Là où le commerce équitable apporte de l’espoir

Octobre 2012
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Partout dans le monde, des centaines de projets de commerce équitable sont impla ntés en zones de conflit. En voici que lques exe mples en A mérique la tine, Au proche Orient et en Afrique, continents où se concentrent les principaux conflits recensés depuis la fin de la guerre froide.

Israël / Palestine

Le mur séparant Israël de la Palestine est synonyme d’humiliations, d’injustices et d’asservissement quotidien pour des milliers de Palestiniens. Il constitue également un frein très important au développement économique de la région. En réaction, la coopérative Sindyanna of Galilee soutient des petits producteurs d’olive, de savon et d’épices, en majorité des Arabes marginalisés vivant en Israël. Sindyanna soutient aussi des projets impliquant des femmes arabes ou palestiniennes en Israël et en Cisjordanie, qui souffrent à la fois de l’occupation israélienne et des rigidités de la société arabe traditionnelle. En collaboration avec d’autres acteurs régionaux du commerce équitable, la coopérative a développé ‘Peace Oil’, une huile d’olive de qualité supérieure élaborée conjointement par des producteurs israéliens et palestiniens, symbole d’interdépendance économique entre les peuples.

www.sindyanna.com

Rwanda

Le Rwanda a été le théâtre d’un des génocides les plus sanglants du siècle dernier. La coopérative Abahuzamugambi Ba Kawa («ceux qui ont des objectifs communs») contribue au rapprochement de plus de 2 000 producteurs tutsis et hutus en les faisant travailler ensemble sur une station de lavage de café. Les producteurs ont comme objectif commun la production d’un café de terroir de grande qualité et à forte valeur ajoutée, dans un contexte de remontée des cours mondiaux du café synonyme de développement économique.

Guatemala

Dans les années ‘70 et ‘80, le Guatemala a connu un conflit armé très violent qui a opposé des groupes armés rebelles à une armée conventionnelle particulièrement sanguinaire. Le pays étant aux mains d’une petite classe dirigeante et corrompue, les populations ouvrières et indigènes ne disposaient d’aucun moyen pour améliorer leurs conditions de vie. L’accès à la terre leur était rendu impossible, les conditions de travail étaient inhumaines, et il n’existait aucun dispositif éducatif et de santé. Sous prétexte de lutte contre la guérilla, l’armée conventionnelle a commis des exactions en tout genre, déporté et massacré un grand nombre d’indigènes et détruit en profondeur leur tissu social.

Dans ce contexte est apparu le projet Aj Quen, issu d’un regroupement spontané de veuves originaires de groupes indigènes distincts (Quitché, kaqchikel, K’eqchi, Tzu’utujil) et désireuses de trouver ensemble les moyens de s’en sortir grâce à leur artisanat. La filière équitable leur a permis non seulement de parvenir à leur fin, mais aussi d’entrer dans une logique d’émancipation plus globale. En retrouvant une source de revenu stable, elles ont acquis une certaine reconnaissance sociale tout en valorisant leur savoir-faire traditionnel. Grâce aux projets d’alphabétisation et de formation civique, elles ont aujourd’hui la pleine connaissance de leurs droits et participent à la vie démocratique locale.

www.ajquen.com

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