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Les artisans au Nord et au Sud, qui sont-ils ? Etudes de cas et témoignages en Belgique et au Pérou
Étude - Novembre 2008

Objectifs de l’étude

Cette étude, sollicitée par Oxfam-Magasins du monde, a pour objectif de décrire la situation d’artisan(e)s au Nord et au Sud pour dégager les enjeux principaux concernant leur travail et leurs conditions de vie.

Nous l’illustrerons par deux études de cas : l’une au Nord avec des artisans rencontrés à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre, et l’autre au Sud avec des artisans rencontrés au Pérou. Nous regarderons quelles sont les similitudes et les différences entre les artisans du Nord et ceux du Sud, dans le contexte mondial de l’artisanat.

Nous analyserons les atouts et les freins qui favorisent ou ralentissent le développement d’un artisanat permettant aux artisans de vivre dignement de leur travail. Nous en tirerons des éléments nécessaires pour mieux comprendre les défis qui se posent aux organisations de commerce équitable, comme Oxfam-Magasins du monde, pour soutenir l’artisanat.

Enfin, nous proposerons quelques réflexions pour valoriser le travail artisanal, ainsi que pour accroître et faciliter le dialogue entre artisans du Nord et du Sud.

Introduction

Cette étude n’est ni une étude exhaustive ni une étude statistique sur l’activité artisanale et les artisans, mais plutôt une étude sur leurs conditions de vie et de travail et la possibilité pour eux de développer une activité économique qui leur permette de vivre dignement de leur travail.

Nous nous baserons sur quelques exemples d’artisans belges et péruviens, choisis dans le cadre d’un projet d’échange Nord-Sud qui a eu lieu en juillet 2008 entre la Belgique et le Pérou, à l’initiative d’Oxfam-Magasins du monde. Nous avons réalisé des interviews sur le lieu de travail des artisans ou lors de salons qui leurs sont dédiés.

Les artisans que nous avons rencontrés en Belgique, dans leur atelier ou lors de foires et salons, sont situés à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre et n’appartiennent pas au commerce équitable ni à l’économie sociale. On peut dire qu’ils font partie du secteur conventionnel. Ils ont été choisis de manière à avoir une représentation homme/femme équilibrée, et un éventail de disciplines différentes (ébénisterie, céramique, bijoux, textile, instrument de musique) susceptibles de trouver leur équivalent au Sud. Enfin le choix s’est fait également sur base d’opportunités : contacts préexistants ou géographiquement proches.

Les artisans que nous avons rencontrés au Pérou sont les membres associés de l’organisation de commerce équitable péruvienne Minka, partenaire d’Oxfam-Magasins du monde depuis 1986. Ils produisent des articles (bijoux, instrument de musique, céramique, textile), sur la base des critères du commerce équitable, pour l’exportation, mais aussi pour le commerce local (certains sont propriétaires d’un magasin dans la ville proche de leur atelier). Nous ne parlerons pas dans cette étude de l’artisanat d’art au Pérou, qui existe sûrement, car ce n’était pas l’objet de notre voyage en juillet 2008.

Dans le cadre de ce projet, nous avons porté une attention particulière au développement économique et à l’identité culturelle, mais nous ne développerons pas l’aspect historique de l’artisanat, comme pourraient le faire de façon très intéressante des historiens de l’art et de la culture. Nous resituerons l’artisanat dans l’histoire très brièvement lorsque nous aborderons le paragraphe sur le contexte mondial de l’artisanat.

 

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