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Agir ici pour le travail décent
Étude - Décembre 2012

Le travail, c’est la santé ? Pas pour tout le monde !

Les bonnes affaires, les fraises d’hiver, le discount, … ont un prix : celui des travailleurs dont les droits sont violés pour satisfaire les exigences de l’économie néolibérale. Un système qui tient grâce aux inégalités n’a pas d’avenir. Au Nord comme au Sud, ce sont les mêmes pièges qui guettent les travailleurs.

Le Travail Décent reste un objectif à atteindre mais le système économique néolibéral nous en éloigne un peu plus chaque jour. La part croissante du travail informel dans notre économie contribue à placer les travailleurs du Nord et du Sud dans une situation d’insécurité et de compétition constante.

Au Sud, les délocalisations en série poussent les travailleurs à revoir leurs prétentions salariales à la baisse. Au Nord, les mesures d’activation des chômeurs les acculent à accepter n’importe quel travail sous peine de sanction. Cette armée de chômeurs susceptible d’accepter des emplois précaires déforce les revendications de l’ensemble des travailleurs. Tout est fait pour que les travailleurs ne réclament pas leur droit à un travail décent.

Un travail n’est décent que s’il contribue à notre épanouissement. Or le marché du travail global ne peut devenir cet espace que s’il est un lieu d’inclusion et de solidarité, et non de compétitivité. En valorisant l’ensemble des activités, productives et reproductives, qui contribuent au bon fonctionnement de la société, tout le monde serait gagnant. C’est donc avant tout une approche de complémentarité des compétences et des projets, plutôt qu’une mise en concurrence, qu’il faut envisager. Cela passe par le droit de tous à une activité épanouissante et valorisée, que l’on soit jeune ou vieux, avec- ou sans-papiers, homme ou femme.

Cette étude est divisée en quatre parties. Dans un premier temps, nous explorons les tensions qui existent entre économie formelle et informelle, et les conséquences de cette situation sur la réalité des travailleurs au Nord et au Sud. Il n’est absolument pas certain que les travailleurs informels ne seront un jour plus les jouets de la mondialisation. C’est pour cela que les deux chapitres suivants sont tournés vers l’action, au Nord, au Sud, pour le Nord et pour le Sud. Nous abordons d’abord la question du salaire minimum vital, un élément central du combat pour un travail décent qui mobilise les forces de la société civile dans nombre de secteurs, en particulier ceux du commerce équitable et de l’industrie de l’habillement. Ensuite, nous nous penchons sur les organisations et initiatives qui fleurissent au Sud, comme au Nord, afin que les travailleurs informels se créent des espaces où retrouver de la dignité. La dernière partie est tournée vers des pistes d’action concrète. C’est là l’objectif principal de cette étude : ouvrir les champs d’action potentielle pour que le citoyen puisse s’engager et explorer l’engagement en faveur du travail décent à son échelle en Belgique.

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