Pour un commerce équitable de qualité

Mars 2013
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Le monde change, le commerce équitable aussi. Organisation pionnière dans les années 60, Oxfam souhaite rester à l’avant-garde du mouvement en défendant un commerce équitable à forte valeur ajoutée du point de vue social, environnemental et politique. Parmi les acteurs majeurs du secteur en Belgique, l’organisation garde le cap : soutenir un maximum de producteurs tout en maintenant un commerce équitable exigeant, de qualité et au service de l’humain. Un beau défi pour l’organisation !

Patrick Veillard

Valeur ajoutée socio-environnementale

Face à certaines dérives du secteur, Oxfam se réaffirme comme un spécialiste de l’équitable en commercialisant des produits authentiques et de qualité, qui permettent de sauvegarder les traditions locales et de valoriser le savoir-faire des producteurs ou artisans. L’un de ses principes fondamentaux est la construction de relations durables, transparentes et de confiance avec ses partenaires, sous la forme la plus directe possible, contrairement à l’achat de denrées anonymes sur un marché soumis aux aléas spéculatifs. Audelà des critères de base du commerce équitable [[highslide](1;1;;;)Incluant entre autres un prix juste négocié, un préfinancement, une prime pour des projets collectifs, etc.[/highslide]], Oxfam s’engage par ailleurs à fournir un soutien socio-économique renforcé à ses partenaires, au travers par exemple de programmes de soutien au changement social ou au développement de produits.

Dans le futur, Oxfam souhaite se concentrer davantage sur les populations les plus marginalisées, exclues des marchés conventionnels, voire même du commerce équitable labellisé. Elle le fait déjà en soutenant par exemple les producteurs de café de la Sopacdi au Kivu (une région du Congo affectée par de nombreux conflits)[[highslide](2;2;;;)Voir Déclics n°11[/highslide]], les populations handicapées de Bombolulu au Kenya  ou encore les populations ‘intouchables’ en Inde, membres de Tara. Oxfam développe cet ensemble d’activités dans le souci d’une plus grande cohérence environnementale : transports effectués le plus souvent possible par bateau, complémentarité de gamme entre produits Nord et Sud, soutien aux modes de production respectueux de l’environnement. Ainsi, les produits alimentaires sont issus de l’agriculture paysanne tandis que les produits d’artisanat ou les cosmétiques, telle l’huile d’argan de GIE Targanine, valorisent les ressources naturelles locales et/ou le recyclage de produits.

Un mouvement de citoyens liant le Nord et le Sud

Mais Oxfam ne se limite pas à la vente de produits. C’est aussi et surtout une organisation d’économie sociale et solidaire portée par un mouvement de citoyens, qui veut militer de manière collective pour promouvoir des modes de consommation et de production alternatifs et crédibles. Cette volonté se concrétise par de nombreuses campagnes de sensibilisation des citoyens, des actions d’interpellation auprès des décideurs politiques et des entreprises et, de manière plus générale, le développement d’un modèle économique viable et durable ayant valeur d’exemple pour les autres acteurs du marché. En opposition aux principes du tout-volume et de l’accès aux marchés à tout prix, Oxfam souhaite ainsi remettre l’économie au service de l’humain, dans un objectif global de démocratisation de l’économie. Une manière pour l’organisation d’effectuer un retour cohérent à ses origines tout en s’adaptant à l’environnement économique actuel.

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