le “consommateur”.

    Là où je peine, c’est à dépasser un sentiment de “a quoi bon?”. Car on se bat quand même contre des géants! qui retombent toujours sur leurs pattes. Ebranler un système manipulé par les lobbys, où la droite est majoritaire dans presque toute l’europe, où la solidarité s’arrête à la frontière linguistique, où le monde des entreprises a mis une laisse au monde politique et le promène dans la rue Neuve… Pfffff, c’est pas gagné…

    Mais bon, pourtant j’ai encore envie d’y croire. Allez, je vais encore faire du “nous” “citoyen” en “manifestant” ou en tentant de “débattre” avec Mr Didier Reynders (lui, je l’aime vraiment pas!) Ce sera concret, j’y prendrai du plaisir ; On verra quels changements en profondeurs ça amènera. Sans doute aucun…

    Mais je recommencerai quand même!!! Comme Oxfam, je suppose… J’admire sincèrement la passion qui vous fait avancer encore et encore dans vos combats, alors que le changement se fait attendre. Continuez. On devrait se croiser!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *