Le commerce international du lait : un jeu de dupes où tout le monde perd

Septembre 2013
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Faut-il prioritairement défendre notre agriculture, comme certains défendent ‘nos pauvres d’abord’ ? Force est de constater que les politiques agricoles actuelles, qu’elles soient nationale, régionale ou internationale, font tout pour opposer les paysans du Nord à ceux du Sud. Comme s’il fallait choisir son camp, comme s’ils étaient forcément en concurrence les uns avec les autres.

Corentin Dayez

© Burkina Faso Ami Vitale/Oxfam

Chez un producteur laitier en grève à Saint-André-sur-Vieux-Jonc en septembre 2009 (Robert Pratta/Reuters).

Du coup, la vision caricaturale d’une agriculture à deux vitesses n’est pas loin : d’un côté, des riches paysans du Nord, productivistes et bénéficiant d’aides et d’appuis financiers colossaux ; de l’autre, des pauvres paysans du Sud, peu productifs et victimes de la concurrence déloyale des pays développés.

La réalité est bien plus complexe. Les paysans européens, comme leurs collègues du Sud, sont aussi menacés par la mondialisation des échanges agricoles et par l’industrialisation croissante de l’agriculture. Rien que de 2000 à 2009, l’Union Européenne des 27 a perdu 25% de ses agriculteurs – soit une perte de 3,6 millions d’emplois !

Oxfam avec les producteurs du Sud et du Nord

Oxfam-Magasins du monde défend un modèle agricole viable pour l’ensemble des paysans du globe. Les paysans d’ici et d’ailleurs doivent pouvoir vivre de leur travail décemment et vendre leur production à un juste prix, prenant en compte les coûts de production et la juste rémunération de leur travail. En créant de meilleures conditions pour l’agriculture paysanne au Nord, nous favorisons également ce modèle partout ailleurs dans le monde.

© Burkina Faso Ami Vitale/Oxfam

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