Une autre mode est possible

« La vie est pourrie quand on fabrique un top à 5,99 dollars ». Ces mots d’une ouvrière cambodgienne du textile résument la problématique de l’habillement aujourd’hui : un modèle de production et de consommation qui exploite à la fois les travailleurs et la planète, au bénéfice des marques et de leurs actionnaires. Le résultat le plus extrême de ces inégalités, ce sont les accidents du type Rana Plaza au Bangladesh en 2013.

Ce drame n’est que la partie visible de l’iceberg. En plus de nombreuses autres catastrophes industrielles, les chaines textiles sont l’objet d’innombrables dommages sociaux et environnementaux : salaires misérables, pollution des eaux et des terres agricoles, discriminations (en particulier envers les femmes), gaspillage de ressources, travail forcé, y-compris des enfants… La liste est longue.

De telles injustices ne sont pas une fatalité. Face au modèle de « fast fashion », capable de proposer de nouvelles collections toutes les semaines, il existe une multitude d’alternatives « slow fashion » : l’achat de produits équitables, éthiques, biologiques ou de seconde main, mais aussi la réparation, la customisation ou même la location de vêtements. A l’image de la « slow food » dans le domaine alimentaire, ce modèle invite à ralentir son rythme de consommation, à éviter l’achat impulsif de vêtements bon marché, à privilégier les habits solides et durables, etc. Bref à consommer moins et mieux.

Alors marre des fringues kleenex qui polluent et qui exploitent ? Rejoignez le mouvement slow fashion ! Ensemble nous pouvons contribuer à développer une autre manière de consommer. Pour en savoir plus, voir notamment cette étude d’Oxfam-Magasins du monde.

Slow Fashion : Définition, cartographie des acteurs/trices Belges et positionnement d’Oxfam-Magasins du monde

Les inégalités explosent de par le monde. L’habillement est un secteur particulièrement touché par ce phénomène. Les multinationales de la mode telles que Zara ou H&M, parmi les plus profitables au monde, exercent une énorme pression sur leurs chaines d’approvisionnement, essentiellement au détriment des acteurs les plus faibles que sont les travailleurs et les petits producteurs. A titre d’exemple, les salaires des ouvriers et ouvrières sont le plus souvent inférieurs aux salaires minimums nationaux, sans même parler de salaire vital ; les femmes et les jeunes filles sont les moins bien rémunérées et évoluent dans les conditions les plus précaires. Sur les 29€ du prix d’un t-shirt, seuls 18 cents, soit 0.6%, reviennent en moyenne aux travailleurs.

Face à cette réalité, des alternatives « slow fashion » existent : acheter équitable, éthique, bio, seconde main ou simplement en réparant et en customisant nos vêtements. Ensemble nous pouvons contribuer à développer une autre manière de consommer. Car oui, une autre mode est possible.

Cette page a été construite avec le soutien financier de l’Union européenne. Les contenus de cette page relèvent de la seule responsabilité d’Oxfam-Magasins du monde, et ne peuvent en aucune circonstance être considérés comme reflétant la position de l’Union européenne.

Une autre mode est possible

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