Cecovasa

Pays :
Type de produit : Café

Cecovasa (Bureau central des coopératives agricoles des vallées de Sandia) est un groupement de huit coopératives de café qui regroupent ensemble environ 5000 paysans. Comme tous les paysans appartiennent au peuple Quechua ou Aymara, ces ‘racines’ sont toujours très importantes dans la vie quotidienne et dans la culture du café.

Cecovasa consacre une grande attention à la qualité avec entres autres son propre laboratoire d’analyse de qualité et des concours de café pour les membres. Une grande partie du café est d’origine biologique.

Cecovasa a une influence indéniable sur le développement de cette région marginalisée. « Nous jouissons d’assez de reconnaissance pour nous sentir impliqués dans les initiatives que la région voudrait apporter pour le développement ». L’organisation a créé une union entre les coopératives, les acheteurs privés ne peuvent y avoir accès.

« Grâce au commerce équitable, nous pouvons améliorer nos conditions de vie et produire un meilleur café en plus grande quantité». Cecovasa utilise la prime du commerce équitable entre autres pour des formations, l’achat d’outils et des projets sociaux.

Café de Cecovasa – Café Quechua

« Chaque grain de café pousse dans la région, dans les coopératives et parmi les paysans. Chaque grain reflète notre culture, notre vie et notre travail ».

Les paysans fabricants de café de Cecovasa sont bien cachés dans deux vallées (Tambopata et Inambari) au nord du lac très connu de Titicaca. Les vallées appartiennent au parc national Bahuaja Sonene, qui est connu pour sa biodiversité phénoménale. Le café pousse à une altitude de 1200 à 1800 mètres à l’ombre des arbres fruitiers et d’espèces indigènes. Cecovasa, un groupement de huit coopératives de café qui ensemble regroupe plus ou moins 5000 paysans, a été établi en 1970 par les paysans Quechua et Aymara. Encore aujourd’hui, Cecovasa est très fier de ces racines qu’ils introduisent dans le nom de leurs variétés de cafés.

Café gagnant

Cecovasa comprend très bien les défis sur un marché du café qui connaît une énorme concurrence : recherche continue de la qualité et adaptation aux exigences spécifiques des clients. L’organisation a suffisamment de café qui correspond aux critères des acheteurs du commerce équitable avec un café labellisé bio. Dans les deux vallées, Cecovasa a un laboratoire d’experts pour les analyses de qualité et des dégustations. L’organisation fournit également des efforts pour améliorer la qualité chez les paysans. Ils organisent annuellement trois concours de qualité pour leurs membres.

Cecovasa a une influence indéniable sur le développement de cette région marginalisée. « Nous jouissons à présent d’assez de reconnaissance, autant des autorités que des instances privées, pour nous impliquer dans des initiatives pour le développement de la région. »

L’organisation crée l’unité entre les coopératives, les acheteurs privés ne peuvent pas y avoir accès. Par saison, les prix et les marges bénéficiaires restent fixes. « Nous avons même réussi à régulariser les prix pour toute la région ; tous les artisans du café s’en portent donc mieux ».

Les huit coopératives déterminent ensemble la politique de Cecovasa. « Et nous encourageons les femmes et les jeunes à y participer ».

Le commerce équitable est très important pour Cecosava

« Grâce au commerce équitable, nous pouvons améliorer nos conditions de vie et produire encore plus de café et encore meilleur ».

L’argent du commerce équitable est employé à Cecovasa entre autres pour la formation, l’achat des outils, les petites installations pour des productions individuelles et des projets sociaux.

« Nous avons maintenant de meilleures possibilités d’alimentation, un meilleur accès aux soins de santé, une meilleure vie domestique, plus d’enseignement et de possibilités de formation pour nous et nos familles. La sécurité qu’apporte le commerce équitable empêche les paysans de se tourner vers des substances illégales comme la coca. Ainsi, nous soutenons nous-mêmes la protection de la biodiversité de Bahuaja Sonene. »

Prime de qualité

Il reste pourtant encore beaucoup de défis pour l’industrie du café dans cette région, selon Edwin Palomino Rojas, « chercheur en café ». Il souligne le manque d’assistance technique lors du triage comme étant un facteur réellement manquant pour un développement plus important du secteur. Le processus de séchage n’est pas non plus évident, vu les nombreuses pluies et le fait que les paysans ont peu de place pour sécher. D’autres désavantages sont les pentes très raides et les plantations à l’ancienne, qui datent souvent des années 1950. Rojas estime que le paysan mérite encore un meilleur prix pour ses grains, comme dans le commerce équitable, des primes négociées pour la qualité.

De longues et spectaculaires chaînes de transport du café raccourcies grâce au commerce équitable

Les artisans de Cecovasa épluchent, laissent fermenter et lavent le café sur leurs propres installations à domicile. Ensuite, ils apportent les grains de café sélectionnés à un point de rassemblement ou au siège de leur coopérative.

Pour certains paysans, cela signifie un long voyage, jusqu’à une durée de huit heures, avec un âne sur des chemins souvent en état peu présentables et praticables. Dans différents sièges, le café est pesé et le paysan reçoit une preuve avec laquelle il peut aller chercher l’argent auprès de l’administration de la coopérative.

Les coopératives transportent ensuite le café soit par elles-mêmes soit avec une camionnette louée, vers le siège central de Cecovasa à Juliaca, un voyage spectaculaire de 350 km. Le bureau, où 12 personnes travaillent, n’est pour le moment rien de plus qu’un centre de transit avec un hangar distinct pour le café bio et les cafés traditionnels. Il y a aussi une petite installation pour la cuisson, la mouture et l’emballage de leur propre café. Celui-ci est vendu à la cafétéria de Cecovasa dans la ville touristique toute proche de Puno.

Au départ de Juliaca, les sacs de café vert partent ensuite pour leur plus longue étape, longue de 1500 km, jusque Lima. Là, commence le travail de séchage et de sélection qualitative. A Lima se trouve également le bureau d’exportation de Cecovasa.

Cecovasa a, grâce aux fonds du commerce équitable, investi dans une installation de traitement du séchage à son siège de Juliaca. En juin 2009, la fabrique de traitement ouvrira ses portes.

Monsieur Van Miquel Paz, responsable de Cecosava, a reçu le 6 février 2009 ce message:

« La construction de l’usine de traitement du café à Juliaca (3800 m au-dessus du niveau de la mer) est terminée. La construction est longue de 50 mètres et large de 25 mètres. Nous commençons maintenant par l’achat des machines dont deux trieuses. Le but est qu’en juin la production puisse commencer ; les festivités d’ouverture sont déjà planifiées pour le 14 juin! »

(Wim Melis, Service Production d’Oxfam-Wereldwinkels.)

Source : www.oww.be – Traduit du néerlandais par Brigitte Collard

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