Fapecafes

Pays :
Type de produit : Café

Federación Regional de Asociaciones de Pequeños Cafetaleros Ecológicos Del Sur. En 1997, un groupe de 30 petits producteurs du Sud de l’Equateur fondèrent PROCAP. Ils voulaient créer une organisation qui permettrait de commercialiser leur production sans recourir aux intermédiaires. Pour ce faire, ils demandèrent l’aide d’une ONG de développement belge VECO (Vredeseilanden-Coopibo). VECO les aida en matière de gestion et leur octroya un financement pour améliorer la qualité du café. Traditionnellement, les producteurs de cette région vendent leur café à l’état naturel, non encore lavé ni fermenté. Une formation aux étapes de transformation était donc nécessaire pour permettre la commercialisation du produit fini. CEPICAFE, une coopérative du Pérou, plus expérimentée, contribua à les former en matière d’exportation. Puis PROCAP rejoignit la FAPECAFES, l’organisation de coordination de 4 coopératives régionales.

Aujourd’hui, les 30 producteurs de départ sont devenus plus de 400, répartis en 32 groupes d’intérêt, comptant chacun entre 5 et 30 personnes. Chacun des groupes est doté d’un président, d’un trésorier et d’un secrétaire. Ils sont représentés par les membres de leurs bureaux respectifs dans les réunions de la coopérative. Deux fois par an, se tient une Assemblée générale dont chaque famille est membre.

La majorité des paysans dispose de 1 à 3 ha pour planter le café. Bien que la productivité ait augmenté, une grande partie des petits producteurs doit se déplacer périodiquement vers les grandes plantations de bananes de la côte, où ils travaillent comme journaliers. Or, leur absence désorganise le travail de CEPICAFE. Certains déplorent que le secteur de la banane, mieux valorisé car plus reconnu dans le monde, reçoive davantage l’aide gouvernementale que le secteur du café. Cela bénéficie indirectement au café d’autres pays et explique la prédominance du café colombien dans la consommation intérieure équatorienne.

Depuis le début du projet, des méthodes de culture biologique ont été appliquées. Le certificat biologique a été obtenu pour la plus grande partie de la production. Des formations de 10 à 15 personnes ainsi que des séances pratiques dans les exploitations sont assurées par 3 ingénieurs travaillant pour une ONG locale. Les tris successifs et les contrôles après la cueillette, réalisés de manière collective, ont permis d’améliorer la qualité du produit final. Ils sont arrivés à ce que seuls 2% des grains soient non conformes. Les principes de l’agriculture bio ont aussi bénéficié aux cultures secondaires comme la canne à sucre. Pour développer des activités complémentaires comme l’élevage ou l’artisanat, les paysans doivent recourir au crédit. Mais pour avoir accès à un prêt, il faut présenter un titre de propriété, chose que peu de producteurs possèdent et qui coûte cher. Par ailleurs, ils ignorent souvent qu’il existe des solutions alternatives aux organismes de crédit qui consentent des prêts à 50 voire 70% d’intérêt. FAPECAFES facilite les démarches pour qu’ils obtiennent, d’autres institutions, des prêts à des taux bien inférieurs.

En matière de santé, d’éducation et d’infrastructures comme l’entretien des routes, les besoins sont très importants et l’aide de la municipalité insuffisante. Malgré leurs moyens limités, les coopératives de FAPECAFES ont étendu les investissements aux secteurs basiques des communautés, qu’ils soient membres ou non de l’organisation. Des sérums anti-venins sont distribués à tous les villageois. Des épiceries communautaires permettent de réduire les dépenses des familles. Grâce à la prime de commerce équitable, des investissements sont réalisés dans les infrastructures. On achète des ordinateurs, on renouvelle les tables de séchage du café, on finance des formations pour l’entretien des plants et la préparation d’engrais naturels.

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