La filière du cacao, une question de goût

Septembre 2010
Publié dans le
Rubrique

Qu’il soit au lait, noir, fourré, ou encore praliné, le chocolat ne laisse pas notre palais indifférent. Mais lorsque l’on croque une barre de chocolat, se pose-t-on la question de savoir d’où elle vient et comment elle a été fabriquée ? Focus sur une filière qui laisse parfois un goût amer...

Le marché du chocolat est dominé par seulement 8 entreprises (Barry Callebaut, Cargill, ADM, Mars, Nestlé, Hershey, Kraft- Cadbury, Ferrero). Vu leur faible nombre, elles ont une influence déterminante sur le marché, notamment pour fixer le prix du cacao payé au producteur. Ces multinationales font pression pour payer le prix le plus bas, laissant souvent les producteurs démunis dans des situations extrêmement précaires.

On peut comparer le marché du chocolat à un sablier, dans lequel un goulot d’étranglement concentre quelques acteurs qui abusent de leur pouvoir dans l’achat et la vente de leur produit.

Cette pauvreté engendrée chez les producteurs n’est pas sans conséquences. L’une d’elles : le travail de milliers d’enfants âgés entre 5 et 17 ans dans les plantations de cacao. N’ayant pas la possibilité de payer le travail d’un adulte ou d’envoyer leurs enfants à l’école, les producteurs n’ont souvent pas d’autre choix que d’avoir recours à cette main d’oeuvre enfantine.

Face à une telle situation, des organisations de commerce équitable et leurs partenaires résistent et s’attaquent à la cause du problème : l’extrême pauvreté qui touche une grande partie des producteurs de cacao. C’est dans ce cadre qu’Oxfam-Magasins du monde lance sa campagne « L ’esclavage des enfants, c’est dégoûtant ! ».

La filière du cacao, une question de goût. Mais aussi de justice pour des milliers d’enfants qui travaillent dans ce secteur…

Partager!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *