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Moi je veux bien mais non

Décembre 2011
Publié dans le
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La rubrique pleine de fric d'Olivier Bailly

C’était mi-août. Je lis mon journal. Puis la claque. Je rêve ? ! Dingue ! Je me pince. Ah non, je suis éveillé. Je fonce dans la cuisine. Je regarde mon beau calendrier 11.11.11. Les dates sont petites tellement la photo est grande mais je distingue “15 août”. On n’était donc pas le premier avril. Et ce serait donc vrai : les (très) riches demandent vraiment à être taxés. Ce mouvement des indignés aux poches remplies est parti des USA. Warren Buff et, troisième fortune mondiale, a proposé de soutirer un peu de monnaie aux Américains qui gagnent plus d’un million de dollars. Seize (très très) riches français (genre le PDG de L’Oréal, le PDG de Total, etc.) enchainent en revendiquant «Taxez-nous!». Puis ce sont les (très très très) riches Allemands qui sont montés au créneau pour exiger à leur tour d’être plus taxés. Même Etienne Davignon s’est prononcé pour un impôt de crise de 0,5% sur les fortunes dépassant 1,25 millions d’euros. Espérons qu’un tel sacrifi ce (merde quoi, tout un 0,5% bien tassé !) ne soit pas trop mal vécu…

Mais c’est quoi ce bordel ?! C’est pas à eux de revendiquer des mesures sociales sinon on ne s’en sort pas ! A quand une manifestation en Jaguar devant la Commission européenne ? Une garden party sauvage bloquant la rue de la Loi ? Des femmes à chapeaux distribuant des tracts pour expliquer le courroux des nantis ? Et la suite ? Marine Lepen à la Ligue des droits de l’homme, le PDG de Total dans le fromage de chèvre bio, Berlusconi au couvent, et le Standard champion 2012 ?

Tout cela ne fait pas très sérieux. Convenons-en. D’autant plus que ces mesures, certes très populaires, ne sont guère structurelles. Une taxe Tobin enfi n en odeur de sainteté dans les cénacles européens serait plus pertinente, sauver l’indexation des salaires en Belgique serait bien plus crucial, taxer les plus-value boursières ou sanctionner drastiquement la spéculation immobilière seraient plus efficace. Vivement que le comte Davignon s’empare de ces combats pour une fiscalité plus juste.

Enfin, ne soyons pas si négatifs. Je propose tout de même que pour encourager les (très très très très très) riches dans leurs nouvelles vocations militantes, on réponde favorablement à leurs exigences. C’est toujours ça de pris.

 

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