«Villes en Transition» : c’est arrivé près de chez vous !

Décembre 2011
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L’avenir n’est pas forcément une fatalité. Le mouvement des «Villes en Transition» en est la preuve. Voilà un remède réaliste et concret contre le fatalisme que les boulerversements globaux inspirent souvent. Enfin, les craintes liées aux changements climatiques et à la fi n du pétrole deviennent des opportunités pour repenser le monde actuel, en commencant par nos villes.

Louise Culot

 

Issu du principe «Think Global, Act Local», le mouvement des «Villes en Transition » est aussi l’application urbaine de la permaculture. Depuis les années 50, la permaculture tente d’intégrer l’agriculture et les autres activités humaines aux écosystèmes. Objectif : favoriser l’émergence de sociétés durables dans une logique de respect et de complémentarité. La même éthique de durabilité préside à l’origine des «Villes en Transition».

Historiquement, la première initiative du genre remonte à 2006, dans la localité de Kinsale, en Irlande. Rob Hopkins, un professeur en permaculture, et ses élèves conçoivent un modèle de développement urbain en vue de faciliter l’adapation de leur communauté aux changements globaux.

La résilience ou la capacité de faire face aux crises

L’objectif est de favoriser la résilience locale, c’est-à-dire la capacité à faire face aux crises écologiques, économiques et énergétiques à venir, en n’excluant personne. Car au train actuel où nous consommons, l’accès à l’énergie, voire à l’eau courante, risque de devenir le privilège d’une minorité.

En agissant au niveau local, en favorisant un développement économique basé sur la solidarité et le progrès social, il est possible d’éviter davantage d’injustices. Depuis lors, l’idée de Rob Hopkins fait des émules. Le réseau «Transition Town» relie déjà des centaines de localités dans 34 pays [[highslide](1;1;;;)

En Belgique : http://www.entransition.be/doku.php

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Chacune décline sa vision du changement selon les moyens du bord, les ressources humaines et naturelles, les priorités locales. Par ailleurs, la constitution en réseau permet à tous les membres de s’inspirer les uns des autres. Ils peuvent ainsi partager les expériences réalisées dans chaque communauté, du Japon au Royaume Uni. Certains projets visent à réduire la consommation d’énergie dans un quartier, voire à créér sa propre source d’approvisionnement, à rendre les transports urbains plus fonctionnels. D’autres consistent à favoriser l’agriculture et la création d’espaces verts en ville, à diminuer le volume des déchets ménagers, à lancer une monnaie complémentaire pour redynamiser l’économie locale. Concrètement, les initiatives «Villes en Transition » naissent de quelques citoyens, de quelques associations locales mus par la même volonté de changement. Ensemble, ils créent une plateforme de partage commune à une multitude d’individus et d’idées et organisent les premières actions qui insuffl eront la transition.

De leur plein Grez

Voir www.grezentransition.beEn Belgique francophone, il existe déjà plusieurs initiatives locales de transition. A Grez Doiceau, le projet fonctionne déjà avec un système d’échanges local (SEL), un atelier « forêt comestible » avec cueillette et cuisine de plantes sauvages, la plantation collective de plantes mellifères au bord des chemins (« attentats botaniques »), l’installation d’une « bibliothèque livre-libre » (« attentat poétique »), un atelier de conservation des aliments, un atelier intergénérationnel de stylisme, etc.

Deux films pour en savoir plus

Cultures en Transition (titre original en anglais : Voices of Transition), du réalisateur allemand Nils Aguilar est un documentaire sur le réseau «Transition Towns». Des initiatives des quatre coins de la planète et leurs projets y sont présentés en images, sur un commentaire de Rob Hopkins, le fondateur du mouvement.

A voir sur www.milpafi lms.org

Voir aussi le film « In Transition » sur vimeo.com/transitiontowns

Les Amis de la Terre mènent une campagne pour encourager d’autres villes, communes et quartiers en transition.

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