Moi je veux bien mais non

Octobre 2012
Publié dans le
Rubrique

La rubrique apolitique, neutre et partisane d'Olivier Bailly.

Elles vont passer,

elles sont passées,

elles reviendront.

Les élections en Belgique, c’est comme les hirondelles. Elles vont et viennent au gré des saisons et on finit par ne plus les remarquer.

Tout aussi inaperçues, les attaques mouchetées entre élus sur les origines des uns et des autres. Et de se gausser parce qu’un tel n’est pas Namurwès pur Meuse, une autre Schaerbeekoise pure saucisson à l’âne. Ces escarmouches n’ont pas donné lieu à de grands débats sur ce qu’est notre démocratie, et pourtant, il y avait ma tière. Elles posent la question de l’autorité de nos chefs : qui a le droit de nous diriger ? Est-il illégitime de rendre Bruxelles aux Bruxellois et Bled aux Bledois ?

Arrggll ! L’ivoirité aux Ivoiriens, les Tutsi (ou Hutus) au Rwanda. Nous pourrions hurler à la ségrégation spatiale surtout raciale, aux retours à un communautarisme, jalonné de bornes ethniques, religieuses, villageoises, footballistiques.

Tentons un avis plus nuancé et esquissons la différence entre ‘faire communauté’ et ‘faire société’.

‘Faire communauté’, c’est se regrouper autour d’une identité, ciment de l’union. Etre élu sur cette base, c’est exclure de facto les citoyens ne faisant pas partie de la communauté. Gênant.

‘Faire société’, c’est penser un espace délimité et un système de manière collective. C’est inclure tout individu dans les rouages de la citoyenneté. C’est franchement plus séduisant.

Alors qu’un élu soit du patelin ou non, peu importe. L’important, c’est qu’il s’y consacre pleinement, y vive, y croise les habitants, cerne les besoins et les envies. Qu’il vienne de Tombouctou ou de Lasne, l’important est de ‘faire la société’ à nos côtés, surtout ne pas diriger la cité de trop loin, de trop haut. Au risque de perdre de vue l’essentiel. A savoir nous.

Partager!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *