La révolution des poubelles

Juin 2013
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Les poubelles en ont marre. Elles débordent d’objets encore utiles, encore beaux, trop vite produits, trop vite jetés, trop mal aimés. Et si ces poubelles se rebellaient ? Si elles faisaient leur printemps à elles et venaient déverser tout leur contenu dans notre salle à manger ?

Roland d'Hoop

Allez hop, fini le règne des humains, place au règne des déchets !

Sans blague, c’est ce qui risque d’arriver si on continue sur cette voie. Les signes ne trompent pas : dans le Nord-est du pacifique, entre la Californie et Hawaï, le capitaine Charles Moore a découvert en 1997 un « nouveau continent » de près de 3,5 millions de km² , soit 114 fois la Belgique et plus de 5 fois la France! Pas de terre ni d’habitants, non, juste des déchets plastiques flottants, amenés là par les courants marins… Un concentré de nos déchets, appelé à s’étendre de plus en plus.

Comment en est-on arrivé là ? Nous vivons dans un monde de paradoxes. Surabondance pour les uns, précarité pour les autres. Le système économique dominant engendre une surconsommation généralisée, tout en plongeant de plus en plus de personnes dans la pauvreté. Dans 200 ou 300 ans, les archéologues du futur décriront probablement notre époque comme la « civilisation du gaspillage » .

Face à ce non-sens, certains citoyens réagissent, en récupérant et valorisant les déchets (voir page 12). Oxfam-Magasins du monde, à travers son activité de vêtements de seconde main, propose une alternative concrète à ce fléau de la surconsommation et du gaspillage (voir notre dossier en pages 4 à 7). Il en existe beaucoup d’autres, dans différents domaines. Comme cette idée d’un goedzak, venue des Pays Bas : au lieu de jeter les objets qui ne vous servent plus, vous les mettez dans un sac transparent, pour que les passants puissent choisir et se servir. Les pistes sont nombreuses, place à l’imagination !

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2 commentaires sur “La révolution des poubelles

  1. Dixit l’association imprégnée de valeurs conservatrices de la charité bourgeoise. On aide “ceux dans le besoin” à travers le système capitaliste qu’on considère pourtant comme pourri, ceux qu’on aide restent donc complètement dépendant de nous. On aide quand ça nous chante, tant que ça n’altère pas trop un confort de vie déjà acquis et qu’on reste les dominants dans la relation. De la charité pour se débarrasser de notre culpabilité, c’est sûr que le monde ne va pas changer …

    • Dans l’édito, je dénonce bien le système actuel qui crée à la fois de la surabondance et de la précarité. Le seconde main et la récup des déchets n’est qu’une des nombreuses alternatives, parmi plein d’autres… Ce n’est pas un geste de charité mais de bon sens.

      L’idée n’est pas d’aider « ceux dans le besoin » mais davantage d’inventer ensemble, et avec eux, d’autres systèmes parallèles. Voir comment nous soutenons, au Sud et au Nord, des alternatives au système actuel, sans prétendre non plus détenir la solution à tous les problèmes. Voir aussi tous les autres articles du Déclics qui ouvrent les champs des possibles (dans les rubriques “C’est possible” et “Regards croisés” notamment) : https://www.oxfammagasinsdumonde.be/rubrique/cest-possible/ et https://www.oxfammagasinsdumonde.be/rubrique/regards-croises/

      et

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