Si les objets pouvaient parler…

Mars 2013
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Si les objets pouvaient parler, la poupée Barbie crierait ‘au secours’ lorsqu’on la libère de son emballage.

Roland d'Hoop

C’est un peu ce qui est arrivé en décembre dernier aux Etats-Unis : Julie Keith, une mère de famille, trouve une lettre d’appel au secours dans un paquet de décorations d’Halloween. Dans cette lettre, un ouvrier chinois décrit l’horreur du ‘laogai’, ces sinistres camps de travail forcé en Chine : des journées de 15 heures, sans congé ni week-end, des employés battus par leur patron, recevant un salaire de misère. Des conditions proches de l’esclavagisme [[highslide](1;1;;;)

Voir les rapports d’Amnesty sur

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En 1933, en pleine crise économique, le président américain Franklin Roosevelt déclarait déjà : “Les biens produits dans des conditions indécentes devraient être considérés comme de la contrebande et ne devraient pas être autorisés à venir polluer le commerce international”.

80 ans plus tard, la question reste toujours la même : comment mettre sur le même pied un jouet sortant d’une usine chinoise avec un jouet équitable conçu par un artisan, par exemple chez le partenaire d’Oxfam Alura Amara en Indonésie ? Tout oppose ces deux produits : la qualité, l’impact sur l’environnement, mais surtout la finalité. Le jouet industriel chinois ‘emprisonne’ celui qui l’a fabriqué dans sa condition de travailleur exploité. À l’inverse, le jouet produit chez Alura Amara -pour reprendre notre exemple- ‘libère’ son artisan, en lui donnant la chance d’accéder à l’autonomie, à l’éducation, à la santé, à la reconnaissance sociale

À nous, citoyens et consommateurs, de reconnaître et d’encourager les produits qui libèrent plutôt que ceux qui enferment.

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