Défendre les insectes et les abeilles

Construisez des hôtels à insectes, cultivez des fleurs à abeilles…

Objectifs

  • valoriser la biodiversité
  • contribuer à la préservation des populations d’abeilles

Pistes d’actions – Comment je peux agir ?

  • se renseigner sur la législation en vigueur avant toute installation de ruches en campagne et en ville.
  • construire des hôtels à insectes
  • cultiver des fleurs à abeilles (ronces, trèfles, fruitiers, châtaigniers, saules, oléacées (type Ligustrum), tilleuls et marronniers ainsi que robinier faux-acacia)
  • rejoindre un groupe déjà existant ayant mis en place des ruches

Impact

Un tiers de l’alimentation humaine et trois quarts des cultures dépendent de la pollinisation par les insectes.

A côté de l’abeille domestique bien connue, ce n’est pas moins de 350 espèces d’abeilles sauvages et bourdons qui butinent les fleurs en Wallonie. Malheureusement la population de ces petits ouvriers et petites ouvrières a subi une régression inquiétante ces dernières années.

Une des principales causes de ce déclin n’est autre que la diminution des ressources alimentaires disponibles. Les abeilles ont besoin de pollen en quantité, en diversité et en qualité pour survivre. D’où l’idée d’inciter les communes et provinces à reconstituer dans nos paysages des espaces riches en plantes mellifères et dénués autant que possible de pesticides. Etre une commune ou une province Maya, c’est à la fois soutenir l’activité apicole sur votre territoire, maintenir et/ou restaurer un réseau d’espaces propices à la vie des insectes pollinisateurs mais aussi sensibiliser vos habitants à la problématique des insectes butineurs.

« Ils l’ont fait »

Près de Charleroi, Dimitri et Carmela se sont lancés dans l’apiculture en 2001. Partis d’une simple ruche, ils en détiennent aujourd’hui environ 130 ! Au départ, l’idée était de trouver une activité moins stressante pour Dimitri, policier. “J’ai vu un réel changement chez lui, je savais que ça lui ferait du bien”, raconte Carmela. Petit à petit, Carmela s’est elle aussi passionnée pour l’apiculture. Depuis quelques années, le couple donne des formations. “Souvent, des personnes repartent du stage avec dans la tête, l’idée d’installer une ruche dans leur jardin. Aussi, je me rappelle d’un monsieur originaire de Maredsous… Il s’est lancé dans l’apiculture après avoir fait un stage chez nous…”.

En 2013, 1092 wallons ont aménagé un “Jardin Maya”!  Ils ont ainsi semé une prairie de fleurs sauvages indigènes et n’utilisent plus de pesticides au jardin. Il est toujours possible d’approfondir cette démarche en installant un hôtel à insectes, en plantant des arbres, arbustes indigènes mellifères ou des arbres fruitiers.

A Brèves, près de Hannut, Bernard Cwiek crée des hôtels à insectes. Dans son abri de jardin, il perce des trous dans de vieilles buches et y insère des tiges creuses de diamètres différents. « Ces galeries creusées dans le bois attirent différentes espèces d’insectes. Je rajoute des nichoirs à bourdons, papillons, coccinelles… Ça sert à lutter contre l’uniformisation des jardins. Les jardins sont souvent trop aseptisés et offrent peu de d’espaces pour les insectes. Les hôtels à insectes permettent de préserver la biodiversité mais sont aussi des éléments décoratifs qui s’intègrent bien dans le paysage ».

Plus d’infos

www.api-bxl.be

http://biodiversite.wallonie.be/fr/plan-maya.html?IDC=5617

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