Sagrada Familia

Pays :
Type de produit : Vin

La Sociedad vitivinicola de Sagrada Familia. Le Président chilien Frei avait, en 1967, élaboré une réforme agraire. Sous la présidence de son successeur Allende son application s’est accélérée et le modèle coopératif fut introduit massivement. Dès qu’il l’a pu, le régime dictatorial d’Augusto Pinochet (1973-1990) a écarté ce modèle. Les avantages financiers et les programmes techniques de soutien ont été supprimés tandis que des obligations administratives très contraignantes ont été imposées, …

La plupart des coopératives n’ont pas survécu ce qui eut des conséquences désastreuses pour les paysans et terni pour longtemps l’image de l’organisation en coopérative. Ceci explique que personne n’a mis en avant le modèle coopératif lorsque le groupe Sagrada Familia s’est mis à la recherche d’une structure juridique pour son organisation. Concrètement, ils se constituèrent donc en « Sociedad » (Société), en 1997, pour la commercialisation et l’exportation du vin.

Sagrada Familia est aussi le nom du village où elle est née, dans la région de Curico au centre du Chili. C’est la région du vin par excellence. C’est aussi là qu’est établie l’organisation Los Robles dont nous vendons également le vin dans nos magasins. Elle compte une trentaine de producteurs du village. Ils travaillent leur vignoble individuellement, mais font leurs achats en commun et se partagent le matériel destiné à la viticulture. Pour obtenir un meilleur prix, ils vendent ensemble leur production.

Les producteurs ne disposent pas d’une unité de traitement propre. Pour ce faire ils font appel à Astaburuaga, une maison viticole dans les environs de Sagrada-Familia. Leur collaboration se déroule sur la base d’un système de prix, complexe, qui n’existe qu’au Chili. Ce système permet d’étaler les paiements sur douze mois afin de garantir aux producteurs un revenu régulier. Les paiements se font d’abord sous forme d’avances calculées en fonction du prix du vin brut pour atteindre à la fin de l’année des montants calculés sur le produit fini. Le raisin est transformé sur place par les producteurs qui bénéficient là d’une plus-value appréciable.

Chaque membre du groupe dispose en moyenne de 8,5 ha de terres cultivables dont un peu plus de la moitié est consacré à la viticulture. Sur l’autre moitié sont cultivés des légumes (pour la consommation personnelle), du maïs (alimentation du bétail) mais aussi des produits de rente (tomates, framboises). Le travail effectué dans les vignes est très soigné. Les pesticides et les engrais chimiques n’ont pas d’utilité dans cette région. Il suffit de vaporiser régulièrement du soufre sur les vignes, traitement utilisé depuis longtemps dans les vignes. A plus long terme, il est possible que les producteurs fassent du vin certifié biologique.

Pour faire en sorte qu’une nouvelle génération continue le travail des premiers producteurs de Sagrada Familia, les jeunes n’ont pas de cotisation à payer et sont formés par leurs aînés. Le niveau d’éducation des enfants (le plus souvent secondaire) est remarquable pour la région. Ce sont les hommes qui s’occupent de la viticulture tandis que les femmes qui travaillent dans les vignes sont payées comme d’autres travailleurs saisonniers. Les conditions de travail des producteurs sont bonnes. Un exemple parmi d’autres est la présence de toilettes mobiles sur les exploitations lors des vendanges.

Au Chili, il existe toujours un fossé important entre riches et pauvres. Les producteurs de Sagrada Familia ne sont pas pauvres mais leurs revenus sont très modestes. Dès lors, la prime qu’ils reçoivent quand ils vendent leurs vins aux organisations de commerce équitable est précieuse. Comme nous importons un quart de leur production, nous représentons pour eux un débouché très important.

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