Conflit israélo-palestinien : Face à l’injustice, les partenaires Oxfam agissent et s’engagent

Septembre 2010
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Le conflit israélo-palestinien revient régulièrement à la Une de l’actualité, généralement pour nous rappeler à quel point il semble interminable. Très présent dans la région, Oxfam collabore principalement avec des organisations locales partenaires, qui proposent des alternatives concrètes au conflit actuel et permettent d’envisager des perspectives d’avenir constructives.

François Graas

Deux organisations partenaires s’expriment dans ce « Regards croisés » : l’organisation israélienne de commerce équitable Sindyanna of Galilee, par l’entremise de Roni Ben Efrat. Et l’organisation palestinienne UAWC , par celles de Said Janan, qui témoigne depuis la Cisjordanie et d’Abu Bashar, depuis la bande de Gaza.

Voir [highslide](Sindyanna of Galilee et UAWC : des chemins paralleles;Sindyanna of Galilee et UAWC : des chemins paralleles;;;) Si l’association Sindyanna of Galilee affirme clairement son engagement en faveur des droits du peuple palestinien, elle constitue aussi un exemple rare de coopération entre Juifs et Arabes sur le terrain. En travaillant avec des femmes juives et arabes, Sindyanna dépasse par le discours et la pratique les divisions entre les deux peuples.

UAWC, qui travaille directement avec les paysans palestiniens, vise à renforcer leur position en améliorant leur production et leurs conditions de vie. Grâce aux résultats engendrés, les paysans peuvent continuer à vivre sur leurs terres et ainsi contrecarrer la politique israélienne d’occupation. De manière plus générale, Abu Bashar estime qu’il faut d’urgence créer un climat positif, de manière à établir une relation constructive de coexistence et de compréhension mutuelle entre les habitants de la région.

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Vivre le conflit de l’intérieur

Les personnes avec lesquelles Sindyanna et UAWC travaillent directement ont une bonne compréhension du conflit en cours. Roni Ben Efrat note cependant que beaucoup de gens ne savent pas toujours comment réagir. Dans les heures qui ont suivi l’assaut israélien contre la Flottille de la Liberté le 31 mai dernier, les femmes juives qui participaient à un cours de tressage organisé par Sindyanna dans le village arabe de Kufr Manda se sont retrouvées face à un choix difficile. Si certaines sont parties, par crainte des tensions éventuelles, d’autres sont restées pour exprimer leur désapprobation avec la politique menée par leurs dirigeants.

Quant au travail d’UAWC avec les populations désavantagées, il se heurte très souvent aux obstacles découlant directement de la politique israélienne, particulièrement à Gaza. Pour cette raison, comme l’explique Abu Bashar, il est indispensable de discuter de la situation politique et de ses conséquences sur le travail d’UAWC avec les groupes bénéficiaires.

Gaza: le paroxysme de l’injustice

Le blocus de la bande de Gaza, qui perdure depuis plus de trois ans, est un sujet de préoccupation majeure pour les deux organisations. Les premières victimes sont évidemment les 1 500 000 Palestiniens vivant dans la bande de Gaza. Said Janan et Abu Bashar rappellent que les Gazaouis sont victimes de toutes les restrictions imposées à la circulation des biens et des personnes de et vers Gaza : « les fournitures alimentaires et médicales sont maintenues à un niveau minimum, les ressources naturelles sont épuisées, beaucoup de gens sont sans emploi (plus de 80% !). Les paysans peuvent difficilement exporter leur production, dont la plus grande partie est confisquée ».

Le levier de la solidarité internationale

Depuis des années, le conflit suscite l’émotion, l’indignation et la solidarité au-delà du Moyen-Orient. Mais la mobilisation internationale pour une paix juste peut-elle vraiment avoir un impact ? Pour les deux partenaires d’Oxfam, la réponse est un « oui » sans ambiguïté.

La récente tentative de la « Flottille de la liberté » d’acheminer de l’aide humanitaire à Gaza illustre cette conviction. Ainsi, bien que la Flottille n’ait pas atteint Gaza, l’expression de solidarité internationale qu’elle constituait et le fait qu’elle ait permis de renforcer la pression internationale sur l’Etat israélien sont évalués très positivement.

Pour Said Janan, la pression internationale est aujourd’hui le seul facteur à même de contraindre l’Etat israélien à diminuer son emprise sur la vie des Palestiniens. De son côté, Abu Bashar souligne qu’il est vital pour les habitants de Gaza de sentir que leur juste cause n’est pas oubliée. D’autant que la solidarité internationale est aussi devenue indispensable sur le plan matériel, pour aider les Palestiniens à survivre.

UAWC a intégré de longue date la solidarité internationale dans ses activités, en permettant à des volontaires étrangers d’aider les paysans lors des récoltes ou en participant à des campagnes de boycott des produits issus de l’occupation. Une telle initiative sert avant tout à montrer aux paysans et au peuple palestinien qu’ils ne sont pas seuls.

Sindyanna accueille aussi des visiteurs étrangers, qui peuvent découvrir l’organisation, via son projet de tressage de paniers. Roni Ben Efrat insiste également sur l’importance de « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». Il est en effet nécessaire de continuer à soutenir les organisations progressistes qui proposent des alternatives et exercent une pression sur les dirigeants, grâce à une action menée au sein même de la société israélienne.

Comme l’illustrent parfaitement UAWC et Sindyanna, la recherche de solutions collectivesfait partie des activités quotidiennes de Palestiniens et d’Israéliens qui doivent affronter de multiples obstacles. Ils nous montrent aussi que, pour obtenir une paix juste et durable, l’action locale des organisations progressistes de la région et la solidarité internationale sont des éléments tant complémentaires qu’indispensables.

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5 commentaires sur “Conflit israélo-palestinien : Face à l’injustice, les partenaires Oxfam agissent et s’engagent

  1. j’aimerais savoir: je reçois des emails ou on montre des marchés à Gaza plein de denrées_ ce sont des faux, ou le minimum est beaucoup plus que ce que les africains ont dans des divers pays de l’Afrique?

  2. ne trouvez-vous pas curieux que oxfam et d’autres mettent en défaut toujours Israël, et que les pauvres palestiniens sont de pauvres victimes.Je sais que mon message ne changeras rien, car quand on est anti-israëliens ou pro-palestiniens, le messe est dite.Le jour ou l’Europe seras islamiser, vous rirerez moins, car tour se retournera contre vous.Peut-être vous partirez en Israël pour avoir la paix.Si les palestiniens sont dans cette situation, c’est tout simplement le résultat de leur politique qui cherche à supprimer Israël.

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