Mai Vietnamese Handicrafts : une association à l’écoute des populations

Mars 2014
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Fondée en 1990, Mai Vietnamese Handicrafts oeuvrait à l’origine pour soutenir les populations marginalisées (femmes et enfants), via notamment un projet éducatif en faveur des enfants des rues. Depuis, cette Fondation a étendu ses activités pour englober d’autres enjeux politiques et sociaux.

Catella Willi

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Ho Chi Minh City est la ville la plus importante du Sud Vietnam. L’ancienne Saigon a douloureusement vécu la guerre du Vietnam qui s’est terminée en 1975. Après la guerre, des projets ont progressivement vu le jour pour répondre aux multiples problèmes de l’époque : femmes seules avec enfants, jeunes dans la rue, pauvreté, populations déplacées,… C’est en 1990 que MAI HANDICRAFT est née au départ d’un atelier de couture. L’objectif était double : donner du travail aux personnes sans ressources et lutter contre l’exploitation des mineurs.

Travailler avec les couches les plus défavorisées de la société

Avec le temps, l’organisation a élargi la nature de ses initiatives et le nombre de personnes impliquées. Des paysans sans terre ont ainsi pu diversifier leurs activités et bénéficier de revenus supplémentaires en se consacrant à l’artisanat. Aujourd’hui, les bénéfices servent à financer des activités sociales comme la promotion des femmes, l’octroi de bourses d’études aux familles les plus défavorisées ou de crédits pour des projets communautaires, la construction de puits et la recherche de débouchés complémentaires (recyclage de papier et de plastique…).

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Quand je travaillais à l’usine, je voulais obtenir un salaire plus élevé. Chez Mai Handicraft, nous pouvons obtenir un prix équitable, et nous pouvons mieux prendre soin de la famille, envoyer les enfants à l’école et acheter de quoi cuisiner pour la famille. Je préfère donc travailler ici qu’à l’usine.

Ngo Thi Huynh Dung, couturière chez Mai Handicraft (source : Gepa)

Collaborer avec d’autres associations

MAI HANDICRAFTS compte aujourd’hui 140 femmes artisanes mais collabore aussi avec des groupes de producteurs (femmes et hommes) dans les régions voisines. Des collaborations se sont développées avec des associations qui sont plus enclines à rencontrer les besoins spécifiques des artisans et leurs familles. Ces actions vont du soutien aux minorités ethniques discriminées à des projets de conscientisation aux enjeux politiques et sociaux du Vietnam. Le problème du Sida a, par exemple, amené MAI HANDICRAFTS à travailler avec des organisations spécifiques tant pour les soins que pour la prévention.

Créée durant la période de l’immédiate aprèsguerre, cette organisation est parvenue à développer ses activités en répondant de mieux en mieux aux besoins des populations locales… Ainsi, la paix n’est pas encore synonyme de victoire mais de progrès et donc d’espoir…

www.maihandicrafts.com

Un travail décent, c’est bien mieux qu’un salaire convenable…

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MAI HANDICRAFT S respecte les critères de rémunération fixés par le gouvernement vietnamien, ce qui n’est pas le cas partout. La plupart des artisans reçoivent de l’organisation une rémunération plus élevée calculée sur le coût de la vie. Les heures supplémentaires ne sont pas obligatoires et sont payées une fois et demi de plus que la rémunération normale. Sans compter que l’organisation finance également les repas de midi. MAI HANDICRAFT S recourt le moins possible aux saisonniers afin de privilégier les contrats à plus long terme, et ainsi limiter le risque de précarité des travailleurs. Les bourses d’études, les crédits à taux réduits et les formations gratuites constituent des avantages pécuniers que les artisans apprécient.

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