Message important de Thaïlande : « Le climat ne nous laisse pas le choix, il faut s’adapter ! »

Septembre 2011
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Vitoon Paniacum travaille chez Green Net comme responsable du département agricole de la Fondation « Earth Net ». A 46 ans, cet ingénieur en développement économique consacre l’essentiel de son temps à sa mission. Quand son travail lui en laisse le temps, Il cultive aussi ses propres légumes sur sa parcelle. Rencontre.

Propos recueillis par Douchka Van Olphen et Magalie Schotte

Déclics : Pourquoi pensez-vous qu’il faille encourager la biodiversité et le bio en Thaïlande ?

Vitoon : La biodiversité assure une plus grande stabilité à notre écosystème. Quand les paysans se limitent à une seule semence, ils deviennent beaucoup plus exposés aux infections et aux dégâts causés par les insectes. Quant à l’agriculture bio, elle contribue à diminuer la pollution causée par les pesticides et permet de mieux s’adapter aux changements climatiques.

 

Quels sont vos moyens de résister aux changements climatiques ?

Grâce au soutien d’organisations comme Oxfam, nous avons développé de nouvelles méthodes agricoles. Il ne s’agit pas d’un modèle fi xe, mais plutôt d’un processus qui évolue en permanence. La diminution des ressources en eau est un problème récurrent pour nous. Et si l’on ne peut lutter contre la chaleur, une meilleure gestion de l’eau nous permet de faire face aux sécheresses. Grâce à cette méthode, nous pouvons conserver un peu d’eau pour cultiver, après la saison du riz, des fruits et légumes qui seront consommés par les paysans ou vendus sur les marchés locaux.

Quel travail de plaidoyer exercez-vous dans votre région ?

Nous développons des activités destinées à promouvoir une consommation responsable. Nous expliquons les bienfaits de la nourriture bio aux consommateurs thaïlandais. Nous justifi ons son prix plus élevé, car il permet de protéger l’environnement et d’off rir de meilleures conditions de vie aux producteurs. Le style de vie des populations du Nord, ou encore des habitants de Bangkok, génère une quantité importante de gaz à eff et de serre. Et ceux qui en subissent les conséquences sont les petits producteurs. Trop de citadins ne se responsabilisent pas face aux impacts que leur style de vie peut avoir sur notre survie, ici au Sud.

Les problèmes auxquels nous devons faire face sont très actuels : nous devons nous en charger maintenant avant qu’il ne soit trop tard ! Aujourd’hui, les populations du Sud souff rent déjà d’un accès très limité aux ressources naturelles et les conditions climatiques actuelles rendent leur quotidien bien difficile… Que vont-elles alors devenir si ces conditions devaient s’empirer demain ? Nous développons des activités destinées à promouvoir une consommation responsable. Nous expliquons les bienfaits de la nourriture bio aux consommateurs thaïlandais.

 

Quel message voudriez-vous adresser aux consommateurs ?

Qu’ils participent à la campagne ‘CULTIVONS’ ! Elle vise à promouvoir une autre agriculture qui fait face aux changements climatiques. Ensemble, nous pouvons changer le monde ! Les consommateurs peuvent jouer un rôle très important en rendant leurs modes de vie et de consommation plus durables et en exigeant de leurs responsables locaux et européens des politiques effi caces.

Retrouvez l’intégrale de cet interview sur www.cultivons.be

 

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