Oranges amères

Septembre 2014
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Le métier de paysan devra-t- il être bientôt rangé dans les vieux métiers d’autrefois, comme celui de montreur d’ours, d’allumeur de réverbère ou de sabotier ? Il y a en tout cas de quoi s’inquiéter. Partout dans le monde, les paysans disparaissent sous les pressions de l’industrie agroalimentaire. En réalité, ils ont le choix entre quitter leur terre pour s’agglutiner dans un bidonville ou accepter les conditions fixées par quelques multinationales… Quel destin !

Roland d'Hoop

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Au Brésil, plus de la moitié des orangers sont détenus par à peine 2 % des paysans. L’industrie de l’orange brasse des millions et ne laisse que quelques zestes à des cultivateurs de plus en plus pauvres. Dans les immenses plantations d’oranges de l’Etat de São Paulo, les travailleurs – dont des enfants – sont maintenus dans des conditions proches de l’esclavage. Ils n’ont souvent pas d’autres choix : c’est le seul travail qu’ils puissent avoir pour survivre vaille que vaille en dehors de la ville.

Ce dossier de Déclics vous explique comment ce système fonctionne et comment certains, comme notre partenaire brésilien Coopealnor, tentent d’y résister. Le commerce équitable n’est pas l’unique réponse à apporter à cette problématique complexe. Mais il a le mérite d’interroger les pratiques des multinationales, ces sociétés qui jouent sans scrupules avec la vie de millions de travailleurs, interchangeables et corvéables à merci.

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