Papier de mûrier

Caractéristiques techniques

Le processus de production est très long et les différentes étapes se font de manière artisanale. Pour commencer, on récolte les branches des mûriers « à papier » et on leur enlève leur écorce. La matière restante est alors cuite à la vapeur pour être ensuite séchée et blanchie au soleil. On enlève les impuretés restantes à la main dans un bain d’eau bien froide. Les fibres sans impuretés, présentes sous forme de boule seront « démêlées » grâce à un battage énergique. Ces fibres passeront dans une machine à lames en vue d’obtenir une pulpe (washi au Japon et hanja en Corée).

La pulpe va être mélangée à une colle végétale pour lui permettre de se fixer à la grille en bambou sur laquelle elle va être versée. La pâte ainsi formée va être répartie de manière homogène grâce à de nombreux passages de la grille dans une grande cuve d’eau. Le papier prend alors forme.

Une fois l’eau drainée, on récupère la grille de bambou où la pulpe est restée accrochée et on fait sécher l’ensemble au soleil.

Historique de la matière première dans la région

La technique du papier a été inventée en Chine. Ce papier était principalement composé de déchets textiles. On commence à voir apparaître des fibres végétales dans le papier à partir du 7ème siècle. Cette technique va être diffusée au Japon et en Corée pour ensuite s’étendre dans toute l’Asie.

Conseils d’utilisation

Le papier de mûrier est un papier extrêmement solide qui ne se déchire pas facilement.  Il est par contre très fibreux et préfèrera l’utilisation d’un stylo-bille plutôt que celui d’un stylo à plume !

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